Présentation

Pink Dairy

 J'ai enfin repris les cours le 14 septembre, dans mon IUT de Service et Réseaux de Communication (SRC) à vélizy. Je dois de nouveau prendre les transports en commun T_T
Mais bon, ça va les personnes avec qui je suis sont sympas et j'ai hâte de voir ce que me réserve cette formation.
Voilà, je souhaite donc bonne chance et bonne année à tout le monde !
A la prochaine ! ^^

 



Nouveautés et icônes

-Deux nouveaux chaps de ma fic, sorties de septembre et celles du Japon (28/08/09)

-Deux nouveau chapitre de ma fic (15/09/09)

-Nouvelles sorties françaises,japonaises et deux nouveaux chaps de ma fic (19/09/09)
 -Nouvelles sorties en france et au jap et deux nouveaux chap de ma fic (03/10/09)

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Si vous voulez me donner des conseil ou autre pour mon over-blog voici mon adresse msn où vous pourrez m'envoyer un e-mail:

underworld_fire@hotmail.fr

Voilà, je recevrais ces conseils à bras ouverts! (^_^)/ 

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D.Gray-Man et Compagnie

Voilà un magnifique titre vous ne trouvez pas ? En tout cas je dois vous prévenir tout de suite, je crois que je suis à fond dans D.Gray-Man depuis que j'ai lu le premier tome...pour dire, je les ai même téléchargé, chose que je n'ai jamais faite auparavant...alors je vous conseille de le lire, ce manga est super, un super graphisme avec un scénario du tonnère, je pense que ça pourrait plaire à beaucoup de monde !!! Lisez-le de toute urgence ! 17 tomes sont sortis, je sais que pour l'instant il y en a 18...je mettrais les sorties au fure et à mesure!
Bon, sinon je vais parler de mangas mais aussi de choses et d'autres...alors voilà,amusez-vous bien!^^

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Prologue :


C'est la nuit, la Lune est magnifique et pleine ce soir. Elle éclaire de toute sa lumière la ville qui se trouvait en amont d'une grande colline noyée d'arbre. Aucune lueure autre que celle de la Lune n'est visible et tout semble paisible. Mais derrière cette tranquilité ce cache un être que vous n'avez encore jamais vu de votre vie. Dans un coin de la ville, une petite maison miteuse grande comme un cabanon. Il n'y avait pas de volets pour couvrir les fenêtres à moitiés détruites. La lumière de la Lune éclaire la petite pièce dans laquelle se trouve le minimum de sanitaire. Sur le lit en plume, une fine silhouette est recroquevillée, serrant son drap un peu sale contre lui. Son corps tremble et son esprit s'agite dans son sommeil.


«-Qu'est-ce que cela ?


-Nous ne pouvons le laisser ici, je l'emmènerais avec moi dans la montagne isolée...son nom sera Nakaba (
: moitié, à demi ), car il est à la fois homme et bête. Il aura sans doute un destin exepionnel.


-Non ! Mère ! Que racontez-vous là ? J'ai donné naissance à une abomination, il faut le tuer sur le champs où une malédiction s'abattra sur nous !


-Idiote ! Je ne suis pas aveugle, j'ai vu les signes, ils prédisaient la naissance d'un enfant extraordinaire. Je l'emmène avec moi et l'élèverai, alors ne vous préocupez plus de son existence !»


C'est alors que la silhouette se redresse, le souffle court et en sueur. Il se met une main sur le visage et serre les dents. Il se lève et sort de la maisonée pour aller près d'une bassine remplie d'eau. On pouvait apercevoir son reflet à la surface de celle-ci : des cheveux long brillant comme de l'argent, une peau pâle, presque inormale, des yeux globuleux se reflettant dans la nuit, comme si des morceaux de Lune se trouvaient à la place de ses yeux. Ils étaient traversés par une mince fente noire et pour couronner le tout, deux oreilles non humaines et grises dépassaient de sa tête : on aurait dit des oreilles de chat. Il s'aspergea le visage d'eau fraîche et bailla, laissant voir deux canines plus pointues que la normale. Il portait une simple chemise en toile en guise de pyjamas. Vers son postérieur sortait une longue et fine queue qui balayait doucement l'air. Son visage était fin, tout comme son corps à cause de la faim. Ses yeux paraissaient immence. Il était jeune. D'un revers de manche, il enleva l'eau qui se trouvait sur son visage, observa la Lune quelques instants, soupira et retourna se coucher. Ce rêve, il le faisait tout le temps, mais impossible d'avoir les détails des visages sauf d'un seul : celui de sa grand-mère qui l'avait recueillie.

Chapitre 1 : Sauver


Le jour se lève, la même silhouette sort de la maison mytheuse en s'étirant de tout son long. Il ressemblait à un être humain normal, ses cheveux étant cachés sous une casquette, ses yeux par des lunettes d'aviateurs et sa queue dans un pantalon ample. Il but quelques gorgées d'eau fraîche avant de partir vers la ville en passant par la forêt. Il marcha pendant dix minutes, les mains dans les poches avant d'entrer dans la ville. Il alla jusqu'à une grande place, non loin d'une riche demeure qu'il observa du coin de l'oeil quelques instants. C'était celle de leur Seigneur, celui qui gérait si bien la ville, Akira Sadadzuki. Il ne l'avait jamais vu, mais ce devait être une merveilleuse personne, car la commune était l'une des seules à ne pas subir la guerre et la barbarie civile. Près de la place, une maison en construction était visible. Il se dirigea vers celle-ci. Quelques personnes étaient déjà présentes et attendaient sa venue. Il y en avait de tous les âges : aussi jeune que lui, d'âge moyen et quelques personnes encore avec un âge avancé. Un homme d'un gabari impressionnant prit la parole, d'une voix forte et grave.


-Bon, tout le monde est présent, nous pouvons commencer le travail d'aujourd'hui ! Nakaba, tu t'attaqueras au toit compris ?


-Oui monsieur.


Alors que son chef continuait de déservir les tâches, il se déplaça vers un mur extérieur et grimpa à une haute échelle qui menait jusqu'au toit. Le matériel nécessaire était toujours là, depuis la veille. Il s'attela donc à son travaille pendant que chacun commençait peu à peu sa propre fonction. Le toit avait été partiellement commencé, mais il restait encore plus du tiers à terminer. Il ne comprenait pas pourquoi il devait faire le toit maintenant alors que le sol du second étage n'avait même pas encore été installé. Sûrement pour protéger les frêles fondations de la pluie. Midi s'annonçait bientôt sous un soleil ardent. Le jeune homme était en sueur et elle dégoulinait lentement de son visage pour venir s'écraser sur le bois ou sur les dalles de terre cuite. D'un revers de main, il chassa celle qui lui tombait sur les yeux. Il entendit une voix venant d'en bas et baissa regarda dans cette direction pour voir que c'était l'un de ses collègues qui l'appellait.


-Nakaba !! Descend un peu et viens manger ! Faudrait pas que tu t'évanouisses avec cette chaleur !

Le concerner sourit et se redressa sur ses jambes douloureuses.


-Oui ! J'arri...


Ne sachant comment, son pied glissa de la fine poutre en bois et il se sentit tomber du toit, le sol de pierre l'attendant funestement en bas. Il ne put s'empêcher de pousser un cri de frayeur. En essayant de se ralentir avec une poutre qui se trouvait sur son chemin, il se la prit de plein fouet dans les côtes. Il en eut le souffle couper et il se laissa lamentablement glisser de la poutre pour finir sa chute de quelques mètres. Il tomba avec un bruit sourd sur le sol, et ses camarades, horrifiés, se ruèrent vers lui pour le secourir. Le chef prit les choses en main.


-Naoji ! Va chercher le médecin, dépêches-toi !


Celui-ci fila comme une flèche, il était réputé pour être l'un des coureurs le plus rapide du village et l'avoir choisi était judicieux. Alors que quelques uns se penchaient sur le corps évanoui, il y eut un silence glacial. Le chef, nommé Kanare alla vers le groupe et les poussa pour constater lui-même l'empleur des dégâts.


-Allons, poussez-vous ! Rugit-il, que se passe-t-il ? Est-il mort ?


-Chef...fit un jeune homme à côté de lui en pointant un doigt maigrelet vers le corps.


-Quoi ? ...


Il se stopa net, son regard emplit d'effroit. Dans sa chute, la casquette de Nakaba s'était délogée de sa tête, dévoilant ainsi ses oreilles et sa longue chevelure d'argent. Ses lunettes étaient fissurées et son pantalon c'était déchiré derrière sa cuisse gauche, faisant en sorte que sa queue sortait à moitié du trou béant. Kanare serra les dents et ses yeux s'exorbitèrent.


-C'est pas possible...c'est un démon !


Malheureusement pour lui, le jeune homme reprenait lentement conscience se redressa sur ses coudes et cligna des yeux.


-Bon sang ! Il est en vie ! C'est pas possible ! Avec une chute pareille il n'a même pas une égratignure ! Il faut le tuer, le supprimer ! Si nous ne le faisons pas, la colère de Dieu s'abattra sur nous car cet être est contre toute nature !


Sans s'en rendre compte, les autres crièrent leur approbation. La peur de l'inconnu avait effacé tout le reste, l'amitié qu'ils avaient pour lui. Mais l'autre ne s'arrêta pas là :


-Il faut lui hôter toutes ses parties animales et le brûler !


Nouveau cri d'approbation. Les yeux emplis de folie, il s'empara d'une hâche et prit la queue de Nakaba d'une autre main. Celui-ci était effrayé, horrifié, son visage était devenu livide, ses yeux étaient exorbités et des larmes lui broullait la vue. Il allait mourir. Etait-ce ainsi le destin extraordinaire que lui avait prédit sa grand-mère ? Mourir dans d'attroce souffrance ? Certes, il n'était qu'à moitié humain, il ne connaissait rien de ses origines et vivre seul et cacher sa véritable apparence était un vrai calvère...mais il ne voulait pas mourir ! Non, pas comme ça ! La voix tremblante, brisée, il cria de toute son âme une dernière clameur.


-ARRETER !!


Alors que la hâche s'abattait, fatale, coupant l'air, une voix forte et grave se fit entendre au-dessus des acclamations.


-Arrêtez ça tout de suite !


Tous se retournèrent vers la silhouette et plus personne ne bougea d'un pousse tellement la surprise était grande. Son arme à moitié baissée, les yeux encore plus équarquillés, il bégaya lamentablement.


-Sa...Sadadzuki-sama !


Un homme assez grand, dans un long manteau noir et bordeau s'avança dans la rangée qu'avait formée les employés. Son regard lançait des éclairs et était emplis d'une colère noire. Il fronça les sourcils.


-Comment pouvez-vous penser une seule seconde faire cela à un enfant Kanare-san ? Etes-vous devenu fous ? Vous baissez hautement dans mon estime, je pensais pourtant que vous étiez un homme bon et plein de courage, mais voilà que c'est vous qui infligez une santence que vous avez décidé vous-même. Et vous tous, fit-il en s'adressant aux autre employés, comment avez-vous pu l'encourager à commettre un acte aussi ignoble ! Vous êtes les seuls à mériter d'être chatié !


-Mais...regarder Sadadzuki-sama...il...il n'est pas humain !


Se sentant blesser au plus profond de son coeur, le jeune homme baissa les yeux. C'était vraiment inédit, le grand Akira Sadadzuki, qui se démenait pour garder une paix stable sur cette ville et que l'on ne voyait jamais prenait sa défense. Mais de toute manière, il devrait quitter cette ville. Il y vivait depuis deux ans et il l'aimait beaucoup, tant pour son état d'esprit que par son architecture déplacée par rapport à celles des moeurs de l'époque. Alors qu'ils se faisaient ces fatales réflexions, l'homme l'observait.


-Manifestement non, en apparence il n'est pas complètement humain. Mais je ne vois que peu de chose en lui qui ne le sont pas. Et je crois qu'il a un bien plus grand coeur que vous, qui venez de le blaisser terriblement !


-Monsieur...


-Silence ! Je ne veux plus entendre un seul mot ! Ce jeune homme vient avec moi et vous avez intérêt à ne pas divulguer sa particularité aux autres habitants, c'est bien compris ? Je ne veux ni de panique, ni de tuerie ! Désormais, il travaillera au château.


Nakaba se redressa d'un coup et leva son visage égratigné vers son nouveau Maître. Il n'en croyait pas ses oreilles. Avait-il bien entendu ? Rêvait-il ? Mais même si c'était réel, il ne pouvait accepter une telle offre bien que tout son coeur et toute son âme lui était reconnessant.

-Sa...Sadadzuki-sama ! L'appella-t-il, des larmes coulant de nouveau sur ses joues tant sa joie était immence, je vous suis reconnaissant, de tout mon coeur, de tout mon être, de toute mon âme ! Mais je me dois de refuser...je ne peux vous causer d'ennui, car ma tristesse serait trop grande. Je partirais donc et je vivrais par moi-même, seul, comme je l'ai fais pendant deux ans.


Il baissa la tête, un air étrangement calme sur le visage. Seul ses larmes montraient son chamboulement intérieur.


-Hors de question. Tu viendras avec moi, c'est un ordre.


-Mais...


-Ne discutes pas, aller ! Tu es blaissé, je te soignerais au château, alors dépêches-toi !


Il lui tendit une main. Un peu hésitant, Nakaba leva lentement la sienne avant de la posée, tremblante et sale, dans celle d'Akira. Celui-ci la prit avec un sourir et la tira avec force. Sans savoir comment, le jeune homme attérit contre son nouveau Maître et rougit. Alors qu'il allait marcher, il sentit une vive douleur à sa cheville et serra les dents en poussant une pleinte sourde. Sans rien dire de plus, Akira le prit dans ses bras comme une mariée. Les autres étaient bleuffés et toujours béa. Nakaba, cramoisit, protesta immédiatement.


-Sadadzuki-sama ! Posez-moi par terre voyons ! Je peux marcher !


-C'est ta cheville qui te fait souffrir n'est-ce pas ? Cela pourrait s'agraver, je prends donc des précautions. Ma demeure n'est pas loin et tu es légés, tu n'as donc rien à craindre.


-Mais...ce n'est pas ça ! Pourquoi venez-vous en aide à quelqu'un comme moi ? Je ne suis rien.


-Il fallait bien que quelqu'un le fasse non ? Je ne voulais pas qu'une odeur de corps brûler plane jusqu'à ma fenêtre.


"Ah, c'est pour ça...je me disais aussi...,
pensa-t-il avec une pointe de tristesse, j'ai été vraiment bête pour avoir cru qu'il me sauvait parce qu'il me considérait comme un être humain".

Alors qu'ils allaient vers le château, le jeune homme eut tout le temps d'observer son Maître. Son visage était beau, fin, son nez était droit, ses sourcils et ses lèvres étaient bien dessinés, elles étaient fines et rosées. Sa peau était pâle, témoignant ainsi que ses journées devaient être passées dans un bureau à travailler. Ses cheveux étaient lisses et fins, d'un noir de jais et semi long, descendant en casdade sur ses épaules. Des mèches plus courtes encadraient son visage et ses yeux mauve restaient statiques. Dès sa première rencontre, le jeune homme avait été touché par son Maître, mais il se demandait ce qui allait se passer pour lui par la suite. Il baissa les yeux vers lui.


-Oh faite, quel est ton nom ?


-Nakaba.


-Tu n'as pas de nom de famille ?


-...non, fit-il en baissant les yeux, je l'ai abandonné il y a deux ans.


Akira afficha un air interrogaif sur son visage, signe de son incompréhension. Mais se disant que ce n'était pas ses affaires, il se contenta de son prénom. Ils arrivèrent enfin et les grandes portes en bois sculptées s'ouvrirent comme par magie. L'intérieur était exraordinaire et le jeune homme ne put s'empêcher de pousser un siflement admiraif. Ses yeux se mirent à briller d'émerveillement. Un sourire sur les lèvres, Akira lui annonça solennellement :


-Bienvenue chez-moi, Nakabe-kun !


Je vous donne quelques données pour les suffixe si vous ne connaissez pas leur signification : sama : pour quelqu'un de haut placer, de presigieux. San :neutre, c'est le plus couramment utilisé et qui signifie "monsieur". Kun : pour quelqu'un de moins haut placé ou de plus jeune.

Chapitre 2 : Le commencement d'une nouvelle vie


Alors que Nakabe était encore tout émerveiller d'être entré dans la maison qui l'intrigait tant, oubliant presque ce qu'il venait de se passer, son nouveau Maître ne tarda pas à prendre les choses en main. Les quelques domestiques présents, surpris et effrayés de ce que tenait leur Seigneur dans ses bras, eurent du mal à redescendre les pieds sur terre.


-Himiko, prépares un bain tiède dans la chambre à droite de la mienne; Tohru, amènes-y des serviettes propres et des vêtements; Kagii, amènes-moi le remède pour les blessures légères qui se trouve dans mon armoir, flacon jaune !


Ne voyant toujours personne en mouvement et en suivant la direction des regards, il comprit rapidement qu'ils étaient tous intrigués par Nakabe. Il fronça les sourcils, serra les dents et porta sa voix à une tonalité plus élevée pour les faire réagir.


-EXECUTION !!


Ils sursautèrent, s'inclinèrent et se mirent chacun à effectuer leur propre tâche qu'ils avaient entendu d'une oreille. Il soupira.


-Euh...Sadadzuki-sama ? Demanda Nakabe d'une toute petite voix.


-Oui ?


-Et bien...vous n'êtes pas obligez de faire tout cela pour moi...je vous suis déjà assez reconnaissant de m'avoir sauvé la vie alors que je suis si étrange et que je répugne les gens.


-Tu n'es pas du tout répugnant à mes yeux, répliqua-t-il avec un haussement d'épaule, et je crois que vivre ainsi seul a dû être très difficile pour toi. Quel âge as-tu ?


-J'ai eu dix-sept ans en Février.


-Allons-bon. Et tu dis que ça fait deux ans que tu travailles et que tu vis seul ? Tu n'avais donc que quinze ans...tss...j'aurais dû le remarquer plus tôt, je ne sors pas assez pour constater de mes yeux que tout le monde vie un minimum correctement.


-Ne vous blamez pas ! Vous n'avez pas de raisons. Vous vous occupez très bien de cette ville, je n'en avais jamais vu une aussi calme.


-Combien en as-tu faites ?


-Deux ou trois...mais il n'y avait que barbarie là-bas...


En se remémorant ses douloureux et horribles souvenirs, sa voix légère ne devint plus qu'un murmure et ses yeux se brouillèrent. Ne voulant pas continuer sur ce sujet épineux mais se demandant tout de même dans un coin de sa tête depuis combien de temps il vivait seul, il entreprit de gravire le grand et somptueux escalier de marbre blanc qui leur faisait face. Un tapis rouge se trouvait sur les marches, étouffant le bruit de ses pas. Puis il tourna à droite et ouvrit la quatrième porte malgré le collis dans ses bras. En y repensant, il le trouvait incroyablement léger. Trop même pour sa taille. Il devait sans doute faire 1 mètre 65 tout au plus, il avait presque le poids d'un enfant de onze ans. Alors qu'ils entraient dans sa nouvelle chambre, Nakabe ne put réprimer une exclamation admirative. Bon sang, c'était sûr et certain, il n'était pas n'importe où avec n'importe qui. Le lit à baldaquin à gauche était à deux places, les draps étaient de soie et les coussins paraissaient mouelleux à souhait. Il y avait un bureau prêt d'une grande fenêtre au fond avec de lourds rideaux aux motifs baroques. Le parquet était magnifiquement ciré et en bois de couleur foncé. La couleur principale de la pièce étant de couleur grise et blanche, et très spacieux pour une simple chambre. A droite, une porte grande ouverte donnait par déduction à la salle de bain. La domesique, Himiko, sortit et sursauta en les voyant. Elle avait de longs cheveux noirs qui lui descandaient jusqu'à la taille. Ils tombaient devant en une frange bien coupée à hauteur de ses yeux très sombre qui faisaient ressortir sa pâleur naturelle. Sa surprise passer, elle se tint droite et prit un ton neutre :


-Sadadzuki-sama, le bain est prêt pour Monsieur.


-Très bien, merci, reprenez votre tâche habituelle à présent.


-Bien Monsieur.


Une fois dans la salle de bain, Akira reposa enfin le jeune homme à terre.


-Tu pourras te débrouiller tout seul à présent ?


-B...bien sûr, s'exclama l'autre en rougissant, je ne suis pas handicapé tout de même !


-Très bien, fit-il en souriant. Les serviettes sont juste à côté. Je reviendrais dans dix minutes pour voir si tout se passe bien.


-...


Puis il sortit en fermant la porte derrière lui. Alors qu'il rejoignait sa chambre pour vérifier que ce qu'il avait demandé était bien là, une image quelque peu saugrenue lui vint en tête : Nakabe nu dans l'eau tiède, sa peau rougit par la chaleur et ses cheveux d'argents collés à son torse dégoulinant...argh ! Qu'est-ce qu'il lui prenait ? Ce garçon n'était pas normal, pas du tout. Pourquoi ne le craignait-il pas comme l'avait fais les autres ? Il ne pouvait pas, tout simplement car le soit-disant monstre ressemblait plutôt à un ange. Il se frappa le front avec la paume de sa main.


-De toute façon, il faut que je lui trouve quelque chose à faire ! J'ai déjà tout le personnel qu'il me faut...sauf...


Une idée lui vint en tête et un sourire calculateur et pervers apparut sur son visage. Puis il sembla reprendre de nouveau ses esprits et se frappa de nouveau.


-Raaa ! Je ne pensais pas avoir l'esprit si mal tourné ! Mais qu'est-ce qui me prend bon sang ? Il vient à peine d'arriver que je perds la tête. C'est un homme, surtout ne pas l'oublier ! Et puis...ce n'est pas un homme ordinaire, on ne naît pas avec de tels attributs par hasard ! J'ai un mauvais pressentiment à son sujet...


Il sembla réfléchir quelques instants à la question avant de laisser sa conscience voguer au fil de ses pensées. De toute manière, il n'abandonnerait pas le jeune homme. Parce que son coeur lui interdisait, mais également car une volonté exérieur à la sienne lui intimait de le garder sous sa protexion. Un peu inquiet de cette découverte, il décida de l'oublier pour le moment. Quelque chose allait arriver ici, tôt ou tard.

Une fois qu'Akira quitta la salle de bain, Nakabe soupira. Décidemment, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait eu beaucoup de chance. Il retira, non sans douleur, ses vêtements sales et déchirés avant de se cramponer à la baignoire pour ne pas tomber. Il se laissa doucement glisser dans l'eau qu'il trouva pile à bonne température. Cette Himiko était douée. Alors que son corps se détendait, il regarda autour de lui pour observer les détails de la salle de bain. Ici aussi il y avait une grande fenêtre voilée par des rideaux fins en lin. Ici, tout était fait d'or et d'argent. Le carrelage faisait comme une mosaïque géante mais il ne put deviner ce qu'elle représentait. Puis il mit à scrutter la surface de l'eau et vit son reflet. Son visage se rembrunit. Il sortit ses mains de l'eau et les regarda. Tout était silencieux. Secouant la tête et prenant un air déterminer, il décida de ne pas laisser ses mauvaises pensées l'envahir et le déprimer. Voir le bon côté des choses : il allait travailler pour Sadadzuki, il devait être un très bon Maître...et puis, s'il lui laissait cette chambre, il vivrait conforablement et à l'écart de tous, peut-être jusqu'à la fin de ses jours. Il avait mal à la tête, aux côtes et à la cheville. Prit d'une soudaine fatigue, il cligna plusieurs fois des yeux. Il pensa à sa grand-mère alors que le sommeil l'emportait.


-Oba...chan... (grand-mère en jap) murmura-t-il, une larme coulant le long de sa joue.


Plonger une nouvelle fois dans ses pensées, Akira n'avait pas vu le temps passer. Il décida d'aller voir où en était son petit protéger. Il sortit de sa chambre, alla dans celle du jeune homme et toqua à la porte de la salle de bain.


-Nakabe-kun, tout se passe bien ? Tes blessures ça va ? Nakabe-kun ? Appella-t-il en frappant une nouvelle fois.


Ne recevant aucune réponse, il se décida à entrer. En voyant le jeune homme endormi dans son bain, quelque chose, une sensation pour le moins inconnu se déferla en lui. Mais après quelques secondes passées dans le trouble de son esprit, il revint sur terre. Il retira sa veste, retroussa les manches de sa chemise, prit une des serviettes poser sur une comode et la posa en biais de la bégnoire pour cacher les parties génitales de son hôte. Ben oui, un peu de retenu tout de même ! Puis il passa un bras sous les genoux, l'autre sous la nuque, le souleva, l'amena dans l'autre pièce et le posa doucement sur le lit. Une fois fait, il alla chercher l'autre serviette et entreprit de l'essuyer correctement avant de lui passer un pyjamas blanc en soie, non sans être une nouvelle fois troublé. Malgré toutes ses manoeuvres, le jeune homme ne rouvrit pas une seule fois les yeux. Le choc avait du littéralement l'assomer. Puis il prit le flacon qu'il avait amené et appliqua une sorte de pomade un peu liquide et incolore sur la cheville de Nakabe. Il le porta ensuite de nouveau et le glissa doucement sous les draps. Il posa l'une de ses mains sur le front du jeune homme et poussa un faible soupir de soulagement. Il ne semblait pas avoir de fièvre, c'était déjà ça. Les battements de son coeur se calmèrent enfin, étant étrangement irréguliers depuis qu'il l'avait vu ainsi endormi dans son bain. Il expira un bon coup et retourna dans sa chambre pour travailler, bien que son esprit soit attirer par l'être dans la chambre juste à côté de la sienne.


La nuit était présente depuis quelques heures déjà lorsque Nakabe commença à avoir un sommeil agité, bougeant dans son lit, poussant de faibles gémissements pleintifs. Il revoyait sa vie avec sa grand-mère dans la montagne. Il aimait cette vie, car ils ne devaient rien à personne et ils vivaient très bien par eux-mêmes, par le fruit de leur propre travail. Elle lui racontait souvent des histoires, la plupart du temps des anciennes légendes oubliées que sa propre mère lui avait contées. Mais un jour, à cause d'un hiver plus rude que les autres, elle tomba grièvement malade. N'ayant plus le choix, il chargea sa grand-mère sur un âne et descendit en amont pour aller en ville et trouver un médecin. N'ayant que très peu d'argent puisqu'ils n'en avaient pas besoins et qu'ils n'en gagnaient pas, tous refusèrent de l'aider. Nakabe était jeune, désespéré et terrifié à l'idée de perdre sa seule famille. Par un dernier effort, elle lui avait demandé de retourner à leur maison pour qu'elle puisse y mourir en paix. Ne pouvant rien faire d'autre, il décida d'écouter sa dernière volonté malgré ses réticences et pleura tout le long du chemin de retour. Il avait alors treize ans. Plus faible que jamais, ils arrivèrent à leur logis. Elle mourut près d'une heure plus tard, dans son lit. La pleurant pendant plusieurs jours, ne mangeant plus, ne dormant plus, il l'enterra dans la neige lorsque la météo fut plus calme, sous l'arbre où elle aimait lire ou faire une sieste les jours d'été. Tant bien que mal, il esseya de mettre en pratique ce qu'elle lui avait enseigné, mais il était trop faible et déboussolé pour chasser quoi que se soit. Abandonnant son logis, il décida de trouver du travail en ville. Mais à chaque fois, à un moment ou à un autre, il était découvert et devait partir en hâte vers une autre ville. Se fut ainsi pendant deux ans. Dans toutes celles dans lesquelles il avait vécu, tout tournait autour de l'argent et du pouvoir. Il s'était fait battre beaucoup de fois par des nobles, la plupart du temps parce qu'il se trouvait par hasard sur leur chemin. On avait même essayé d'abuser de lui une fois, pensant que c'était une fille. Mais après avoir vu ses particularités, l'homme avait été horrifié et il put s'échapper de justesse. Mais alors qu'il avait perdu tout espoir de vivre une vie simple et tranquille comme autrefois, voilà qu'il arriva à la cité dirigée par Akira Sadadzuki.

Non loin de l'entrée, près d'une clairière, il trouva un cabanon abandonné, lui rappellant sa première maison. Il l'adopta imédiatement, non sans nostalgie. Tous avaient été incroyablement gentil avec lui, certaines mères de familles lui offrant même un peu de nourriture de temps en temps, connaissant sa difficile situation. En trouvant du travail, il s'était fait des amis et ils étaient tous indulgent avec lui. Pour la première fois depuis longtemps, il était heureux, même s'il était seul. Puis lui vint les horribles images de sa chute et de la follie de son chef. Il avait l'impression qu'un démon entouré de flammes avait pris sa place et le menaçait de son trident et de sa langue fourchue. Il avait un rire démoniaque et se rapprochait de lui, essayait de l'attraper, de l'écraser...il se mit à crier.


Tout était noir et calme. Akira était dans son lit, à moitié endormi. Il n'arrivait pas à trouver un sommeil réparateur, quelque chose dans son cerveau lui en empêchait, ce qui était assez déplaisant, il devait l'admettre. Il allait être fatigué demain et bien qu'il sente l'envie de dormir, cette chose simple et courante lui était devenu impossible cette nuit. Etait-ce à cause de son inquiétude ? Il est vrai qu'il était traquassé par le fait que Nakabe ne se soit pas réveiller depuis la fin de la matinée. Il ne trouvait pas ça normal, mais le garçon ne semblait souffrir de rien en particulier, sa respiration était toujours restée calme et régulière comme toute personne normale en train de dormir. Il était resté ainsi assis à son chevet pendant plusieurs heures, ne se lassant jamais de le regarder dormir. Ce visage d'ange...il ne pouvait le quitter des yeux. Pendant ce temps, il avait également mis la situation au claire avec ses autres employés.


-Vous devez savoir pourquoi je vous ai rassemblé. Seulement un ou deux non présent à ce moment-là doivent se le demander ou doivent l'avoir déjà entendu. J'ai amené une personne particulière ici. Il s'appelle Nakabe. Il vivait ici depuis deux ans sans que l'on apprenne sa particularité mais aujourd'hui, à cause d'une chute, ses collègues l'ont appris, ont été pris de folie et ont tentés de le tuer. Il est donc à présent sous ma protection et je vous prierais de ne pas faire de remarques déplacées. Il peut vous effrayez, je ne peux rien y faire, mais penser plutôt que ce n'est pas du tout un monstre et qu'il a dû vivre des moments très difficile malgré son jeune âge. Merci à tous, reprenez votre travail.


Le discours était simple et court, mais tout y était dis. Alors que son somnolement s'effaçait et qu'il ouvrait les yeux dans le noir, il se mit une main sur le visage et soupira. C'est alors qu'il l'entendit crier comme un damné. Réagissant tout de suite, son coeur martelant sa cage thoracique sous l'effet de sa surprise et de son inquiétude, il se leva d'un bond de son lit et sortit en trombe de sa chambre pour arriver dans celle du jeune homme. Les rideaux n'avaient pas été tirés et la lueur de la Lune illuminait la scène. Nakabe se tordait dans son lit et criait de toute la puissance que ses cordes vocales lui permettaient. Akira ferma la porte derrière lui pour etouffer le bruit et s'approcha de lui.


-Nakabe-kun ? Nakabe-Kun ! Oi ! Réveilles-toi bon sang !


Alors que celui-ci donnait des coups dans les airs, comme pour chasser quelque chose, il lui attrapa les poignets.


-Nakabe-kun !


-NON !! LACHEZ-MOI DEMONS !!


-C'est moi ! Akira ! Nakabe réveilles-toi ! Ce n'est qu'un cauchemard !


-Je ne veux pas mourir !


C'est alors qu'il prit le visage de son protéger entre ses mains.


-Tu ne mourras pas Nakabe-kun ! Je te protègerais te tout cela je te le jure ! Je ne te laisserais jamais mourir !


Halletant et en larme, le jeune homme sembla enfin se réveiller sous cette douce promesse.


-Sadadzuki-sama...


-Ne t'inquiètes pas...je ne te laisserais jamais mourir sans rien faire ! S'exclama-t-il de nouveau en le prenant dans ses bras, le regard sérieux.


Un peu dépayser, son omologue se laissa aller à cette douce étreinte qui calmait les battements précipités de son coeur et qui chassait son horrible cauchemard. Il ferma les yeux. Ne le lachant plus, Akira se glissa à sa gauche et prit une position adéquate pour dormir.


-Sa...sadadzuki-sama ! Je ne voudrais pas vous dérangez, vous pouvez retournez dans votre chambre, begaya-t-il sans grande conviction, ses joues pâles virant au rouge.


-Tu n'en penses pas un mot, répliqua-t-il avec un sourire, et puis...je suis bien mieux ici que dans mon propre lit.


Toucher profondément par ses paroles, Nakabe se lova contre son Maître et s'endormi sous la cadence régulière des battements de son coeur. Akira lui-même profita quelques instants de cette étreinte inopinée avant de fermer les yeux et de se faire emmener dans les abysses que l'on nomme «sommeil».

Prologue :


Nous sommes, au début de cette nouvelle histoire, au Japon, en 2016. Nous allons suivre les choix et les sentiments d'un jeune homme, Kyosuke Mitsuba. Sa vie va bien se compliquer, et il devra faire face à de nombreux ennemis pour survivre.

Il est 15h22 de l'après-midi, une après-midi d’été à Tokyo, au Japon. Kyosuke est en plein cours mais il n'est pas vraiment présent dans cette salle de classe. Le regard vague, son menton posé dans la pomme de sa main et son visage tourné vers la fenêtre, son esprit est ailleurs. Il pense à tout et à rien, il rêve d'un monde tranquille. Il entend une voix lointaine qui l'appelle. Il se retourne mollement vers la direction de la voix, encore dans son nuage, et il voit son professeur d'anglais, rouge de rage. Le professeur l'appelle une deuxième fois, alors Kyosuke se lève :


-Mitsuba !

-Oui Monsieur ?

-Encore en train de rêvasser ? Tu n'écoutes pas un seul mot de mon cours depuis presque le début !

-C'est la chaleur Monsieur.


Les autres élèves de la classe commencèrent à ricaner et le professeur d'anglais réclama immédiatement le silence, intransigeant. Il pointa son manuel rouler dans sa main vers Kyosuke.


-Bien, vous avez intérêt à être réveillé pour me traduire le texte que nous étudions page quinze, car sinon, je serais dans l'obligation de vous mettre en colle Mitsuba !


Nullement troubler devant son professeur furieux, il prit son livre, l'ouvrit à la page indiquée, trouva le texte et le traduisit presque parfaitement en anglais, une tâche qui aurait put s'avérer difficile pour un autre élève. Tous ses camarades étaient tournés vers lui, admiratifs pendant qu'il traduisait, prenant des petites pauses parfois pour bien tourner le sens de la phrase. Lorsqu'il finit, le professeur, toujours en colère et devant renoncer à son envie de lui mettre une heure de colle, lui demanda de faire plus attention à sa concentration car la prochaine fois, il ne le raterait pas.


-J'espère que vous m'avez bien compris Mitsuba ?!

-Oui Monsieur.


Il se rassit, et le cours reprit. Kyosuke fit comme s'il écoutait le cours, mais en fait il était déjà retourné dans sa rêverie, reprenant le fil de ses pensées. Oui, c’est ça, un monde paisible, sans stress, sans toutes les salissures des Hommes. Oui, il rêvait d’un monde comme ça, il aimait être naïf.

Lorsque la cloche sonna, un garçon et deux filles vinrent posés leurs mains sur son pupitre, et le félicitèrent d’un ton enjouer :


-C’était bien joué Kyo-kun ! Disait la première, une brune aux cheveux longs et lisses jusqu’à la taille, tu as réussi à fermer le clapet au prof qui ennui tous les élèves !

-Ouai c’était grandiose ! Reprit de plus belle le jeune garçon, tout à droite, les cheveux noirs en broussaille, il aurait tant voulu te mettre une heure colle, tu l’as coupé net !

-Kyo-kun, c’est le déjeuner, on mange ensemble ? Demanda la deuxième fille aux cheveux châtains foncés, longs et dégradés jusqu’aux épaules. Elle était au milieu du trio, toute souriante.


Kyosuke lui, avait les cheveux châtains clairs, ainsi que ses yeux qui prenaient même une couleur dorée, faisant son plus grand charme. Ses cheveux sont coupés en dégrader, ils sont donc légèrement en bataille et lui vont presque jusqu’aux épaules. Il arborait toujours un visage doux et inexpressif. Beaucoup de jeunes lycéennes l’aimaient en secret, mais l’amour n’intéressait pas le jeune homme pour le moment, aux grands désarrois de son ami qui aurait aimé avoir la cote de Kyosuke. Ils avaient rassemblés différents pupitres pour faire une table et commençaient à manger. Kakui était l’ami de Kyosuke depuis l’école primaire. Ils ont un caractère différent et personne ne comprend pourquoi ils sont si intimes. Celui-ci pointa sa fourchette en direction de Kyosuke en prenant un ton accusateur :


-Franchement Kyo-kun, pense un peu aux autres ! Pleins de filles veulent sortirent avec toi et tu reste impassible ? Mais moi, j’aurais foncé ! Pff c’est vraiment pas juste !

-Arrête de l’embêter avec ça Kakui ! S’exclama la fille aux cheveux longs.


Elle s’appelle Yuki, c’est la voisine de Kyosuke depuis toujours et on pourrait la soupçonner d’être amoureuse de lui. Ils se voient souvent et travaillent ensemble, allant toujours à la même école car les parents voulaient que leurs deux enfants ne soient pas séparés.


-S’il ne veut sortir avec personne, on ne va pas l’obliger ! Et si tu veux trouver quelqu’un, alors fait des efforts dans toutes les matières et au niveau physique et là, tu trouveras quelqu’un !

-C’est pas sympas Yuki-chan ! Répliqua Kakui en faisant mine de pleurer.

-Calmer vous tous les deux, demanda calmement Kyosuke, Kakui-kun laisse-moi avec ça et Yuki-chan, ne soit pas si méchante.

-Toujours aussi pacifiste ! S’exclama Yuki en soupirant et en haussant les épaules d’un ton désespérer.

-Il faut bien non ? Dit-il en souriant, sinon tout le monde se ferait la guerre, si personne n’était pacifiste.

-Oui mais toi tu l’es un peu trop !


C’était Sakura, la jeune fille aux cheveux châtains qui venait de parler. Elle était l’ami de Kyosuke depuis la moitié du collège et personne ne sait grand-chose sur sa famille, elle refuse catégoriquement d’en parler, changeant de sujet à chaque fois, le regard mitrailleur. Kyosuke soupira.


-Mais qu’est-ce que ça peut bien vous faire que je sois pacifiste ?

-Un sujet de discussion ! Répondit clairement Sakura.

-Mais par pitié, laissez-moi en paix !


Tous se mirent à rire, sauf Kyosuke qui ne fit qu’un sourire, observant son repas.

La fin de l’après-midi passa rapidement et bientôt se fut la fin des cours. Au portail, Kakui et Sakura allèrent à gauche, faisant de grands signes d’adieux avant de se détourner, Kyosuke et Yuki partant dans l'autre direction. Tous deux bavardèrent de tout et de rien, de leur journée, de leurs prochains tests et de leur famille. Mais bientôt, le silence se fit entre eux. Les longs cheveux de Yuki flottaient et bougeaient au rythme de ses pas, et ses yeux bleus marines fixaient le sol. Sa main se crispait et se décrispait sans arrêt. Enfin, elle prit la parole :


-Kyosuke, je sais que tu n’aimes pas en parler, que se ne sont pas mes affaires mais…j’aurais vraiment voulu savoir pourquoi vraiment aucune fille ne t’intéresse ?


Celui-ci la regarda à la dérober, puis reporta son attention sur ce qu’il y avait devant lui, gardant le silence pendant quelques secondes. Lorsqu’il prit enfin la parole, Yuki sursauta.


-Si tu ne m’appelles pas par mon diminutif, c’est que c’est sérieux pour toi. Par contre, je ne comprends pas pourquoi tu fais une fixation dessus. Les filles ne m’intéressent pas et c’est tout, je ne sais pas pourquoi, c’est sans doute parce que je n’ai jamais été amoureux.


A ces mots, Yuki se mordit la lèvre tellement fort qu’une petite goutte de sang vint tacher ses dents blanches. L’ayant remarqué, Kyosuke se mit devant elle, fronçant les sourcils, le regard sérieux :


-Yuki ! Qu’est-ce qu’il y a, ça ne va pas ? Regarde tu saignes !

-Tu ne l’as toujours pas remarqué hein ? Demanda-t-elle, les yeux baissés, remplis de larmes.

-De quoi tu parles ?


Elle leva alors soudainement son visage ruisselant de larmes et le surpris, criant presque :


-Tu n’as toujours pas remarqué que je t’aime !


Kyosuke, surpris par cette déclaration, ne sut que répondre.


-Je…


Yuki mit une main devant sa bouche, lui demandant de se taire. Sa voix tremblait, elle essayait de toutes ses forces de se retenir de pleurer.


-Non, c’est bon Kyo-kun, ça ne sert à rien, je sais que tu vas me rejeter, je voulais juste que tu le saches, maintenant, fais ce que tu veux, je ferais comme si j’avais toujours des sentiments d’amitiés envers toi. Je dois me dépêcher de rentrer.


Elle le contourna et commença à courir, mais Kyosuke lui attrapa le bras, la voyant pleurer chaudement.


-Yuki !

-Non, lâche-moi !!


Elle se dégagea et se remit à courir. Elle traversait une rue sans faire attention, et le drame arriva : une voiture fonçait à toute vitesse dans la rue, alors que la jeune fille en pleure traversait la rue. Kyosuke réagit au quart de tour, alors que la voiture commençait à freiner, il se disait qu’elle ne s’arrêterait pas à temps. Yuki était paralysée par la peur, mais elle se sentit soudainement pousser vers l’avant. Il y eut des bruits atroces par la suite. Lorsque Yuki se retourna, Kyosuke était par terre, étendue dans une marre de sang, et sa chemise blanche prix une couleur rouge. Elle se mit à crier et à appeler à l’aide, perdu. Le conducteur appela directement les urgences.

Kyosuke avait donc sauvé Yuki en la poussant, la mettant ainsi hors de danger. Il se fit renverser et on aurait put penser que pour lui, c'était la fin, mais vous en êtes très loin, en fait, pour lui, ce n'est que le commencement d'une vie mouvementé.


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Chapitre 1: Lorsque la lumière se fit dans cet abysse de ténèbre


Alors que Kyosuke se faisait renverser, il sentit son esprit quitter son corps. Alors que, pour lui, c'était le noir complet, il sentit une brise. Il se demandait d'où elle provenait, mais il ne voyait rien.

Que je suis bête, pensa-t-il, j'ai les yeux fermés ! Il les ouvrit et se retrouva dans le même noir complet.


"Je suis mort ?" , s
e demanda-t-il.

Il observa ce qui l'entourait mais il n'y avait que de la brume, il se trouvait comme dans un énorme trou noir. Il resta là, immobile, à moitié somnolent et en ayant des questions plein la tête. Il ne savait plus comment s'écoulait le temps. S'était-il passé déjà une heure ? Sûrement. Il ne fallait pas y penser, il devait être mort, et bientôt, il serrait réincarner en une autre chose en oubliant sa précédente vie. Il attendait ce moment, puis se demanda si, peut-être, il ne serrait pas mort mais dans le coma. C'était possible après tout, mais le choc avait été tel que c'était peu probable.


-Si je suis dans le coma, alors je dois être sous la forme d'un esprit, et je dois retrouver mon corps à tout prix.


Il commença donc péniblement à se déplacer dans cet abysse de ténèbre. Il remarqua plus tard qu'il était nu et se demanda avec lassitude :


-Pourquoi faut-il toujours que l'on soit nu dans ces moments là ? C'est embarassant !


Il continua son chemin et pensa à Yuki. Il devait trouver comment la revoir avec son corps pour qu'elle ne puisse plus s'inquiéter. Elle s'était déclarée à lui et voilà comment cela c'était terminé. Il cherchait depuis pas mal de temps, lui sembla-t-il, mais il ne trouva rien.


-Il fallait s'y attendre.


Remarqua-t-il avec un nouveau soupir de désespoir. Il regarda de nouveau autour de lui avec un regard triste et inquiet.


-Qu'est-ce que je vais faire moi ?


Alors qu'il formulait cette question, une lumière aveuglante apparut devant lui avec de fortes bourasques. Il poussa un cri de surprise mélanger à celui de la douleur, car étant resté longtemps dans le noir, cette lumière soudaine l'avait fortement ébloui. Bientôt, son intensité diminua et prit étrangement les contoures du corps d'une femme. Kyosuke cligna plusieurs fois des yeux pour y voir quelque chose car un poin lumineux se trouvait en plein milieu de son champs de vision. Il demanda, surpris et un peu méfiant :


-Qui êtes-vous ? Vous savez où on est ici ? Suis-je mort ?


Mais la femme ne fit aucun mouvement. Kyosuke s'approcha et demanda déspérément :


-S'il vous plaît ! Répondez-moi ! Qu'est-ce que c'est cet endroit ? Je suis là depuis pas mal de temps mais je n'arrive pas à trouver de sortie ! Vous savez comment je pourrais sortir d'ici ?


Alors, la femme lumineuse se mit en mouvement, et indiqua à Kyosuke de la suivre. Mais elle était rapide, et Kyosuke avait du mal à ne pas se faire distancer et lui demandait, essouffler :


-S'il vous plaît, ralentissez, j'ai du mal à vous suivre ! Eh !


Mais alors qu'il commençait à accélérer, hors d'haleine, elle s'arrêta et il faillit lui foncer dedans. Il reprit péniblement son soufle.


-Et bien ? Qu'est-ce qu'il y a ?


Elle pointa alors son doigts fins et lumineux vers le bas. Kyosuke suivit la direction et il fut tellement surprit qu'il recula légèrement, faisant de gros yeux : la mer se tenait là, sous lui ! Il se retourna vivement vers la femme.


-Mais comment as-tu...?


Il n'eut pas le temps d'achever sa phrase car il se faisait absorber par le trou de lumière où se trouvait la mer, magnifique et majestueuse. Il tombait dans le vide. Il vit alors la femme lumineuse se pencher au-dessus du trou, tout était noir derrière elle, et celle-ci semblait pleurer. Elle prononça quelque chose, mais si doucement que, tout d'abord, il n'entendit pas mais elle les reprononça et il les compris :


-Sauve-le...


Il n'eut même pas le temps de demander qui ou quoi il devait sauver que le trou où se trouvait la femme se referma. Il cria alors, effrayer :


-DE QUOI ? Aaaaaahhhhh ...!!


Et alors qu'il touchait la surface de l'eau de plein fouet, il réussit à emmettre dans son esprit ses funestes paroles :

"Finalement, je vais mourir, ce n'était qu'un épisode de parcours s'en doute...adieu...Yuki."


Et alors qu'une larme se forma et se mélangea à l'eau salée, qu'il voyait le ciel s'éloigné de plus en plus alors qu'il se rapprochait des abysses de la mer, il s'évanouit, et sa méoire se perdit dans ses fonds marins.

 Chapitre 2 : Un repos éternel évité


L'esprit de Kyosuke vogait en même temps que les vagues de la mer. Son corps apparement sans vie se laissait aller au rythme des courants marins. Mais il ne semblait pas que sa destiné était celle de mourir car des forces mystérieuses et invisibles semblaient le pousser rapidement vers le rivage. A peine trente minutes après être tombé dans la mer, Kyosuke se retrouva échoué sur une plage qui semblait déserte. Un soleil magnifique se trouvait haut dans le ciel où seulement quelques nuages blancs venaient tachés la magnifique couleur bleu de celui-ci. Le jeune homme inconscient se trouvait sur le ventre, le visage à moitié dans le sable un filet d'eau coulant de sa bouche. Il toussa et une bonne quantité en sortie. Ses vêtements de lycéen étaient trempés et lui collaient la peau. Sa chemise blanche était devenue transparante. Le pauvre avait du mal à respirer et il commençait à s'étouffer mais heureusement pour lui, des pas se firent entendre et bientôt, quelqu'un s'agenouilla, le mit sur le dos et posa sa tête sur ses genoux, sur une magnifique robe pourpre. D'une voix douce et claire, la personne qui semblait être une femme se parla à elle-même :


-Par la Déesse, d'où vient ce pauvre garçon ?


Elle se pencha et mit son oreille près de sa bouche entre-ouverte.


-Il respire encore, mais bien faiblement... il a du se noyer dans la mer, heureusement que c'était mon jour de promenade, sinon il serait mort sur cette plage ! Il faudrait que je l'aide à retirer l'eau de son corps.


Elle se concentra et joigna ses mains comme pour faire une prière, puis un cercle bleu avec d'étranges symboles se forma sous elle et Kyosuke. Elle commença sa demande d'une manière solennel.


-Oh Déesse de l'Eau et des Océans, accepte ma demande, sauve ce jeune homme au seuil de la mort !

Les mains de la jeune femme devinrent luminescente et elle fit gracieusement relever ses mains plusieurs fois vers le ciel. Par ce mouvement, le liquide translucide sortie de la bouche de Kyosuke, et celui-ci se mit à tousser légèrement. Une fois qu'elle c'était assurée qu'il ne risquait plus rien, elle joigna de nouveau ses mains en prière en fermant les yeux, leur faisant reprendre leur apparence originelle. Un vieil homme s'approcha derrière elle et s'inclina.


-Qu'est-ce Majesté ?


La femme appellée ainsi garda ses yeux rivés sur Kyosuke et enlevait par des gestes tendres les mèches mouillées qui se trouvaient sur son visage. Un sourire indéfinissable s'afficha sur son visage.


-Ce jeune homme s'est échoué sur la plage, je voudrais que vous l'emmeniez au château dans mes appartements, je m'occuperais de lui personnelement.

-Bien Majesté, fit le vieille homme en s'inclinant de nouveau avant de partir à la recherche d'employés.

Lorsqu'il fut partit, la jeune femme carressa les cheveux de Kyosuke en marmonant :

-Ses vêtements...d'où viens-tu, mon beau garçon ? J'ai hâte que tu te réveilles pour que je puisse savoir tout de toi...


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Avant de continuer sur cette voie, il serait plus approprier que je donne quelques explications sur ce qui c'est passé. Kyosuke est donc bien dans le coma, mais il est tellement profond que son esprit c'est retrouvé enprisonner dans un endroit entre la vie et la mort. Cette femme lumineuse est le fruit d'un puissant et très ancien sort. Elle a choisit Kyosuke pour sauver cette personne ou cette chose dont on ne sait rien pour le moment. C'est de cette façon qu'il a été sauvé. Elle l'a donc attiré vers l'endroit où il devra intervenir, courbant l'espace-temps sans qu'il sans apperçoive. Kyosuke est donc retourné dans un passé lointain dont personne ne connaissait l'existence dans notre ère actuelle. Le pays dans lequel Kyosuke se trouve se nomme Arinna en raport à la Déesse du Soleil et de la Lumière qui est pour eux la source de toute vie sur Terre. Ce pays est divisé en six îles: tout d'abord Louros qui est la plus grosse et qui se trouve au centre ; suivit de Sylvidia au sud-est ; Tanna presque égale avec la précédente en taille au centre-ouest ; Costoma au nord-est ; Les Terres Inconnues de Nébros au nord-ouest ; et enfin, Mélos, une toute petite île qui se trouve au nord entre Nébros et Louros. A présent, voici l'histoire du pays :


Depuis toujours, les habitants d'Arinna perpétuent cette légende de génération en génération : la légende des «Six Héros de la Destiné». Je vais vous conter cette histoire pour que vous compreniez ce qui va suivre de l'aventure de Kyosuke.

A l'aube des temps, où la richesse était partagée ainsi que les biens, que tous les Hommes étaient solidaires entre eux jusqu'à la mort, six compagnons voyagaient à travers le monde, cherchant sans relâche «leur pays». L'endroit où ils étaient nés, ils sentaient que ce n'était pas vraiment chez eux. Dans un certain sens, ils sentaient une part de vide au fond de leurs âmes. Ce groupe était composé de trois hommes : Nébros, Louros et Mélos et de trois femmes : Tanna, Sylvidia et Castoma. A l'époque, le peuple croyait que cela portait chance de faire finir le nom des garçons par -os et les filles en -a, en rapport avec une légende encore plus ancienne que le monde a oublié même dans le pays assez ancien où se trouve Kyosuke. Ainsi, ils se mirent à voyager, ils découvrirent le monde qui était paisible partout où ils allaient, mais bientôt, ils découvrirent la guerre, le banditisme et encore d'autres atrocités de la nature humaine. Ils étaient tous des fines lames, se battant avec bravoure et courage, comme de vrais héros. Bientôt, les amis furent plus que ça, l'amitié évolua en amour. Pour eux, il n'y avait aucune différence entre l'homme et la femme et avaient donc tous une relation les uns avec les autres. Des enfants naissèrent rapidement, augmentant le nombre de la petite communauté. Mais bientôt, alors qu'ils arrivaient sur une île peu peuplé, Sylvidia eut une révélation alors qu'elle venait à peine de poser son pied à terre : c'était ici, l'endroit qu'elle recherchait tant ! Ils durent ce quitter car tous comprenaient qu'elle ne pouvait plus quitter cet endroit et voyager avec eux, et ils espéraient que leur tour viendrait prochainement. Elle garda ses deux enfants : une fille et un garçon d'à peu près le même âge. Tous pleurèrent lorsque le bateau reprit la mer et qu'ils durent ce quitter pour de bon. Sylvidia aida l'île dans divers domaine et devint rapidement la reine. Bientôt, elle reçut une lettre à son château et apprit que Louros avait trouvé ses terres et qu'il n'était pas très loin d'elle. Elle en fut très heureuse. Quelques semaines plus tard, c'était Tanna, ainsi de suite. Finalement, ils étaient encore proche même s'ils n'étaient pas au même endroit. Ils décidèrent de tous se rassembler afin de se soutenir dans l'advercité. Ils formèrent un pays : Arinna, car pour eux, la Déesse du Soleil était tout.

Un soir de tempête, un drame se produisit : Nébros avait faillit être assassiné. Il était au seuil de la mort, mais heureusement, réussit à rester en vie. C'est ce que tous pensait, mais en fin de compte, il aurait mieux fallut qu'il perde la vie suite à ses blessures car, de nouveau sur pied, la folie le gagna, et il commença à passer du côté des ténèbres, et à mépriser ses anciens amis. Il fit éclater une guerre contre Mélos qui était la plus petite île de tout le pays, mais ses troupes étaient entraînées et put repousser ses attaques. Il envoya des assassins, des espions, tout ce qu'il avait sous la main pour trouver un moyen d'être le seul maître du pays, et même se retourna vers le côté de la magie noire.

Par la suite, il n'y eut plus de nouvelle de Nébros et de son armée et bientôt, plus personne ne savait ce qu'il se passait dans cette commune, l'appellant de ce fait «Les Terres Inconnues de Nébros».

Chaque Reine ou Roi sont en fait des descendants de ses six compagnons, perpétuant ainsi au cours des générations les gènes de Sylvidia, Nébros, Tanna, Mélos, Castoma et Louros.


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Ainsi, comme vous avez dû le comprendre, la jeune femme qui avait sauvée Kyosuke était la Reine de Sylvidia, donc une descendante de cette dernière. Son défunt père n'avait eu qu'elle pour succéder au trône car sa mère était morte alors qu'elle la mettait au monde. Une destiné jusque là tragique mais à présent, elle était heureuse de diriger cette île, tout comme ses ancêtres. Elle avait sauvée Kyosuke et quelque chose en elle la poussait à prendre elle-même soins de lui. Il était magnifique, ainsi endormi paisiblement, mais elle espérait de tout coeur qu'il allait enfin se réveiller après deux jours à être resté au lit car elle voulait savoir de quelles couleurs étaient ses yeux et comment était l'intonation de sa voix. Il paraissait jeune et ne devait donc pas en avoir une grosse mais elle l'imaginait profonde et touchante. Ses yeux, pour elle, ils étaient d'un marron presque noir, et profonds qui vous touchaient au fin fond de votre être.

Il était encore tôt, le soleil était encore bas dans le ciel lorsque la Reine fit irruption dans la chambre de son protéger. Elle voulait toujours croire que, lorsqu'elle franchirait le seuil de la porte, elle le trouverait redresser sur son lit, tournant son beau visage éveiller vers elle, avec ses yeux noirs...elle se surprit à rougir et se donna une petite claque ave ses deux mains des deux côtés de ses joues.

-Allons, à quoi penses-tu ? Tu es une Reine, ne joues pas les enfants amoureuse dès qu'elle voit quelqu'un de mignon...tu ne peux pas te le permettre !

Se dit-elle à elle-même pour se calmer. Puis elle mit son index droit sur le menton en prenant un air rêveur :


-Humm...je me demande tout de même quel peut être son nom...


Un bruit la fit sortir de ses pensées : c'était le jeune garçon qui gémissait dans son sommeil. Son visage se crispait, et de la sueur apparut sur son visage, ses mains hors du lit se crispaient et attrapaient avec force les draps de soies blancs. Elle le regarda quelques instants bouger : il était vraiment trop mignon ! Puis elle alla chercher une serviette qu'elle alla mouiller dans une bassine d'eau fraîche, pour ensuite la posée sur le front de Kyosuke. Elle s'assit sur le bord du lit, prit la main de celui-ci et lui caressa tendrement les cheveux, comme lorsqu'elle l'avait trouvé. Ils étaient mouillés à ce moment là, mais maintenant sec, elle les trouvait très doux. Alors qu'elle allait s'abandonner à sa fantaisie, c'est-à-dire l'embrasser sur le peu de front qu'il restait, Kyosuke ouvrit grand les yeux, prit une grande bouffée d'air et se releva brusquement. La jeune femme c'était déjà écartée, surprise et en même temps quelque peut effrayer. Mais voilà enfin son voeu réaliser : il c'était réveillé !

Kyosuke respirait fort, les yeux grands ouverts : que c'était-il passer ? Il ne le savait pas...comment cela se faisait-il ? Prit de panique, il sortit du lit et tomba. Alors qu'elle allait venir le secourir, il se releva et elle rougit : Kyosuke était nu sous les draps et une fois debout, on pouvait voir son corps : sa peau pâle d'une étrange couleur son corps svelte était magnifique, il avait de belle forme naturellement avec de longs bras, des épaules de tailles moyennes mais qui paraissaient solides. Heureusement, le lit était assez haut et cachait ses parties intimes. Kyosuke respirait avec force et elle ne savait que dire ni quoi faire. Elle remarquait qu'il avait des yeux du contraire de ses pensées : ils étaient marrons clairs, dorées même. Comment quelqu'un pouvait-il avoir des yeux si magnifique ? Elle ne le savait pas mais quelque chose n'allait pas dans ce beau topo : son visage, il était triste et ses yeux montraient sa panique. Il serra les dents, et se prit la tête à deux mains en s'agripant à ses cheveux, et il dit, la voix tremblante, son visage tourner vers le sol :


-Pourquoi...pourquoi je ne me souviens de rien ? Ce n'est pas normal ! Pourquoi je ne me souviens de rien ?!


Sa voix était devenut cassante et il criait, au bord des larmes. Ne savant que faire, elle vit une longue veste de chambre sur un fauteuil : c'était la sienne, elle avait dû l'oublier une fois alors qu'elle était venue le voir. Elle alla la chercher, la prit et une fois arriver près de Kyosuke, la mit sur ses épaules. Il pleurait vraiment maintenant.


-Pourquoi...pourquoi...?


Elle l'entoura de ses bras et l'atirra contre elle. Il était un peu plus grand qu'elle. Elle lui parla de la voix la plus douce qu'il ait été possible d'avoir :


-Tu ne te souviens même pas de ton nom ?


Il s'arrêta soudainement de pleurer, et la regarda, surpris.


-Je...ça je le sais ! Je...mon nom est...Kyosuke.

-Kyosuke ? C'est étrange comme nom, d'où viens-tu ? Les vêtements que tu portaient lorsque je t'ai trouvé m'étaient inconnus.


Elle le fit s'assoir sur le lit et alla à ses côtés. Il semblait réfléchir à la question puis reprit en la regardant tristement :


-Je ne sais pas...je ne me souviens pas.

-Ce n'est rien, dit-elle en lui caressant les cheveux pour le rassurer, ce n'est pas grâve.

-Je...je crois que j'ai déjà entendut votre voix...dans mon rêve...vous me parliez ? Qui êtes vous?

-Je m'appelle Alexandra Benet, je suis la Reine de l'endroit où tu te trouves en ce moment et sur toutes les terres aux alentours.

-La...la Reine ? Demanda-t-il avec de gros yeux, abassourdit.


Elle s'approcha plus intimement de Kyosuke et posa son index sur sa bouche. Ses lèvres étaient douces et bien remplies. Elle lui chuchota :


-Tu ne changeras pas ton attitude envers moi hein ? Je voudrais que tu me concidères comme une femme normale...Kyosuke...

-Ah...euh..., bagaya-t-il.


Il rougit et c'était légèrement penché arrière. Il observa Alexandra : elle était belle, sa peau était claire, elle avait des cheveux de couleur prune, longs jusqu'à ses hanches et des yeux...roses. Il ne savait pas pourquoi, mais cela lui paraissait étrange, il lui semblait que c'était anormal d'avoir des yeux de cette couleur là. Elle avait une taille fine enserrée dans un corset de cuir noir. Sa robe était faite de soie, de dentelles et de volants transparents de diverses couleurs mais toujours dans les mêmes tons que ses cheveux. Quel âge avait-elle ? Se demanda-t-il. Alors qu'il allait poser la question, une soudaine douleur assayit sa tête. Il eut un rictus causé par la douleur et Alexandra posa une main sur son épaule et le regarda d'un air inquiet tout en lui demandant :


-Qu'est-ce qui se passe ? Ca va ? Kyosuke !


Il gémissait de douleur à présent et appuyait des mains contre ses tempes. Alors qu'il crispait son visage et fermait les yeux, il les rouvrit soudainement et il voya des choses, c'était comme des flash : une lumière étincelante, non, une femme étincelante...«Sauve-le», entenda-t-il. Il cria de douleur et tomba sur le côté, toujours les mains sur ses tempes, inerte. Alexandra, paniqué, cria son nom plusieurs fois, le secoua mais rien y faisait, il ne se réveillait pas.


-EH, KYOSUKE !!!!!

Bon, je publie ce chap alors que je suis en pleine période de bac. Ouf, j'ai déjà passé la philo, l'svt et la physique/chimie. Je ne suis pas mécontente de ce que j'ai fais, et j'espère réussir les maths, ça c'est mon plus gros défis !!!!! Ah je manqua de sommeil (surtout qu'il me faut au moins 9 heures à moi), fatiguer d'apprendre ma tête est surbouquée...j'ai hâte que se soit fini et vive Japan Expo pour oublier tout ça et en attendant les résultats !!! Sur ce, bonne lecture !

Chapitre 3 : Après la tempête, le calme


Un faible rayon lumineux passait à travers les deux lours rideaux de velours et arrivait sur le visage endormit de Kyosuke. Il arrivait sur son oeil droit, ce qui le réveilla doucement. Il ouvrit et cligna lentement les yeux. Puis une légère douleur le fit gémir et il se redressa, une main sur sa tête, les yeux plissés. Il se souvenait à présent : la belle jeune femme, Alexandra, qui disait être la Reine de l'endroit où il se trouvait, son soudain mal de tête puis ce flash...cette femme de lumière...ses paroles : Sauve-le. Pourquoi lui avoir dit ça ? Que devait-il sauver ? Etait-ce vraiment un de ses souvenirs ?

Il sortit de sa rêverie en entendant un bruit dehors. Il se dirigea vers la fenêtre et entrouvrit les rideaux pour regarder par la baie vitrée. La lumière l'aveugla quelque peu et il cligna plusieurs fois des paupières. D'ici, il pouvait voir des jardins magnifiques dans lequel se trouvait de nombreuses fleurs qui donnaient plusieurs nuances de couleurs, rendant le tout merveilleusement beau, avec en prime le coucher de soleil derrière l'horrizon. Les fenêtres étaient grandes, elle faisaient presque toute la longueur du mur, et il y avait un petit balcon en face. Alors qu'il mettait sa main sur la poignée, son regard se dirigea vers le bas et il remarqua avec gène et étonnement qu'il n'avait aucun vêtement. Il rougit et referma précipitement les rideaux puis il s'écarta de la fenêtre en se retournant ensuite vers le lit où il vit quelque chose qui le surprit : des vêtments étaient nettement pliés et empilés dans le coin du grand lit en bois. Une fois habiller, il entrouvrit la porte et regarda dehors : devant lui, il pouvait voir une petite cour à moitié dans l'ombre avec des poteaux tout autour à des distances égales. Il sortit entièrement cette fois et referma doucement la lourde porte en bois derrière lui qui ne grinça pas. Il regarda de tous les côtés : étrange, il n'y avait personne. Si cet endroit était vraiment un château, il trouvait cela anormal que ça soit si calme. Il décida d'aller faire un tour. Il portait des vêtements simples en tissus assez légés de couleurs marrons avec des nuances de bordeaux. Des chaussures fines noires et presque sans semelles qui faisaient pensés à des chaussons de dance.

Alors qu'il faisait le tour de la cour en regardant autour de lui, il trouva un long couloir qui semblait mener à l'intérieur. Il le suivit et continua son chemin. Il y avait tellement de portes et de chemins ! Que ferait-il s'il se perdait ? Il se sentait si gêner et ne savait pas pourquoi. C'était sûrement parce qu'elle lui avait confié que c'était la Reine, et qu'elle l'avait vu assez...dénuder. En y repenssant, il rougit et se mit une main sur le visage.


-Il faut que je me calme et que je pense tout d'abord à ce que je vais bien pouvoir faire si je ne me souviens pas de mon passé. Je connais mon prénom mais même pas mon nom, et je crois avoir...17 ans...


Alors qu'il était dans ses réflexions, une main l'agrippa et le tira vers l'arrière. Surprit, il faillit tomber et avait du mal à garder l'équilibre. Paniquer, il parlait à tort et à travers :


-Eh, qu'est-ce qui se passe, eh ! Où vous m'emenez ? Lâchez-moi ! Qui êtes-vous ? LACHEZ-MOI !


Il essayait de se débattre mais la main le tenait toujours fermement par le col. Il n'arrivait pas vraiment à voir à quoi ressemblait la personne qui le trainait comme ça, mais il remarqua qu'il était plus grand que lui, portait de beaux vêtements noirs qui saillaient sa taille à merveille et il avait des cheveux noirs assez longs. Kyosuke criait comme un forcener, et bientôt il se sentit violement tirer vers l'arrière. Il croyait qu'il allait tomber mais un mur se trouvait derrière lui et il se le prit de plein fouet. Il gémit sous la douleur mais réussi à rester debout. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il était dans un coin sombre, et la personne qui l'avait traînée jusque là était devant lui maintenant, les mains des deux côtés de sa tête, appuyer sur le mur. L'homme qui se trenait devant lui était d'une incroyable beauté : des cheveux noirs descandant en cascade sur ses épaules encadraient son visages fin et pâle. Des yeux bleux azur d'une superbe finesse étaient entourés par des sourcils fins qui lui donnaient néanmoins un air sérieux. Ses lèvres fines étaient arquées en un petit sourire arrogant et sûr de lui. Tout cela dégageait une impression de pur virilité et de sensualité, et Kyosuke ne put s'empêcher de rougir mais se reprit et demanda avec colère mais peu de conviction.


-Que...qu'est-ce que vous me voulez ? Je n'es rien fais de mal et je ne sais même pas comment je suis arrivé ici. Laissez-moi tranquille s'il vous plaît, je ne vous ai rien fais que je sache.


L'homme mystérieux prit son menton dans une main et parla d'une voix qui allait avec le reste de sa personne, une voix grave et profonde.


-Tu es bien celui que la Reine a fait ramener de la plage, à moitié agonisant n'est-ce pas ?

-Quoi ? Demanda-t-il dépiter, à moitié agonisant ?


Mais il continua comme s'il n'était pas là :


-Oui, c'est bien toi...tu t'es enfin réveillé, c'est pas trop tôt. Mais que fais-tu ici ? Tu aurais dû rester dans ta chambre, quelqu'un serait venu s'occupper de toi !


A ses paroles, son sourire s'agrandit. Kyosuke, qui ne se sentait décidément pas à l'aise aurait bien voulut se glisser dans un trou de souris. Mais qui pouvait-il bien être ? Pourquoi l'avait-il traîné comme ça à travers tout le château ?


-Qu'est-ce que vous me voulez ? Demanda-t-il une deuxième fois, qui êtes-vous ?

-Tu veux vraiment le savoir ?

-Mais bien sûr ! Un type louche me traîne comme un paquet de linge sale, il est normal que je veuille savoir pourquoi et qui est cette personne !


L'homme en face de lui de put s'empêcher de rire.


-Et bien soit, je me présente : je m'appelle Rikuson Kowa, je suis un des plus proches conseillés de la Reine.

-Quoi ? Mais alors pourquoi...


Il ne put continuer sa phrase car il fut prit par un assaut auquel il ne s'attendait pas : en effet, car Rikuson l'embrassait à pleine bouche, sa langue touchant et s'enroulant avec la sienne. Sous le choc, Kyosuke ferma les yeux. Leurs souffles se mêlaient et il avait du mal à reprendre sa respiration. L'homme mit une de ses mains dans le bas du dos de Kyosuke et l'autre derrière sa tête, puis il l'attira contre lui avec force, passion et désir. Le jeune garçon pensait à toute vitesse :


Mais qu'est-ce qu'il fait ? On ne se connaît pas et il...m'embrasse...c'est...n'importe quoi...c'est bon...quoi ? Je dois être fou...ce ne doit-être...qu'un rêve...


Rapidement, il n'arriva plus à formuler aucune pensée. Il tremblait d'impuissance devant cette homme mystérieux. Ses bras le gardait contre lui, ses mains étaient grandes et fines. Quand à Kyosuke, il était si serré qu'il avait ses mains collées contre la poitrine de Rikuson, et il sentait battre son coeur comme le sien. Il se sentait étrange, son corps était en feu sous se baiser langoureux et violent, dans les bras de cet inconnu. Il sentait un désir, un désir dont il ne connaissait ni la provenance, ni la signification, mais dont il craignait intérieurement les conséquences. Bientôt, il commença à gémir de plaisir. Alors, la main qui était dans son dos commença à descendre et à aller dans son pantalon jusqu'à ses parties intimes. Se fut comme un choc pour Kyosuke, cet acte l'avait comme réveillé et il repoussa de toutes ses forces Rikuson, hors d'haleine et écarlate, une main devant sa bouche humide de salive qui n'était pas la sienne. Il c'était adossé au mur car il sentait ses jambes faiblirent.


-Pourquoi vous...pourquoi vous...? On ne se connaît pas...pourquoi vous me faites ça ?


Pour toute réponse, celui-ci remit en ordre ses cheveux noirs et refit apparaître son sourire arrogant et sûr de lui :


-Quoi, tu n'as pas aimé ?

-Ce n'est pas...eh ! Ne détournez pas la conversation et répondez à ma question !


Rikuson le regarda d'un air agacer et Kyosuke se serra un peu plus contre le mur, un peu effrayer, puis il se reprit et le regarda et pensa avec colère :


Je n'ai pas à avoir peur de lui, ce n'est pas moi qui suis en faute, je n'agresse pas les gens moi !


Le beau brun soupira, s'ébourifa les cheveux puis posa ses mains sur ses hanches.


-Oui bon, on ne se connait pas et alors ? Si j'ai envi de le faire avec toi j'ai bien le droit non ? De toute façon qu'est-ce que ça te fait ?

-Que...qu'est-ce ça me fait ? On dirait que je ne suis même pas concerné ! Et faire quoi en plus ?


A ce moment là, le brun le regarda du coin de l'oeil, une lueur inquiétante dans les yeux avec un sourire narquois, et le jeune garon déglutit péniblement.


-Tu veux vraiment le savoir ? Moi, ça ne me dérange pas de te montrer ce que j'avais en tête.

-Imbécile ! Bégaya-t-il, le visage complètement rouge, arrêtez de vous moquer de moi !


Ah ces paroles, Rikuson s'approcha soudainement et prit de nouveau le menton de Kyosuke dans sa main et le regarda dans les yeux d'une manière viril et sensuel.


-Mais je ne me moque pas de toi, je suis tout à fait sérieux au contraire.


Kyosuke essaya de calmer les battements de son coeur puis reprit d'une voix tremblante, le regard fuyant :


-Je ne vois vraiment pas ce que vous me trouvez.

-Tu as l'air d'être timide, gentil, docile, pur et je pourrais cité encore d'autres aspects de ta personnalité. Mais la cerise sur le gateau c'est...il s'approcha et souffla à son oreille, que tu es incroyablement mignon et que je ne peux résister...tu sais quel est mon plus grand défaut ? La patience.


Kyosuke pensait qu'il se sentait tellement étrange qu'il allait tomber dans les pommes. Se souffle chaud contre son oreille...cette voix puissante qui était toujours belle, profonde...cette odeur...Rikuson sentait étrangement bon. Comment cela se faisait-il ? Il ferma les yeux et se sentit ramolir. Leurs joues se frolèrent et Kyosuke sentit de nouveau les lèvres de Rikuson sur les siennes dans un baiser plus doux. C'est vrai qu'il ne se connaissait pas, mais comment pouvait-il résister à cette soudaine douceur de la part de Rikuson ? Celui-ci l'embrassait tendrement, mordillant quelques fois les lèvres du jeune garçon avec gourmendise les lui lèchaient avant de l'embrasser dans le coup, passant doucement une main sous son T-shirt à manches longues. Sa peau était douce et il se plaisa à la caresser puis à l'embrasser, et même à la lècher. Kyosuke respirait avec force, son corps réagissait sans cesse au moindre baiser, à la moindre caresse.


Mais qu'est-ce que je fais ? Je ne peux pas le laisser m'avoir...comme ça...sans résistance...mais il est si doux...c'est si bon...Non, non ! Je ne peux pas tomber dans son jeu, il faut...que je me batte !


Alors, comme Rikuson était légèrement accroupit, le jeune homme mit ses mains sur ses grandes épaules et le poussa mollement, sans force. Celui-ci releva la tête :


-Que se passe-t-il ?

-S'il te...s'il vous plaît, arrêtez. Ne m'obligez pas à coninuer.

-Obliger ? Demanda-t-il faussement surpris, je pensais que tu étais d'accord en voyant ça.


Il montra du doigt le sexe de Kyosuke qui, on pouvait le voir, faisait une bosse à travers le pantalon de toile. L'ayant remarquer, Kyosuke poussa un cri de gêne et de surprise en se pliant en deux, s'entourant de ses bras, ne sachant que faire et n'osant le regarder.


-Ce...ce n'est pas ce que vous croyez...

-Tu peux me tutoyer tu sais ?

-Non ! Dit-il avec une soudaine énergie, je ne peux pas...sinon...je ne sais pas ce qui se passera...


Il était rouge, tremblant, les larmes aux yeux. Ses yeux dorés étaient troubles et ses cheveux châtains clairs étaient en bataille. Décidement, il était vraiment trop mignon ! Il avait plus envi que jamais de le prendre, là, tout de suite, dans le couloir. Mais s'il le faisait, Kyosuke n'allait plus jamais lui adresser la parole et même sûrement l'éviter comme le Diable.

La première fois qu'il l'avait vu, c'était lorsque des domestiques assez costeaux le transportait dans un drap. Pour Rikuson, Kyosuke paraissait léger et il aurait très bien pu le garder dans ses bras et marcher pendant 10 km sans se fatiguer. Le visage paisible du jeune garçon l'avait touché droit au coeur et quelque chose c'était éveillé en lui, quelque chose auquelle il ne s'attendait pas : le désir, le désir de le posséder, qu'il soit entièrement à lui. La Reine était non loin et il était allé lui parler pour lui demander des explications. Apparement, le jeune homme se serait échouer sur la plage sur laquelle elle avait l'habitude de se promener et elle l'aurait sauver. Lorsqu'il disparut derrière la porte d'une chambre, il commença à réfléchir à ce qu'il venait de ressentir, ne réussissant plus à dormir à cause de ça. Cela faisait déjà presque une semaine qu'il y pensait et que le jeune garçon ne se réveillait pas, alors, il se raisonna et se dit que ce qu'il avait ressentit n'était qu'une illusion de sa part et qu'il devait oublier. Mais lorsqu'il formait l'image du jeune homme dans sa tête, il savait très bien qu'il se voilait la fasse : son corps devenait brûlant et il rougissait à l'idée de le voir nu contre lui. Mais lorsqu'il arriva ce cinquième jour à la salle du trône -cela faisait donc cinq jour que Kyosuke était arrivé- et vit que sa Reine était préoccupée, il en demanda la raison.


-Que se passe-t-il ma Reine ? Vous me paressez bien soucieuse. Un problème avec le peuple ? Si ce n'est que cela je peux m'en occuper pour vous.

-Non, ce n'est pas cela Rikuson...le jeune garçon que j'ai trouvé il y a cinq jours sur la plage tu te souviens ?


Alors qu'elle parlait, le valeureux conseiller sentit son coeur chavirer, mais n'en laissa rien paraître et garda son air tranquille.


-Oui, je me souviens, vous sembliez très inquiet pour lui. Et bien ? Qu'il y a-t-il ?

-Ce matin...quand je suis venue le voir...il s'est réveillé !


Son coeur battait fort et il avait envi de prendre la Reine par les épaules et de la secouer pour qu'elle lui dise le plus vite possible ce qui c'était passé mais, avec beaucoup d'effort, il se retint. Il prit un doux sourire decompréhension.


-Et bien, en voilà une bonne nouvelle ! Et vous avez appris quelque chose ?

Allez, dépêche-toi ! Crache le morceau !


A ce moment là, accouder sur le rebord de son trône, son menton dans la pomme de sa main, elle sourit.


-Oui...il s'appelle Kyosuke.

-Vous n'avez appris que ceci majesté ? Je pense qu'il faut se méfier de lui, on ne sait jamais.

-Voyons Rikuson ! Tu crois qu'il serait capable de quoi que se soit dans son état ?

-Quoi ? Demanda-t-il précipitement, qu'a-t-il ?


Elle se redressa, surprise.


-Et bien, tu t'inquiète donc pour lui ? Je ne l'aurais jamais cru, toi qui disais qu'il fallait se méfier de lui il y a à peine quelques secondes...


Il se racla la gorge et reprit comme si de rien était, le regard et le visage sérieux :


-Je ne m'inquiète pas comme vous le penser votre Majesté, c'est juste que c'est un étranger, et j'aimerais savoir le plus vite possible s'il n'a pas, en réalité, de mauvaises intentions à votre égard.

-Humm..., fit-elle d'un air suspicieux, de toute façon, je t'assure qu'il ne me fera rien, et tu ne pourras pas lui souscrire des informations parce qu'il a perdu la mémoire.

-Vraiment ? Savez-vous comment ?

-Je suis une prêtresse Rikuson pas un devin ! Fit-elle remarquée légèrement agacée.

-Oui, dit-il en faisant une gracieuse révérence, veuillez m'excuser de mon impertinance Majesté.

-Ne joue pas à cela avec moi Rikuson ! Tu sais très bien qu'on a passez le cap de "Maître à Valet".


Il fit mine de sourire d'un air contrit.


-Bien, je vais retourner à mes affaires et si vous avez besoins de quoi que se soit que je puisse vous offrir, faites-moi appeler, bonne journée !


Et voilà comment cela c'était passé. Il voulait aller le voir, mais il était sans arrêt dérangé par quelque chose, s'en était désespérant. Mais alors qu'il se prenait une courte pause avant de retourner à son travail, il était là : même de dos, il s'avait que c'était Kyosuke ! Il est vrai qu'il l'avait un peu malmené -rien qu'un peu- mais comment aurait-il pu le convaincre de le suivre ? A présent, il avait pu l'embrasser, le toucher...il trouvait cela tellement exitant !

Alors qu'il se remémorait ses événements, il sourit et s'accroupit près de Kyosuke et entoura les épaules du jeune homme.


-Très bien, j'ai compris. Viens avec moi, je t'offre un rafraîchissement pour me faire pardonner !


Il l'attira à lui et l'embrassa doucement sur la joue.

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