Présentation

Pink Dairy

 J'ai enfin repris les cours le 14 septembre, dans mon IUT de Service et Réseaux de Communication (SRC) à vélizy. Je dois de nouveau prendre les transports en commun T_T
Mais bon, ça va les personnes avec qui je suis sont sympas et j'ai hâte de voir ce que me réserve cette formation.
Voilà, je souhaite donc bonne chance et bonne année à tout le monde !
A la prochaine ! ^^

 



Nouveautés et icônes

-Deux nouveaux chaps de ma fic, sorties de septembre et celles du Japon (28/08/09)

-Deux nouveau chapitre de ma fic (15/09/09)

-Nouvelles sorties françaises,japonaises et deux nouveaux chaps de ma fic (19/09/09)
 -Nouvelles sorties en france et au jap et deux nouveaux chap de ma fic (03/10/09)

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Si vous voulez me donner des conseil ou autre pour mon over-blog voici mon adresse msn où vous pourrez m'envoyer un e-mail:

underworld_fire@hotmail.fr

Voilà, je recevrais ces conseils à bras ouverts! (^_^)/ 

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D.Gray-Man et Compagnie

Voilà un magnifique titre vous ne trouvez pas ? En tout cas je dois vous prévenir tout de suite, je crois que je suis à fond dans D.Gray-Man depuis que j'ai lu le premier tome...pour dire, je les ai même téléchargé, chose que je n'ai jamais faite auparavant...alors je vous conseille de le lire, ce manga est super, un super graphisme avec un scénario du tonnère, je pense que ça pourrait plaire à beaucoup de monde !!! Lisez-le de toute urgence ! 17 tomes sont sortis, je sais que pour l'instant il y en a 18...je mettrais les sorties au fure et à mesure!
Bon, sinon je vais parler de mangas mais aussi de choses et d'autres...alors voilà,amusez-vous bien!^^

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Chapitre 4 : Une belle surprise


Mais que lui voulait Rikuson à la fin ? Se demandait Kyosuke. Bon, il avait perdu la mémoire, certes, mais il n'était ni bête, ni naïf : il savait très bien ce que Rikuson désirait de lui et il le lui avait montré très explicitement tout à l'heure. C'est pour cela qu'il avait clairement refusé l'invitation du conseiller et c'était échappé en courant. Mais il était complètement perdu et il se contenta de trouver un endroit tranquille où se cacher, histoire de se calmer mentalement et même...physiquement. Il s'était assit dans un coin, ses genoux ramenez contre sa poitrine, ses bras les entourant. Il reprenait son souffle et ses esprits, puis il laissa retomber sa tête contre le mur duquel il était assit.


Mais il est tout de même fou ce type. M'embrasser et puis me toucher...comme ça...


Il commençait à revoir la scène et elle était incroyablement érotique. Il releva brutalement la tête, rouge jusqu'aux oreilles en se maudissant à voix haute :


-Mais qu'est-ce qui ne va pas chez moi ? Je deviens fous ou quoi ? C'est ce type, il m'a fait perdre la tête ! J'ai déjà assez de problèmes comme ça !


Un bruit de pas le fit taire et il se ratatina dans on coin en espérant que la personne qui se rapprochait n'était pas Rikuson et qu'on ne le verrait pas dans cet état un peu...particulier. Soudainement, un visage apparut devant lui et il tomba sur le côté en poussant un cri de surprise mélanger à de la peur. Cela avait été si soudain, mais il se calma lorsqu'il vit que la personne qu'il avait en face de lui n'était autre qu'Alexandra qui lui demanda :


-Et bien Kyosuke, je suis contente que tu sois réveiller, j'étais vraiment inquiète pour toi tu sais ? Et tu as même mis les vêtements que je t'ai laissé, c'est très bien ! Est-ce que ça va ?


Il mit une main sur son coeur, respira profondément, se releva et ricana.


-Oui, oui, ça va merci. Vous êtes apparus si soudainement que j'ai eu peur.

-Excuse-moi, c'est de ma faute. Mais tutoie-moi s'il te plaît, ça me ferait plaisir !

-Pourquoi ? Vous êtes une Reine et moi un pauvre homme égarer...

-Allons, ne fait pas ton timide Kyosuke ! Mais bon, très bien, si tu ne veux pas me tutoyer, fais comme bon te semble. Tu dois avoir faim, cela fait longtemps que tu n'as pas dû mangé. Suis-moi, justement, c'est l'heure du repas.

-Ah, oui, merci...


Il est vrai que maintenant qu'il y pensait, il sentait que son ventre était vraiment vide. Le sourire aux lèvres, Alexandra commença à avancer et le jeune garçon la suivi, regardant autour de lui de nouveau pour explorer le château. Le sol était soit du parquet lisse, soit du carrelage qui faisait une mosaïque. Ils montèrent des escaliers de marbres, mais il remarqua qu'il y en avait également en bois ou en pierre.


-Les matériaux sont très diversifiés ici...fit-il remarquer.


Elle se retourna à moitié pour le regarder tout en avançant.


-N'est-ce pas ? J'aime que les choses changent, surtout dans un grand château comme celui-là, il faut bien de la diversité !


Ils arrivèrent à des portes devant lesquelles se trouvaient deux femmes, sûrement des servantes. Elles ouvrirent les magnifiques portent en chêne sculpter et ils se retrouvèrent dans ce qui semblait être une salle à manger. C'était démesuré ! La salle était immense, de grands tableaux étaient accrochés aux murs, il y avait une cheminée, deux autres grandes portent en chêne, une autre plus petite, plusieurs fauteuils avec une table basse qui semblait être faite d'or et une table longue de plusieurs mètres qui faisait rappeler la table basse. Les chaises paraissaient confortable, le tissu était doux et blanc, avec une décoration florale de couleur. Kyosuke resta sur le seuil de la porte, interloqué, pendant qu'Alexandra continuait son chemin tranquillement. N'entendant pas de bruits de pas derrière elle, elle s'arrêta, se retourna et lui sourit en voyant sa réaction.


-Même si tu ne sais plus ton passé, je suis sûre que tu n'avais encore jamais vu un tel endroit, mais tu sais, il y a bien d'autres pièces qui sont encore plus magnifiques que celle-ci.


Kyosuke déglutit péniblement et fit de gros yeux.


-C'est...c'est vrai ?


En guise de réponse, elle se mit à ricaner.


-Quelle expression ! Tu ressembles vraiment à un enfant !


Celui-ci se renfrogna.


-Et bien on peut dire que j'en suis à moitié un, je suis sur le chemin pour devenir un homme. Je me suis rappelé de mon âge, j'ai dix-sept ans.

-Dix-sept ans ? Fit-elle avec un sourire, je suis plus vieille que toi : j'en ai dix-neuf.


Ils s'assirent, les servants avancèrent leurs sièges, mirent leurs couverts et servirent le repas. Kyosuke attendit, les mains entre ses jambes, le regard porter inexorablement vers son assiette remplie de bonnes choses : de la viande, des légumes entourés de sauces...tout avait l’air délicieux ! Il en salivait d’avance et être devant ce repas lui faisait ressentir sa faim. Alexandra sourit et désigna les plats d’un geste de la main :


-Tu peux manger Kyosuke, je sais que tu dois mourir de faim, je t’en prie, ne te prive pas !


Il ne se le fit pas redire deux fois. Il prit une des nombreuses fourchettes un peu au hasard, fit de même avec les couteaux et commença à manger par grosses bouchées. La Reine, à côté de lui, restait digne comme à son habitude : elle était bien droite sur sa chaise et tenait avec élégance ses couverts, un sourire sur les lèvres. Au moins, le repas fit oublier quelques merveilleux instants les problèmes de Kyosuke. Rapidement, il finit son assiette et on le resservit. Il finit sa deuxième assiette avec plaisir, mais refusa ensuite avec un petit sourire une troisième portion. Il mit une main sur son ventre en se laissant tomber vers le fond de la chaise en prenant un air heureux :


-Je me sens mieux !

-Je suis heureuse pour toi !


Elle lui souriait, les coudes sur la table, les deux mains l’une par-dessus l’autre, le menton poser délicatement sur le tout. Elle souriait toujours et elle s’amusait à regarder le jeune garçon. Puis elle prit un air plus sérieux, alors que les servants apportaient le dessert :


-Bon, j’aurais voulu ne pas en parler, mais il vaut mieux le faire, on ne va pas faire comme si de rien était pendant des mois…


A ses paroles, Kyosuke se redressa sur sa chaise et commença à manger son dessert à petite bouchée tout en regardant Alexandra, pendant qu’elle faisait de même.


-Tout d’abord, il faut que je sache si tu veux rester ici.

-Et bien, si ça ne vous dérange pas oui, je n’aurais aucun autre endroit où aller de toute façon à l’extérieur.

-Bien. Alors, si c’est le cas, je dois te poser une question, de la part de mon conseiller…


A ce moment, le corps de Kyosuke se tendit à l’extrême, il sentit ses joues s’enflammer : « Je suis un des conseillers de la Reine», avait-il dit…mais il y en avait plusieurs, alors pourquoi pensait-il à Rikuson alors qu’elle ne l’avait même pas clairement désigné ? Surtout que son corps réagissait d’une manière étrange. La scène lui revint en mémoire : lui, chaud et tremblant et Rikuson, ses mains fermes et douces parcourant doucement son corps…Non ! Mais pourquoi pensait-il à cela ? Il secoua intérieurement la tête et revint au moment présent :


-Je ne sais pas si tu te souviens de quelque chose et même si c’était le cas, je me demande si tu me le dirais, mais je dois tout de même te poser la question car, je sais que tu es honnête. Mon conseiller voulait savoir si tu avais une quelconque mauvaise pensée à mon égard.


Il fronça les sourcils.


-C’est-à-dire ? Je ne vois pas de quoi vous parlez.


Elle sourit et mit sa main sur la sienne.


-Ne t’inquiète pas, ce que tu viens de dire est suffisant.


Il la regarda d’un air interrogateur, mais elle ne dit rien de plus à se sujet et elle finit son dessert. Il fit de même mais, quelque chose le perturbait pendant que le silence c’était installé entre Alexandra et lui. : pourquoi n’avait-il ressentit aucune gêne lorsqu’elle lui avait touché la main ? Une femme telle qu’Alexandra aurait dû lui faire ressentir quelque chose, mais non, il n’avait rien ressenti. Il s’en inquiéta. Le soleil était complètement couché à présent et toutes les lumières étaient allumées, aussi bien d’intérieur que d’extérieur. Après le dîner, ils allèrent faire un tour dans le château. Elle lui présenta rapidement les salles les plus importantes à savoir la salle du trône, s'il avait besoin d’elle au cas où pour quelque chose, la salle de bain et d’autres petites salles. Lorsqu’elle présenta le bureau de son conseiller qu’elle nomma Rikuson, il s’arrêta quelques instants et rougit, mémorisa l’endroit en se demandant pourquoi puis reprit son chemin. Alors qu’ils prenaient encore un autre couloir, il dirigea son regard vers une porte où se trouvaient deux épées croisées. Intarissablement, il se rapprocha vers la porte, comme attirer par quelque chose, comme si, pendant quelques instants, il n'avait plus possession de son corps. Il mit la main sur la poignet de la porte. Alexandra l'appela, mais il ne l'entendit pas, sa voit était comme un bruit de fond léger. Il entra, la pièce était illuminée et des dizaines et même des centaines peut-être d'armes étaient rangées le long des murs de la grande salle faite d'un sol plus mou pour amortir les éventuelles chutes. C'était pour s'entraîner au maniement des armes et il y en avait vraiment de toute sorte : de grosses épées, d'autres plus longues et plus fines, ou encore des lances...il ne reconnaissait même pas la plupart des armes présentes dans la pièce, c'était presque une exposition. Il alla vers le fond de la salle, se sentant de plus en plus attirer par quelque chose dont il ne connaissait pas la provenance, il était comme dans un état second. Il regarda quelques instants les épées qui étaient devant lui et tout son être réagit lorsque son regard se posa sur le manche d'une arme qui représentait un dragon d'argent enroulé sur lui-même. Doucement, il tendit sa main vers l'épée et l'empoigna : une étrange chaleur parcourut alors son corps et il se sentit bien. Mais que pouvait bien signifier cette épée pour lui ? Avoir choisi une telle épée, surtout au milieu de toutes les autres, ça ne pouvait pas être une coïncidence ! Le destin ? Il ne le savait pas. Il la souleva devant lui et le cri assourdissant d'une voix de femme le ramena à la réalité : c'était la Reine, rouge et essouffler à force de l'avoir appelé. Voyant qu'il revenait enfin sur terre, elle lui demanda sur un ton de reproche :


-Mais qu'est-ce qui te passe par la tête ? On aurait dit que tu étais carrément dans un autre monde !


Elle croisa les bras et scruta son visage. Il lui répondit, en rougissant de honte.


-Excusez-moi, je ne sais pas ce qui m'a pris...c'était comme si...mes gestes étaient effectués par quelqu'un d'autre.


Voyant le regard de la Reine poser sur lui avec suspicion, il mit une main derrière la tête et se mit à rire.


-Enfin, ça paraît vraiment étrange tout de même !


Elle haussa les épaules et sourit. Elle se dirigea vers les rangées d'épées et en prit une au hasard. Kyosuke mit la tête sur le côté, l'air interrogateur :


-Qu'est-ce que vous faites ?

-Un test.

-Quoi ? Un test ? Pourquoi ?

-Pour vérifier quelque chose.


Alors, sans prévenir, elle fonça sur lui, l'épée en avant, courant malgré sa robe qui devait la ralentir. Prit au dépourvut, il mit son épée en travers de celle de la Reine, paniqué :


-Mais qu'est-ce que vous faites ? Ca va pas ? Vous voulez me tuer ou quoi ?


Elle ne répondit pas et continua ses attaques comme une furie : Kyosuke les parait toutes sans exception, son corps bougeait naturellement et ne faisait jamais de gestes inutiles. Il trouva une faille et contre-attaqua, faisant reculer Alexemdra de quelques centimètres. Elle abaissa son épée, le sourire aux lèvres alors que le jeune homme en face d'elle était cramponné au manche, légèrement essouffler, les pieds écartés.


-Bien, le test est fini.


Il se détendit, la regarda avec incompréhension et se remit droit.


-Vous allez m'expliquer oui ? Demanda-t-il avec une pointe d'agacement dans la voix.

-Mais oui ! S'il te plaît ne t'énerve pas !


Elle lui sourit, puis son regard devint sérieux ainsi que l'intonation de sa voix.


-Je suis sûre d'une chose : tu n'es pas un débutant pour ce qui concerne l'épée, tu es très bon même. Tes mouvements sont simples, rapides, efficaces et avec peu d'ouvertures. Mais ce qui me dérange, c'est que pour ton niveau, tu n'as pas un physique aussi développé qu'il aurait dû l'être. Ne te vexe pas, tu as un très bon physique, mais...

-Oui, ne t'inquiète pas, la coupa-t-il doucement pour l'apaiser, je comprends ce que tu veux dire. Le problème, c'est que je ne me souviens absolument pas d'avoir déjà combattu à l'épée, ça ne me dit vraiment rien.

-Ta mémoire te fait défaut, alors je ne sais pas si tu pourras t'en souvenir ou pas un jour. J'espère que tu retrouveras ton passer.


Ils se regardèrent quelques instants, en silence avant que Kyosuke ne reprenne la parole.


-Mais j'avais bien l'impression que vous non plus, ça ne faisait pas la première fois que vous touchiez une épée. Comment cela se fait-il ?

-A ça ? J'étais destinée à être Reine car, mon père n'avait eu d'autre descendance et de toute façon j'étais l'aînée donc il était sûr que je succèderais au trône. Donc, depuis l'âge de neuf, on m'a formé à l'art de l'épée, pour que je puisse toujours me défendre moi-même en cas de besoins, mais c'est vraiment d'extrême urgence dans ce cas.

-Ah bon...je comprends.


Ils gardèrent le silence encore pendant quelques secondes avant que le jeune garçon demande d'une voix timide, s'éclaircissant la gorge :


-Euh, je ne sais pas si je peux mais...est-ce que je pourrais...garder cette épée ?


Elle le regarda avec étonnement. Il ne savait pas vraiment où se mettre et il serrait le manche de son épée avec une telle force que les jointures de ses doigts étaient devenues blanches. Enfin, elle lui sourit gentilment avant de répondre d'une voix douce et conciliante :


-Oui, bien sûr, si ça te fait plaisir. Tu vois bien qu'il y en a des centaines ici, alors je pense que ce n'est pas très grave si tu en prends une avec toi...de plus, je pense et je vois bien que, même si tu ne t'en souviens pas, cette épée a une importance spéciale pour toi.


Un sourire rayonnant s'afficha sur le visage de Kyosuke :


-Oui ! Merci beaucoup !

-Il n'y a vraiment pas de quoi.


Elle se détourna pour qu'il ne la voit pas rougir : bon sens, il était vraiment trop mignon ! Reprenant le contrôle d'elle-même en respirant doucement et intensément, elle se retourna vers Kyosuke avec toujours ce même sourire afficher sur ses lèvres :


-Et bien, je crois qu'il est temps d'aller se coucher ! Demain, je ferais venir ma couturière et tu auras de beaux vêtements.

-Très bien, répondit-il simplement, merci beaucoup pour votre gentillese !


Et lorsqu'il retourna dans sa chambre, aux anges, il se mit à rêver de Rikuson et de lui, tous deux nus, enlacés l'un l'autre et ayant une liaison passionnée.

Chapitre 5 : Un nouveau souvenir après une première fois

 

Kyosuke se réveilla le lendemain en trombe et écarlate. Sa respiration était intense et irrégulière, il se passa une main sur le visage : un tel rêve entre Rikuson et lui...pourquoi avait-il rêvé de cela ? C'était insencé. Ses parties génitales étaient complètement exitées ce qui le faisait se sentir mal et honteux. Il ramena ses jambes près de lui et posa son menton sur ses genoux, regardant le fond de la pièce en se pinçant la lèvre inférieure. Puis son regard se reporta sur l'épée adosser au mur non loin de lui. Il la prit, la scruta de nouveau, mais aucun souvenir ne lui revint en mémoire et il l'a reposa à son emplacement initial, légèrement déçu. Il était nu sous ses draps et il se leva pour s'habiller. Alors qu'il finissait de passer par-dessus sa tête son T-shirt marron à manches longues, quelqu'un frappa à la porte et entra : c'était Alexandra qui lui souriait :

 

-Ah, je vois que tu es réveillé, très bien. J'ai quelque chose de prévu pour toi, mais cela ne sera qu'après un bon petit déjeuner. Tu es prêt ?

 

Kyosuke se souvint de la veille où il avait vu la Reine qui paraissait si fragile montrer toute sa férocité à l'épée. Il mit ses événements dans un coin de sa tête avant de lui rendre son sourire et de répondre en s'avançant vers elle :

-Oui il n'y a pas de problème, je suis prêt. Mais qu'est-ce que vous avez prévu pour moi ?

 

-C'est un secret ! Fit-elle en posant son index sur ses lèvres en lui souriant de plus belle, faisant légèrement découvrir ses dents blanches.

 

Ils allèrent jusqu'au salon en parlant de tout et de rien, laissant de côté ce qui c'était passé la veille. Kyosuke faisait peu à peu connaissance avec le personnel et la Reine, maintenant qu'il avait perdu la mémoire, il voulait se faire de nouveaux souvenirs, les meilleurs possible jusqu'à ce que peut-être, un jour, ses vrais souvenirs reviennent d'eux-même.

Le repas se passa sans encombre, mais Kyosuke se demandait ce que lui préparait la Reine. Une fois le petit déjeuner, qui était délicieux d'ailleurs, finit, ils partirent de la salle à manger et il demanda une nouvelle fois :

 

-Alors ? Qu'est-ce que vous préparez pour moi ?

 

Elle lui sourit et le prit par la main, l'entrainant à sa suite.

 

-Suis-moi et tu verras !

 

Ils passèrent de nombreux couloirs et il reconnut entre temps les portes en chènes magnifiquement sculptées de la chambre d'Alexandra qui étaient bien évidemment fermées. Ils tournèrent au prochain croisement à droite et quelques mètres plus loin, ils s'arrêtèrent devant une porte que Kyosuke observa quelques instants en fronçant les sourcils.

 

-Comment faites-vous pour vous retrouvez dans un endroit pareil ? Les portes se ressemblent toutes !

 

Elle ne put s'empêcher de pouffer en commençant à entrer

:

-Et bien, j'ai vécu ici depuis que je suis toute petite !

 

-Je vois...

 

Ils entrèrent dans la pièce et Kyosuke fut étonné de voir ce qu'il y avait de l'autre côté : une domestique, sûrement une couturière, se trouvait bien droite à côté d'un mannequin qui portait de magnifique vêtement de sois, de lins et de coton. Ils étaient de couleurs beige, marron ou bien encore pourpre. Le haut laissait complètement les bras et même les épaules à l'air libre, il était moulant et se finissait avec des triangles à chaque coin. Le bas était un pantalon bouffan qui s'arrêtait aux genoux, des bottes avec de grosses semelles remplaçant la fin du pantalon. Il était éberlué et restait bouche bée. Alexandra était à ses côtés, toute joyeuse de sa réaction et croisait les mains derrière son dos en se balançant sur ses pieds d'avant en arrière. Après quelques secondes, elle ne put s'empêcher de lui demander ce qu'il en pensait, même si le visage du jeune homme le lui montrait déjà :

 

-Alors ?

 

-C'est...c'est fantastique ! C'est pour moi ?

 

-Bien évidemment ! Il a été fait sur mesure pour toi. Je suis contente qu'il te plaise !

 

-Mais pourquoi ?

 

-Tu méritais tout de même mieux que des vêtements simples comme ceux que je t'ai donné, ceux-ci te mettront bien mieux en valeur. Aller, essaye-le ! J'ai hâte de te voir dedans !

 

-Merci ! C'est vraiment trop gentil, il ne fallait pas !

 

-Alors c'est quoi cette main ?

 

En effet, Kyosuke c'était déjà approché du mannequin pour prendre les vêtements. Il rit nerveusement en s'ébourrifant les cheveux, rougissant.

 

-Ah, ah, ah ! C'est que...je ne peux tout bonnement pas refuser ce si beau cadeau !

 

-Aller dépêche toi de l'enfiler ! Il y a une pièce au fond où tu peux te changer !

 

-Oui, oui ! S'écria-t-il en courrant vers la porte désignée, ses nouveaux vêtements sous le bras.

 

Il se regarda dans le miroir après les avoir passés : le costume était vraiment fait pour lui. Il se regarda sous toutes les coutures et admira le travail rendu par la couturière. Ainsi, ses yeux dorés ressortaient beaucoup plus. Il parraissait encore plus mince, mais il regrettait que ses bras parraisse si maigre. Il ferait de l'exercice, il s'entraînerait à l'épée avec grand plaisir. Lorsqu'il sortit de la pièce, Alexandra était de dos, puis elle se retourna en l'entendant. Elle leva son regard vers lui et se retint d'ouvrir grand la bouche, se défendant de rougir devant Kyosuke. Elle prit un ton de plaisanterie :

 

-Whoua ! Par la Déesse tu es vraiment superbe ! Il est fait pour toi !

 

-C'est vrai ? Merci, je trouve que ce costume est vraiment éblouissant moi aussi.

 

Quelqu'un frappa alors à la porte, entra et salua la Reine. Celle-ci se retourna vers l'intrus en lui demandant d'une voix douce :

 

-Oui ? Que se passe-t-il ?

 

-Ma Reine, je vous demande pardon de vous dérangez mais on a besoins de vous à la salle du trône, c'est pour une affaire urgente.

 

Elle se retourna vers Kyosuke, tout sourire :

 

-Ah, excuse-moi, le devoir m'appelle !

 

-Bien sûr ! Je ne veux pas vous retenir de vos obligation et encore merci pour tout ceci.

 

-Mais ne t'inquiète pas, ça me fait très plaisir ! Alors à bientôt, on se reverra sûrement au dinner !

 

-D'accord.

 

Puis elle passa la porte et partit, le valet marchant derrière elle. Bon, qu'allait-il faire à présent ? Il remercia la couturière qui sembla rougir avant de errer dans le château. Peut-être qu'il pouvait s'entraîner dès maintenant ? Faire quelques mouvements, voir si cela lui rappelait quelque chose ? Alors qu'il marchait et rêvassait, il se cogna contre quelqu'un et poussa un léger cri de surprise. Il leva les yeux vers la personne en question et blanchît tout en rougissant, d'une telle manière qu'on se demandait de quelle couleur son visage était réellement. En face de lui se trouvait Rikuson qui sortait de son bureau et qui le détaillait des pieds à la tête de son regard bleu magnifique. Sa profonde voix grâve le fit sursautter :

 

-Et bien, tu es encore mieux comme ça, je dois dire que tu es bien plus attirant.

 

Kyosuke détourna le regard et serra les points : que devait-il faire ? Partir en courrant ? Mais ce n'était pas polis...ah ! Au Diable les polittesses ! Si Rikuson s'approchait trop près de lui, c'est ce qu'il ferait, décida-t-il. Alors qu'il se fesait cette réflexion, Rikuson le prit par le poignet, le tira à l'intérieur de son bureau, referma la porte et le plaqua contre celle-ci tout en l'embrassant à pleine bouche, emprisonnant les poignets de Kyosuke dans ses mains, les coinçants vers la hauteur de la tête de Kyosuke. Instinctivement, il ferma les yeux et devant cet assaut de désir et de passion, il ne put résister, s'offrant à son aissaillant. Puis il essaya de parler, mais il avait déjà de la peine à respirer :

 

-Non...attendez...laissez-moi...

 

Mais Rikuson ne s'arrêtait pas et il embrassa le cou du jeune homme tout en le laîchant.

 

-Non, je ne m'arrêterais pas cette fois, tu es trop mignon, je ne peux pas m'arrêter...

 

Il commençait déjà à ouvrir avec des gestes avides la sorte de chemise de Kyosuke, tout en parcourant son corps avec des baiser et avec sa langue. Kyosuke n'arrivait même plus à tenir debout, ses jambes tremblaient. Son corps répondait instinctivement et était avide des caresses de Kyosuke, néanmoins son esprit était en contradiction :

 

-Non...je ne peux pas...ah...!

 

Il poussa un gémissement de jouissance qui lui échappa lorsque Rikuson caressa son sexe avec sa langue. Il était rouge de gêne et de honte, il se mit une main devant la bouche et des larmes coulèrent de ses yeux. Rikuson attrapa alors sa main et baisa sa paume tout en lui disant de sa voix profonde et enivrante :

 

-Non, si ton corps te dit de crier, fais-le.

 

Puis il reprit son exploration, caressant et laîchant de plus belle les parties intimes de Kyosuke qui étaient tendu par l'excitation. Il multiplia ses nombreuses caresses et Kyosuke ne put s'empêcher de pousser un gémissement de plaisir avant d'éjaculer et que son sperme ne vienne salir le beau visage de Rikuson. Kyosuke mit le dos de sa main devant sa bouche, essoufler :

 

-Pardon...je n'aurais pas dû te laisser faire...

 

Rikuson se nettoya le visage et prit la main libre du jeune garçon en lui souriant.

 

-Non, c'est de ma faute, je suis désolé de te faire subir mes fantasmes.

 

Kyosuke ne put rester debout plus longtemps, ses jambes tremblantes ne purent continuées à le soutenir et il s'affala sur le sol, contre la porte. Il détourna le regard et avoua également de son côté rougissant :

 

-Je...j'ai rêvé de toi hier...et de...moi aussi...on était tous les deux...

 

Le sourire de Rikuson s'agrandit et il s'approcha de son amant :

 

-Je vois.

 

Il l'embrassa et leurs langues se mêlèrent. Pourquoi n'avait-il et ne faisait rien pour l'en empêcher ? C'était la question que Kyosuke se posait en ce moment. Et bien, tout bonnement parce que c'était trop bon. Chaque caresse que lui avait prodigué Rikuson avait fait trembler son corps tout entier, il se sentait faible face à lui.

Le beau brun, tout en continuant son baiser le fit s'allonger par terre et Kyosuke demanda alors qu'ils s'embrassaient, sa voix semblant contrarié et inquiète :

 

-Qu'est-ce que tu fais ?

 

-Tu vas voir, je suis sûr que ça ne te déplaira pas...

 

Alors que le jeune homme se demandait de quoi il s'agissait, Rikuson enfonça un doigt dans son postérieur. Le jeune garçon l'écarta d'une main, rougissant et s'exaclamant alors que Rikuson continuait :

 

-Mais...? Ah ! Non...pas là...ah...arrête !

 

Mais ses paroles ne faisaient qu'agrandir le désir qu'éprouvait Rikuson pour son amant. Il tourna son doigt à l'intérieur du corps de Kyosuke qui était tendu, le faisait sortir et rentrer en lui demandant calmement :

 

-Ca va ?

 

Le jeune garçon releva son visage vers Rikuson, il était en nage, les yeux remplis de larmes et il tremblait, son souffle était fort et il poussait de faible gémissement de plaisir.

 

-O...oui...réussi-t-il à affirmer, même si c'était légèrement à contre coeur.

 

-Bien, alors, passons aux choses sérieuses.

 

-Hein ? C'était pas encore sérieux ?

 

Rikuson le fit se recoucher sur le sol avec un sourire coquin et écarta les jambes de Kyosuke tout en retirant son doigt. Il prit un air désolé :

 

-Pardon, mais ça va s'en doute te faire un peu mal.

 

-Hein ? Fit-il de nouveau, mais qu'est-ce que tu...?

 

Puis, s'en s'y attendre, Rikuson le pénétra et il poussa un cri de douleur mélanger à du plaisir. Il fit des aller et retour tout d'abord régulier, puis de plus en plus rapideau fur et à mesure que l'extase augmentait. Kyosuke avait l'impression qu'il brûlait de l'intérieur, mais son corps était tendu à l'extrême , fou de désir et répondant à la passion de son amant. Il s'accrocha à la chemise noire de Rikuson et l'attira à lui, cherchant sa bouche. Bientôt, leurs langues se rejoignirent de nouveau et ne firent qu'un, tout comme leur corps. Le jeune homme entendit le souffle rauque de son compagnon, ses gémissements de jouissance avant de sentir l'érection de Rikuson à l'intérieur de son corps, alors que la sienne venait se finir sur son ventre et celui de son amant. Il se retira et ils essayèrent de reprendre difficilement leur souffle, leurs corps étaientt en sueur et les yeux de Kyosuke étaient tellement remplis de larmes qu'il voyait trouble. Rikuson se laissa tomber sur lui et sentir son poids, son souffle et la chaleur de son corps le rassura, ne sachant pourquoi.

Kyosuke se sentait bien, détendu, mais à présent il sentait une douleur dans son estomac, et il ne pouvait plus bouger.

Rikuson se redressa et lui demanda, visiblement inquiet :

 

-Ca va ?

 

Le jeune homme fit un faible sourire :

 

-Oui, ne t'inquiète pas pour moi, je vais bien...

 

-Tiens, au fait, tu me tutoies maintenant...

 

Il se mit à rougir en détournant le regard.

 

-Oui c'est vrai...

 

Le beau brun en face de lui l'observa de ses beaux yeux bleus avant de l'embrasser.

 

-Si tu as mal, j'attendrais tout le temps qu'il faudra pour que tu te sentes mieux.

 

-Oui...merci...de toute façon c'est un peu à cause de toi, tu m'as vraiment pris au dépourvu.

 

Mais qu'avait-il fait ? Ce demandait Kyosuke. Etait-ce une erreur ? Mais il n'y avait sûrement pas de conséquence à ce qu'il avait fait, il ne voyait pas en quoi il pouvait regretter d'avoir passé de merveilleux moments de jouissance et c'était sans doute la première fois pour lui...néanmoins, il ne c'était même battut, il se décevait lui-même. Ce qu'il avait fait avec Rikuson était inconsidéré, ils l'avaient fais sur un coup de tête et ça, c'était une erreur. Ils ne se connaissent pas tellement après tout.

 

-Kyosuke ? L'appela Rikuson.

 

-Oui ?

 

-Je crois que je t'aime.

 

Il se mit à rougir et ne sut comment réagir. Que répondre ? Il ne put réfléchir plus longtemps à la question car une vif douleur le frappa à la tête, comme la première fois où un souvenir lui était apparut. Un flash survint, une jeune fille devant lui, rougissante, les yeux abaissées lui avouant qu'elle l'aimait...il connaissait cette personne, il en était certain, c'était une personne importante pour lui mais...quel était son nom ? Pourquoi ne parvenait-il pas à se le rappeler ? Allait-il s'évanouir ? Ce n'était pas le moment, mais c'était pourtant les paroles du conseiller qui l'avait fait réagir et remonter se souvenir. Son visage était crispé par la douleur et il poussait quelques gémissements, appuyant sa main contre sa tempe. Rikuson lui saisit le poignet et tourna le visage de Kyosuke vers lui :

 

-Eh ! Qu'est-ce que tu as ? Eh !

 

Le jeune homme entendit la voix de son compagnon l'appelant et la douleur cessa. Il se détendit, cligna des yeux et se força à lui sourire en lui parlant d'une voix douce pour le rassurer :

 

-Ne t'inquiète pas, ce n'est rien du tout...mais tu me fais mal Rikuson...

 

En effet, le conseiller enserrait trop son emprise et il le lâcha précipitament pour le prendre aux épaules et le regarder dans les yeux.

 

-Tu es sûr ?

 

-Oui, ne t'inquiète pas, ce n'était vraiment rien...

 

Rikuson le regarda encore quelques instants, suspicieux, puis il haussa les épaules d'une manière indiférente.

 

-Très bien, si tu ne veux pas me le dire, c'est ton problème.

 

Il prit Kyosuke dans ses bras qui restait perplexe face à cette soudaine froideur et il s'approcha d'un beau canapé en sois dorée. Le jeune homme riposta en s'agitant malgré la douleur qu'il ressentait.

 

-Mais ne me pose pas ici imbécile ! Je vais salir !

 

-Je m'en moque ! Je préfère que tu sois sur quelque chose de confortable plutôt que sur le sol !

 

«On a pourtant fait l'amour sur le sol...», pensa Kyosuke au même moment alors que Rikuson continuait à parler :

 

-Et puis, tout ce qui vient de toi ne peut pas être salissant !

 

C'était un peu vieux jeu, mais gentil et il rougit sous le compliment. Il pensait que Rikuson allait le coucher sur le canapé mais apparemment, il en avait décidé autrement : il s'assit sur le canapé en premier avec Kyosuke dans les bras, puis le fit s'installer sur ses jambes. Le beau brun avait encore sa chemine noire mais plus de pantalon, d'où le malaise que ressentait Kyosuke dans cette position. Qui ne l'aurait pas été ? Néanmoins il aimait ressentir les mains de Rikuson sur son corps nu.

Chapitre 6 : Le commencement

 

Kyosuke était en train de se ballader dans la rue et comme d'habitude, rêvassant et rougissant à propos de ce qui c'était passé la veille :

 

Cela avait mis du temps avant qu'il n'est plus mal et il s'était longuement plein, mais Rikuson, sa tête dans le creux de son cou, l'avait écouté et n'avait fais aucune remarque sur celles-ci mis à part des phrases douces :

 

-Si c'est comme ça à chaque fois, je ne veux plus le faire avec toi !

 

-Ne t'inquiète pas, tu vas t'habituer et puis je ne pourrais pas résister à refaire l'amour avec toi et toi non plus. Te voir si faible et t'offrir à moi m'a complètement rendu fou de ta personne.

 

-Tu n'as donc pas de travail ? Je te dérange, va travailler !

 

-Mais non, tu ne me déranges pas...et puis, je préfère largement te garder dans mes bras que de travailler.

 

-Ce n'est pas la question ! Alexandra avait été demandée pour une affaire urgente, tu ne devrais pas aller la voir et être avec elle comme tu es son conseiller ? De plus on s'est percuté alors que tu sortais de ton bureau !

 

-Tu ne veux donc pas rester ainsi avec moi ? Lui demanda-t-il d'une voix faussement triste tout en lui mordillant le lobe de l'oreille.

 

Kyosuke c'était alors laissé tomber contre lui, croisants les bras et regardant obstinément le plafond.

 

-Ce n'est pas ça, seulement...je ne suis pas très à l'aise dans cette position...

 

Il rougit et Rikuson eut un sourire en coin.

 

-Pourtant, il n'y a pas de quoi. Je te l'ai dit, j'attendrais que tu n'ai plus mal et donc je ne bougerais pas et toi non plus tant que ce ne sera pas le cas. Donc, dépêche-toi d'aller mieux.

 

Tient ? S'inquièterait-il pour lui ? Après tout, il n'était pas insensible pensa le jeune homme.

 

-Oui...répondit timidement Kyosuke.

 

Et ils avaient attendu, le beau brun continuant ses petites caresses, s'emprègnant de son odeur, de son être tout entier. Rikuson le raccompgna jusqu'à sa chambre puis ils durent se quitter. Ils s'embrassèrent une dernière fois avant que Kyosuke ne referme précipitemment la porte, rouge, au nez d'un Rikuson ravit. Il s'adossa sur la surface de bois et se laissa glisser contre elle avec un soupir, puis se mit une main sur le ventre et ferma les yeux. Il devait prendre une douche. C'est donc ce qu'il fit. En tout cas, par chance, ses nouveaux vêtements n'avaient pas été salis, voilà une bonne nouvelle.

Lorsqu'il finit de se laver, il alla chercher son épée pour faire quelques mouvements, il se demandait jusqu'où allait ses connaissances. Ses gestes étaient fluides, mais il savait très bien au fond de lui-même qu'il ne connaissait rien sur l'art de l'épée, que c'était plutôt une sorte de «don». Il s'assit sur un banc en face d'une jolie fontaine et regarda son épée jusqu'à ce que le soleil se couche. Il rentra ensuite dans sa chambre en soupirant, repensant à la jeune fille qu'il avait vu dans son flash. Etaient-ils amis ? Si c'était le cas il devait la retrouver, et peut-être que, lorsqu'il serait en face d'elle, il retrouverait la mémoire, tous ses souvenirs perdus. Il avait la possibilité de les retrouver et il ne pouvait donc pas rester au château éternellement, il le savait. Lorsqu'il arriva dans sa chambre, il faisait déjà noir et il se mit à avoir faim. Il devra attendre que la Reine vienne le chercher, il lui ferait alors part de ses pensées sans aucune crainte. Il s'assit sur son lit et regarda le ciel étoilé par l'encadrement de sa fenêtre qu'il avait ouvert. Il n'y avait pas de lumière, il faisait bon dehors. On frappa à la porte, ce qui le retira de sa rêverie : Alexandra passa la moitié de son corps fin dans la pièce et sourit à Kyosuke.

 

-Excuse-moi d'avoir été aussi longue. On va manger ?

 

Kyosue lui rendit son sourire en se levant.

 

-Oui, allons-y, je meurs de faim.

 

Alors qu'il était devant son assiette, il se demandait finalement comment il allait aborder la chose : cette personne l'avait sauvée, offert un gîte, un couvert et même de somptueux vêtements, comment pouvait-il partir ? Mais il voulait retrouver sa mémoire, c'était très important pour lui. Il serra sa fourchette dans sa main et la Reine sembla le remarqua. Elle lui demanda, inquiète :

 

-Que se passe-t-il ?

 

-Euh...et bien...je ne sais pas très bien comment le dire.

 

Elle posa doucement ses couverts, posa ses coudes sur la table, croisa les mains et posa son menton par-dessus en lui souriant et lui parlant doucement.

 

-Allons, fais-moi part de tes tourments, je ne vais pas te châtier, je ne pourrais pas.

 

Il déglutit péniblement.

 

-Et bien, je suis réellement désolé et ça me rend triste moi-même mais...je ne peux pas rester ici finalement.

 

Elle prit un air et une voix étonnés :

 

-Pourquoi ?

 

Il ajouta précipitamment :

 

-Ce n'est pas de votre faute bien sûr, vous avez été plus que formidable mais...je sais que je peux recouvrer la mémoire, mais si je reste ici, ça me sera impossible. C'est pourquoi j'ai décidé de partir, disons...en voyage. Je vais voyager à travers le pays et le monde afin de retrouver toute ma mémoire. C'est mon souhait.

 

Elle le regarda quelques instants, silencieuse. Que pouvait-elle dire ? Elle ne pouvait le retenir contre son gré, elle n'en avait pas le droit. Elle était Reine, certe, mais privé un homme de sa liberté de mouvement était contre les règles de conduites qu'elle c'étaient fixées. Elle poussa un long soupir :

 

-Très bien, je sais que je ne peux pas te retenir. Mais veux-tu partir seul ? Se sera sûrement dangereux, il te faut des personnes sur qui tu peux compter et qui t'aideront. Et si tu m'en donnes la possibilité, j'aimerais t'accompagner.

 

Même les servants réagirent à cette révélation. Kyosuke faisait de gros yeux, la bouche entrouverte.

 

-Mais, et votre pays ? Vous êtes la Reine, c'est votre devoir de rester ici ! Qui pourrait bien diriger à votre place ?

 

-Je pense que Rikuson sera très apte à ce rôle temporaire.

 

A ce moment-là, le sang de Kyosuke se glaça : Rikuson, il y avait pensé...ça le rendait triste et malgré lui, il ne voulait pas le quitter, c'était un fait. Il pensait peut-être qu'il pourrait venir avec lui justement, mais dans ce cas là, comment faire ? Voyant son changement soudain d'attitude, Alexandra plissa les yeux, soupsoneuse :

 

-Tient ? Pourquoi cette expression ? Se serait-il passer quelque chose entre toi et mon valeureux conseiller ?

 

-Hein ? Euh...quoi ? Non, bien sûr que non ! Pourquoi dites-vous cela voyons ? C'est ridicule ! Je ne l'ai même pas encore rencontrer !

 

Le regard de la Reine se fit encore plus perçant et profond, sa voix, envoutante :

 

-Vraiment ? Tu es sûr ?

 

-Je...euh...oui ! Mais vous ne pouvez pas nommer quelqu'un d'autre ?

 

-Pourquoi ?

 

-Euh...non en fait je crois que je vais partir seul ! Ca vaudrait mieux ! Ne vous inquiétez pas, je serais prudent !

 

-Humm...malgré ton adresse à l'épée, je n'en suis pas convaincu. On en rediscutera demain tu veux bien ?

 

-Oui, bien sûr, je ne suis pas pressé.

 

-Tient, pour te changer les idées, tu n'auras qu'à aller au marché demain, il est juste à coté du château. Voilà de l'argent et porte se bracelet sur ton bras gauche, cela signifiera que tu es quelqu'un d'important au château et ainsi, tu n'auras pas de problème.

 

-Ah, merci beaucoup !

 

Ils finirent de manger et Kyosuke fit quelques exercices avant d'aller se coucher.

 

Et voilà, à présent, il y était et regardait autour de lui tous les stands. Il était ébahit par tout le monde qu'il voyait, il pouvait revoir des images de rues aussi bondées que celles-ci, mais elles ne semblaient pas que se soit le même endroit, c'était très différent. Alors qu'il marchait tranquillement, il ressentit une impression étrange. A ce moment-là, il vit des cheveux roux et son regard fut attiré par ceux-ci. Il se baissa tout seul et en quelques secondes, il put remarquer que sa bourse n'était plus à sa ceinture et que la jeune rousse à côté de lui en avait une dans les mains. Bientôt, elle le cacha dans ses vêtements et avant qu'elle n'est pu s'échapper, il l'attrapa par le poignet. Surprise, elle se retourna d'un seul mouvement, ses cheveux roux attachés en couettes hautes de part et d'autre de sa tête volant autour de ses épaules dénudées. Tout le monde s'arrêta et les regarda alors. Ne voulant pas créer d'ennui, Kyosuke essaya de jouer la comédie :

 

-Ah ! C'est bien toi ! Je pensais que je m'étais tromper de personne.

 

-Pardon ? Ah ! Oui ! Comment vas-tu ?

 

-Bien, bien !

 

Les gens haussèrent les épaules et repartirent de leur train tranquille. La jeune fille avait une peau laiteuse, des yeux vert et une robe marron. Sa taille était serrée dans un corset de cuir noir avec des ficelles vertes faisant rappeler la couleur de ses yeux. Elle était plutôt mignone, mais passait facilement inaperçut. Sans la lâcher, il la tira par le poignet vers une rue sombre avant de la regarder, fronçant les sourcils.

 

-C'est bien essayer mais tu ne m'auras pas : rends-moi mon argent tout de suite !

 

-De quoi parlez-vous ? Je n'ai absolument rien qui puisse vous appartenir sur moi ! Fit-elle tout en secouant la tête.

 

-Ah oui ? Vraiment ?

 

Il l'attira vers lui et tira sur la petite ficelle qui dépassait de son décolter, une pochette de velours en sortit où l'on pouvait entendre le cliquetit de pièces. Il le mit devant le visage de la jeune fille :

 

-Et ça, c'est quoi ?

 

-C'est à moi !

 

-Tient, c'est étrange, j'avais la même pochette en velours et là je ne l'ai plus...n'est-ce qu'une coïncidence ? Demanda-t-il ironiquement.

 

La jeune fille rougit de colère : personne ne l'avait encore jamais prise en flagrant déli, surtout que la plupart des gens ne remarquaient que très tard, trop tard même qu'elle les avait volé. Elle était rapide et efficace, personne ne pouvait deviner qu'une fille d'apparence aussi banale qu'elle puisse être une voleuse. Et pourtant. Lorsqu'elle avait vu Kyosuke, son air rêveur, elle se dit que c'était une cible idéale. Certes, il portait le bracelet d'argent au bras gauche typique des personnes proches de la Reine, mais le risque était à prendre : sa bourse semblait contenir beaucoup de ganeys (la monnaie locale). Néanmoins, il ne l'avait pas vendu, car elle l'aurait payer très chère s'il l'avait fais. Elle détourna le regard, croisa les bras et répliqua sans rafinnement :

 

-Dénoncez-moi si vous voulez, de toute façon, je ne me laisserais pas faire.

 

-A oui ?

 

De nulle part, en fait si, de sous sa robe, elle sortit deux petites dagues. Leurs manches étaient munis d'une lame en forme de cercle qui semblait couper comme celle d'un rasoir. Elle voulut le prendre par surprise et lui mettre le couteau sous la gorge mais Kyosuke recula vivement, se cognant contre le mur opposer en sortant son épée pour contrer, la tenant à deux mains. Elle fut surprise mais elle lui donna un fougueux coup de pied dans le ventre qui lui coupa le souffle, le faisant se plier en deux. Il toussa et chercha l'air qui lui manquait. Il respirait fort.

 

-Non mais ça va pas ? Tu veux me tuer ? C'est toi la fautive ici ! C'est plutôt moi qui serait censé t'attaquer !

 

-Je ne fais qu'anticiper, si vous voulez me balancer, plutôt que de me battre contre les forces de l'ordre je préfère être sûr que vous gardiez le silence pour que n'avoir rien à craindre !

 

-Tu ne crois pas que je l'aurais fait tout à l'heure si je le voulais vraiment ? J'ai récupéré mon argent, alors à quoi bon ?

 

-Pour que je ne vole plus par exemple.

 

-Non, car je suis certain que si tu voles, c'est pour une bonne raison.

 

Elle le regarda, perplexe. Kyosuke se redréssa, une main sur ses côtes douloureuses. Ce jeune homme...il était honnête, c'était rare. D'habitude, tout le monde est perfide, profiteur, utilisateur, cruel même parfois...mais lui...»si tu voles, c'est pour une bonne raison»...c'était vrai, mais peu de gens le comprennais. Cela lui rappela son meilleur ami qu'elle avait perdu quand elle était petite. Il vivait assez loin de la ville, dans la forêt, et ils se voyaient tout le temps pour jouer ensemble. Mais un jour, des brigands vinrent prendre tout ce qu'ils possédaient. Les parents refusèrent, ils se battirent et moururent, ainsi que son ami qui avait 10 ans alors. Elle lui disait que pour survivre et faire survivre sa famille, elle devait voler malgré elle. Et pour la consoler, il lui avait dit des paroles semblables à celles de Kyosuke.

 

-Comment t'appelles-tu ? Lui demanda-t-elle, chambouler.

 

-Kyosuke.

 

-Je vous demande pardon d'avoir agis ainsi.

 

-Pourquoi un tel changement d'attitude ?

 

-C'est ainsi.

 

Kyosuke la regarda en fronçant les sourcils, perplexe. Pourquoi tant de mystère ?

 

-Vous avez une dette envers moi, mademoiselle, pour ne pas vous avoir dénoncer. Alors, pour qu'elle s'efface, vous devrez m'accompagnez, me conseiller et m'aider à trouver des équipements.

 

-Quoi ?

 

-Vous y êtes obligé. Mais, avant cela je voudrais connaître votre nom.

 

Il souriait et son visage avait une mimique si mignone qu'elle en fut dépiter, ne pouvant refuser :

 

-Euh...je m'appelle Belinda, Belinda Cretelle.

 

-Enchanté, et pour que tout ce passe pour le mieux, retournons à zéro et laissons se passage quelque peu désagréable de côté.

Chapitre 7 : Le départ


Grâce à Belinda, Kyosuke avait trouvé tout ce qu'il désirait en peu de temps. De plus, il se lia d'amitié avec la jeune femme. Elle lui serait utile pour son voyage, mais voudrait-elle seulement l'accompagner ? Ils allèrent jusqu'au château ensemble. Il s'éclaircit la gorge alors qu'ils étaient sur la route du retour et prit son courage à deux mains :


-Euh, je sais que ça peut te paraître étrange, mais tu sais, si j'ai acheté autant d'équipement ce n'est pas pour rien...


-Oui je suppose. Que vas-tu faire ?


-Je pars en voyage.


-Pourquoi ? Tu n'es pas bien ici ?


-Ce n'est pas ça...


Il ne lui avait pas encore parler de sa perte de mémoire, il avait fait en sorte qu'ils ne parlent que d'elle ou du pays, il avait seulement dis qu'il était ici que depuis peu de temps.


-Enfin, voilà où je voulais en venir : est-ce que tu voudrais m'accompagner ? Je serais heureux de pouvoir te garder à mes côtés, surtout que tes facultés de voleuse et de combattante pourraient m'aidées...


Elle s'arrêta et le regarda avec surprise. Kyosuke ne savait plus vraiment où se mettre.


-Euh, enfin, ce n'est pas pour tout de suite je pense, dans quelques jours...alors tu peux réfléchir ou si tu ne veux pas, dis-le moi tout de suite, ce n'est pas grave.


Son regard devint triste et elle l'observa. Décidément, il ressemblait à son ami d'enfance. Il était vraiment sympathique, et sa timidité la faisait rire. Mais comment quitter ce qu'elle avait ici si soudainement ? En fait, qu'avait-elle vraiment ? Pas de famille, elle devait voler et se battre seule pour survivre. Une maison pourrit...elle mettait tout dans ses vêtements uniquement pour ne pas être repéré. Alors...pourquoi pas ? Elle pourrait enfin découvrir le monde, c'était une bonne occasion non ? Elle lui sourit doucement.


-D'accord.


Kyosuke était si surprit qu'il crut avoir mal entendu :


-Qu...quoi ?


-C'est d'accord, je veux bien t'accompagner.


-C'est vrai ? C'est super !


Il sautilla quelques instants avant de se calmer et de rougir de honte.


-Pardon, je dois paraître étrange !


-Non, pas du tout...


"Au contraire..., pensa-t-elle, tu es si naturel !"


Elle sourit de plus belle et ils continuèrent leur chemin jusqu'au château en riant. Une fois proche de l'entrée, ils se donnèrent rendez-vous pour le lendemain au même endroit à la même heure avant de ce quitter avec de grands signes d'adieux et des sourires ravis.

Il arpentait les couloirs du château, le sourire aux lèvres et en poussant la chansonnette. D'où sortait-elle d'ailleurs ? Peut-être de son ancienne vie ? Bon, il avait déjà une personne, fallait-il encore convaincre Rikuson de venir...mais en fait, s'il venait, ça allait être dangereux pour lui...et pour la Reine encore plus. Apparemment elle savait très bien se défendre, mais il ne pouvait tolérer qu'elle quitte son trône pour lui. Pourquoi en faisait-elle autant pour lui d'ailleurs? Il fallait qu'il la dissuade de venir. Et Rikuson...l'aimait-il vraiment pour venir risquer sa vie avec lui alors qu'ils ne se connaissaient pas tellement finalement ? Il s'arrêta soudainement et regarda le sol avec inquiétude avant de serrer les poings et de continuer à marcher avec une nouvelle détermination : il avait intérêt de venir ! C'était lui qui était venu le chercher, il n'avait plus qu'à assumer les conséquences de ses actes ! Il ne l'avait pas tellement empêcher de le faire non plus mais ce n'était pas de sa faute tout de même ! On l'attrapa par le col avant de le plaquer contre le mur. Ses yeux se fermèrent et se crispèrent sous le choc et il sentit un visage devant lui. Il ouvrit lentement les yeux et put apercevoir deux lueurs bleues magnifiques. Puis des traits fins, des cheveux noirs assez longs et lisses, de grandes épaules...mais que faisait encore Rikuson ? Kyosuke fronça les sourcils avec un faut air vexer.


-Mais qu'est-ce que tu fais encore ? Tu n'arrêtes pas de me plaquer contre des murs, si ça continue, je vais avoir le dos en bouilli à cause de toi !


Il lui sourit en répriment un rire.


-Tu me paraissais soucieux, alors je me suis dit que j'allais t'aborder.


-C'est comme ça que tu montres que tu veux parler aux gens ? En les plaquant contre des murs ?


-Non, c'est juste que je trouve que ça fait plus classe.


Il ricana tout en se dégageant. Rikuson le rattrapa par le bras et l'entraîna à travers plusieurs couloirs par la main.


-Où est-ce que tu m'emmènes ?


-Tu verras !


Après une ou deux minutes de marche intensive, Kyosuke, essouffler se dégagea en s'exclamant d'une voix colérique :


-Ca suffit maintenant ! Où est-ce qu'on va ?


Le conseiller le regarde et lui sourit doucement en poussant une porte non loin.


-Nous venons juste d'arriver.


-Hein ?


Il l'attrape par le poignet et le tire dans la pièce avant de la refermer à clef derrière eux. Kyosuke était à genoux sur le sol, il avait été tirré en avant si violemment qu'il avait trébuché puis tombé. Il se retourne brusquement.


-Mais qu'est-ce que tu fais Rikuson ? Tu veux...me tuer ?


Son expression changea du tout au tout en voyant le visage de son amant. Celui-ci avait des traits digne d'un pervers. Il se lècha goulument les lèvres avant de se rapprocher doucement de Kyosuke avec de petits rires. Instinctivement, le jeune recula et un frisson lui parcourut le dos. Il mit une main devant lui comme pour arrêter Rikuson qui se rapprochait alors que lui était coincé contre un mur.


-Euh...attends Rikuson ! On ne peut pas...c'est l'heure du repas !


-Je m'en moque, nous mangerons après.


-Mais après il sera trop tard !


La couleur bleue des yeux de son compagnon scintillèrent et il déglutit péniblement. Le beau brun le prit dans ses bras alors qu'il lui échappait une exclamation de surprise. Il se débattit mais Rikuson tint bon puis il le déposa sur quelque chose de mou et spacieux. Kyosuke découvrit avec presque horreur qu'il s'agissait d'un lit. Rikuson était au-dessus de lui à présent et leurs visages étaient tout proche. Il pouvait sentir sa respiration, l'air chaud sur son visage. Le visage de son amant était de plus en plus proche mais il n'arrivait ni à bouger, ni à parler. Il se déconcertait lui-même. Enfin, leurs bouches se touchèrent et leurs langues se mêlèrent, comme si elles ne c'étaient jamais quittées.


"Pourquoi ? Pensa Kyosuke, pourquoi je n'arrive pas à le repousser ? Mon esprit le souhaite mais mon corps le désire...je n'arrive pas à me contrôler, ça m'énerve..."


Bientôt, il se laissa aller, son corps entier se détendit sous les caresses de Rikuson. Son souffle devint rapide, court, irrégulier. Pourquoi était-il dans cet état en si peu de temps ? Les mains de Rikuson parcouraient son corps en feux, en en laissant une dans son dos pendant que l'autre se glissait sous sa chemise pour la lui retirer puis sous son pantalon pour caresser ses parties intimes. Kyosuke se cambra instantanément en poussant des gémissements pleintifs.


-Attends...Rikuson ! Ah, non pas là ! Attends ! On ne peut pas...c'est si soudain !


Son amant lui répondit dans un chuchotement, à son oreille tout en la mordillant ou la lèchant :


-Et pourtant, ton corps ne semble pas en désaccord, je me trompe ?


Il lui embrassa le creux du cou tout en continuant de le caresser sous son pantalon. Le jeune homme se raccrochait à la chemise de son amant avec force puis il se mit à crier de plaisir alors que les cresses de Rikuson prenaient de l'allure. Il continua ses caresses et le pénétra. Les jambes de Kyosuke s'enroulèrent automatiquement autour du corps de son amant tout en accompagnant son corps et son allure pour ne former plus qu'un.


-Non ! Rikuson...je ne peux...!


Dans un dernier cri, tous deux se cambrèrent et eurent une érection avant de se laisser retomber, essoufler. Kyosuke laissa tomber ses mains sur le dos du conseiller.


-Rikuson...je peux te demander quelque chose ?


Il resentit une légère douleur lorsque celui-ci se «retira».


-Oui, tout ce que tu veux Kyosuke.


Ils s'embrassèrent fougueusement.


-Je ne sais pas vraiment si c'est le bon moment pour en parler mais...je vais partir d'ici.


Le beau brun arrêta tout mouvement et se redressa pour pouvoir le contempler, surpris, avant de demander calmement :


-A cause de moi ?


-Non ! Bien sûr que non ! Mais attends, je n'ai pas fini. En fait, j'ai pu constater que je pouvais retrouver mes souvenirs si je le souhaitais, mais je crois que des événements particuliers doivent m'arriver afin que ça se produise. Comme, à mon avis, il ne pourra rien m'arriver de bien extraordinaire ici, je dois me confronter au monde pour retrouver mon passé.


-Oui, je comprends. Mais qu'est-ce que tu voulais me demander alors si tu es décidé à partir et que je ne peux rien y faire ?


-J'y viens : je dois donc entreprendre un voyage et...


-Et ? Par la Déesse dis-le moi !


-Et je voulais savoir si tu voulais bien venir avec moi.


Comme il marquait un temps d'arrêt, Kyosuke ne savait plus quoi faire et tenta de se redresser, un peu gêner mais Rikuson le tint fermemant coucher sur le lit par les épaules. Il sourit avec une pointe de perversité, comme un prédateur :


-Tu es bien sûr de ce que tu me demandes ?


-Euh...oui pourquoi ? Je...je me sentirais coupable si je devais partir comme ça...


-Et c'est tout ?


Il commença à descendre le long du corps de Kyosuke avant de prendre le sexe du jeune homme. Il le lècha et le caressa, le prenant parfois à pleine bouche. Tout son corps se mit à trembler de plaisir.


-Et...et je serais triste sans toi, voilà tu es content ?


-Oui !


Il lui sourit et continua ses gâteries jusqu'à ce qu'il jouisse. Epuiser, Kyosuke c'était ensuite endormie comme un bébé pendant que Rikuson réfléchissait à ses propos, tenant le jeune homme contre sa poitrine. Que faire ? Kyosuke lui posait un véritable problème : il avait une tâche importante au château et il était ami avec Alexandra depuis son enfance. Il se souvenait encore de leur première rencontre sur le bord d'une plage alors que le soleil était au plus haut dans le ciel et à sa température la plus chaude. Mais il épprouvait un attachement réel quoique soudain pour le jeune homme. Lui-même, cela l'avait surpris, il ne savait même pas qu'il aimait les hommes avant de l'avoir vu. Il ne connaissait pas l'amour, mais ce sentiment si fort qu'il ressentait dès qu'il le voyait...ça devait-être cela, sûrement. Un bruit le sortit de ses réflexions : c'était Kyosuke qui parlait dans son sommeil.


-Hummm...Rikuson...


Puis il reprit sa respiration tranquille d'endormit. Le beau brun resta quelques instants sans bouger, interdit, avant de rougir et de se mettre une main sur le visage, se mordant la lèvre inférieur : non ! Il ne pouvait décidément pas le quitter, ni le faire alors qu'il dormait ! On peut dire que ce petit mot plasser au bon moment l'avait bien décidé...il était incroyable. Il se laissa aller sous le drats et embrassa doucement son compagnon endormi en murmurant :


-C'est bon, tu m'as convaincu !


Puis il se laissa aller dans les profondeurs du sommeil malgré la fin de matinée.

Kyosuke se réveilla moins d'une heure plus tard contre Rikuson. Il ouvrit grand les yeux, un peu surpris puis leva la tête pour contempler le visage de son amant endormi. Un sourire apparut sur son visage, il ne put s'en empêcher. Quelques mèches de cheveux noirs s'étaient retrouvées sur le visage du conseiller et rendait sa peau encore plus blanche. C'était un homme de bureau, ça se voyait. Du bout des doigts, il caressa son torse. Il fut effrayé et sursauta lorsque, tout d'un coup, Rikuson attrapa ses doigts et l'attira à lui pour l'embrasser.


-Tu ne dormais pas ?


-Ta douce caresse m'a réveillée.


-Pardon.


Un bruit sourd se fit entendre : c'était un gargouillement. Aussitôt, Kyosuke devint écarlate et se détourna d'un Rikuson mort de rire. Il le prit par les épaules.


-Bon, je crois qu'il est temps d'aller manger non ?


-Oui...


Ils se rhabillèrent et se dirigèrent vers la grande salle. Ils rencontrèrent la Reine et Kyosuke s'arrêta et lui sourit.


-Bonjour !


-Bonjour Kyosuke ! Où étais-tu ? Je t'ai fais cherché dans tout le château !


Il n'aimait pas mentir, mais il ne pouvait lui avouer qu'il se trouvait avec Rikuson.


-Et bien, j'étais sorti prendre l'air, j'ai beaucoup aimé ma balade d'hier. Avez-vous déjà mangé ?


-Oui, mais je veux bien te tenir compagnie. Tu viendras aussi Rikuson ? Je crois comprendre que tu allais manger aussi non ?


Rikuson la salua avec élégance.


-Oui ma Reine, c'est très gentil de votre part de me le proposer. Je me ferais une joie de vous accompagnez, vous et ce jeune homme pour le déjeuner.


Et bien, il changeait du tout au tout celui-là ! Kyosuke sourit. Alexandra parut ravis et se frotta les mains l'une contre l'autre.


-Bon, et bien allons-y !


Une fois à table, ils discutèrent et rièrent de bon coeur. Mais Alexandra voulait remettre la demande de Kyosuke sur le tapis :


-Alors, as-tu réfléchi à ce que tu allais faire Kyosuke pour cet histoire de voyage ?


Il tressaillit. C'est vrai qu'il l'avait demandé à Rikuson, mais il ne lui avait pas encore répondut. Il le regarda du coin de l'oeil : c'était comme s'il n'en avait jamais entendu parler. Il fallait qu'il fasse de même. Il reporta son intention sur la Reine et lui sourit.


-Oui, on peut dire ça. Je suis décidé à partir, mais je ne peux prendre la responsabilité de votre présence. Vous êtes trop importante, vous êtes Reine, vous avez trop de responsabilité ici pour pouvoir suivre une pauvre personne sans importance comme moi...


-Il dit vrai, ma Reine, ajouta Rikuson tout en mangeant tranquillement, c'est un inconnu, vous ne pouvez le suivre comme ça sur un coup de tête.


Elle les regarda tous les deux et frappa son poing sur la table.


-Je sais que j'ai des responsabilités, je le sais ! Mais...Kyosuke, j'en suis convaincue : tu ne viens pas d'ici, tu n'es pas né ici, tu viens d'un endroit qui nous ai inconnu...


-Pardon ? Comment le savez-vous si je l'ignore moi-même ?


-Je suis allée consulté des esprits, je suis leur gardienne, ils me l'ont confié.


-Ma Reine, reprit Rikuson en posant ses couverts, ne donner pas trop de détails sur ce sujet...si vous ne pouvez l'accompagner, je le ferais volontiers à votre place.


-Quoi ? Répondirent Alexandra et Kyosuke d'une même voix.


-Oui, vous n'aurez qu'à prendre de nos nouvelles avec l'un de vos esprit, je vous ferais un rapport détailler à chacune de vos apparition. Ainsi, vous sentirez-vous plus tranquille ?


Elle garda le silence et porta son regard sur son poing serrer sur la table. Kyosuke, lui, était bouche bée : ça voulait dire que...il avait accepté sa proposition ? Il ne rêvait pas ? Et en plus, avec ce stratagème, ça lui donnait une bonne raison de venir sans que cela n'éveille de soupçons à leur sujet ! C'était bien joué. La Reine soupira et il reporta son attention sur le sujet du moment.


-C'est à contre coeur, mais d'accord, j'accepte que tu l'accompagnes à ma place. Je serais tout de même plus tranquille si tu l'accompagnes.


-Bien, alors je le ferais avec joie car cela vous rend service.


-Ca ne te dérange pas au-moins, Kyosuke ?


-Et bien...je me sentirais moins coupable et comme ça arrange tout le monde, ça ne me dérange pas non. Je pourrais faire plus ample connaissance avec votre conseiller.


-Oui, dit-elle avec un sourire triste aux lèvres.


Ils finirent de manger et donnèrent une date pour le départ : dans une semaine, le temps de préparer tout le matériel nécéssaire, il partiraient. Lorsqu'il revit Belinda, il lui donna la date, l'heure et l'endroit où elle devrait les retrouver. Ils parlèrent longtemps, puis se quittèrent alors qu'il devait être seize heures de l'après-midi. Il alla tout de suite s'entraîner, car il devait se préparer physiquement et c'est ce qu'il fit jusqu'à pas d'heure, sans manger. Epuiser, il alla prendre une douche et fit laver ses vêtements. Le lendemain, on les lui apporta et il se leva, mort de faim. Pendant une semaine, il ne passa pas une nuit avec Rikuson, il semblait bien occuper. De toute manière, lui non plus n'y pensait guère. Toute cette semaine, il se fit endurer un entraînement intensif. Alors que c'était déjà la veille au soir du départ et qu'il se changeait avant d'aller se coucher, on frappa à la porte.


-Oui ?


Alexandra passa la porte, elle portait une magnifique robe noir avec un tissu pourpre. Elle était ornée de noeuds, de dentelles et de perles. Elle lui allait à ravir. Mais son visage, d'habitude souriant, semblait être plus terne et monotone.


-Ma Reine, que vous arrive-t-il ?


-Je voulais te voir, il semble que tu as été très occupé cette semaine.


-Oui, je m'excuse de nouveau de partir alors que vous avez si bien pris soin de moi...

Il s'inclina et elle se rapprocha de lui.


-Voyons, tu n'as pas à me remercier. Je suis heureuse de t'avoir rencontré et je trouve ça dommage que cela ait été aussi court.


-Moi aussi.


Elle sourit et le regarda quelques instants. Dans une impulsion, elle se rapprocha de lui et l'embrassa passionnément. Interdit, Kyosuke ne réagit pas sur le moment mais, prestement, il la prit par les épaules et l'écarta de lui en détournant le regard, un peu perplexe et gêner par cette révélation. Elle sourit de nouveau et lui tourna le dos.


-Excuse-moi, c'était un caprice de ma part. Je voulais seulement ne pas le regretter de ne pas l'avoir fais avant ton départ. Bonne nuit Kyosuke, je serais là lors de ton départ, alors à demain.


Et elle partie. Kyosuke ne bougea pas, mais lorsque la porte se referma derrière la Reine, il l'entendit pleurer avant d'entendre ses pas s'éloigner dans le long couloir. Il regarda tristement le sol, les poings serrer le long de son corps. Que pouvait-il faire de toute manière à part refuser ses sentiments ? Il aimait une autre personne et ne voulait pas la tromper. Il alla se coucher et réfléchit dans le noir. Il s'endormit à force de trop penser. Le lendemain, on le réveilla et il était tout excité : il allait voyager avec Rikuson et ils allaient pouvoir profiter tous les deux de tout le temps qu'il leur était offert. De Belinda, il ne lui en avait parlé que brièvement, mais il ne semblait pas en désaccord avec le fait qu'elle les accompagne. En trente minutes, il était prêt, il avait mangé, prit ses affaires et alla devant les grandes portes d'entrées du château où se trouvaient déjà Alexandra et Rikuson. Lorsqu'il la vit, il fit comme si rien ne c'était passé et elle sembla soulager. Elle les enlaça tous les deux et leur souhaitèrent bonne chance. Alors qu'ils commençaient à partir, elle cria à leur suite :


-Je prierais tous les jours pour que rien ne vous arrive ! Faites attention à vous !


-Oui, merci...Alexandra ! Répondit Kyosuke.


Elle fut surprise qu'il l'appelle par son prénom et sourit en versant quelques larmes tout en leur faisant des signes d'adieux. Ils marchèrent encore un peu et tombèrent sur Belinda qui était assise sur un muret, un sac à côté d'elle. Elle balançait ses jambes et lorsqu'elle les aperçut, elle descendit.


-Ah, vous voilà enfin ! Enchanté, vous devez être Rikuson ? Je suis Belinda !


-Oui, Kyosuke m'avait parlé de vous, je suis enchanté moi aussi de faire votre connaissance.


-Bien alors, puisque les présentations sont faites, en route ! Marchons sans s'arrêter !


Et c'est ce qu'ils firent. Tous étaient de bonne humeur et pour l'instant, il ne semblait pas qu'il y ait de problèmes particulier, qu'ils en profitent !

Chapitre 8 : Sur la voie de la connaissance


Ils marchèrent tranquillement pendant plusieurs kilomètres, et alors que le soleil venait de se lever lorsqu'ils étaient partis, il se retrouvait haut dans le ciel. Il faisait chaud et ils étaient tous fatigués par cette longue marche, ils cherchèrent un coin tranquille et trouvèrent une rivière avec des arbres non loin. Ils s'installèrent avant de se préparer quelque chose à manger. Kyosuke ne savait pas trop quoi dire, il avait sans cesse observer les alentours, il avait beau essayé de se concentrer, il n'y avait que quelques images futiles qui lui étaient revenues. Ainsi, il avait de nouveau mal au crâne et appuyait sur ses tempes avec les paumes de ses mains. Il était accroupi et se tenait en équilibre sur ses pieds. Il avait tout de même été distrait : il ne savait pas pourquoi mais à chaque fois qu'il se concentrait pour essayer de reconnaître quelque chose, de se souvenir, son regard déviait inexorablement vers Rikuson. Il avait son manteau noir comme d'habitude, mais Kyosuke avait pu apercevoir des vêtements plus approprier pour leur longue route dessous. Lui ne savait pas où il allait, il devait se déplacer, voir le monde, c'est tout ce qu'il pensait.

Le conseiller retira son manteau et alla se rafraîchir à la rivière. Comme il était seul avec Belinda, celle-ci en profita pour lui demander :


-Dit, tu es sûr que c'était une bonne idée de l'emmener ?


-Oui, de toute manière sinon c'était la Reine qui venait, je ne pouvais le permettre. Et puis, je souhaitais qu'il vienne.


-Mais tu ne m'as pas dit que c'était la Reine qui te l'avait proposé et que tu avais accepté parce que c'était la seule chose à faire ?


Il lui sourit en se retournant vers elle.


-Oui, mais je souhaitais tout de même qu'il vienne. Je le lui avais demandé, et on a fait en sorte que la Reine ne le sache pas. Enfin, c'est compliqué et puis je n'ai pas envi de donner tous les détailles de la chose.


Elle parut songeuse.


-Quoi, reprit-il, tu ne l'aimes pas ?


-Ce n'est pas ça, il a l'air sympathique mais je ne sais pas, il me fait une drôle impression...


-Ne tombe pas amoureuse de lui hein ?


Comme l'expression du jeune garçon paraissait sérieuse, elle le regarda d'un air incrédule et se mit à éclater de rire, lui donnant une grande tape dans le dos.


-Non, franchement ! Arrête de penser à des choses aussi grotesque !


Il tomba en avant avec un bruit sourd. Il se releva grâce à ses mains et parut renfrogner et vexer.


-Mais quoi ? C'est possible tout de même ! De toute manière, si tu n'es pas amoureuse de lui, je te demande de ne pas l'être.


Elle se calma et sécha des larmes qui coulaient de ses yeux.


-Mais pourquoi ?


-C'est comme ça. Après il y a de nombreuses choses qui vont se compliquer.


-Bon, comme je ne comprends rien à ce que tu racontes, je crois qu'il vaut mieux parler d'autre chose.


A ce moment là, Rikuson fut de retour et remarqua avec étonnement :


-Et bien, vous n'avez rien préparé ?


Les deux jeunes gens se retournèrent vers lui et, tout sourire, ils s'exclamèrent en même temps :


-Je ne sais pas cuisiner !


Ils se regardèrent et éclatèrent de rire. Rikuson resta un peu perplexe et se passa une main dans les cheveux en les regardant. Puis, un sourire apparut sur son visage et il s'assit en tailleur à côté d'eux.


-Et bien, je crois qu'il est grand temps d'apprendre jeunes gens !


Et ils restèrent là, à se reposer et à manger pendant au moins une heure avant de repatir. Ils marchèrent quelques heures avant de faire une pause puis ils se mirent à la recherche d'un endroit sûr où dormir. Ils allumèrent un feu, et lorsque se fut le cas, Kyosuke alla se coucher et s'endormit presque immédiatement, tout comme Belinda. Rikuson, qui veillait un peu, les regarda tous les deux avec un sourire en coin.


-Et bien, ils s'entendent vraiment bien ses deux là.


Puis il se leva et s'approcha silenceusement du jeune homme endormi. Il avait une respiration égale et était sur le côté, lui tournant le dos. Délicatement, le beau brun le tourna vers lui et son compagnon eut un gémissement pleintif, mais il ne se réveilla pas. Il le contempla avec un sourire et lui souhaita bonne nuit avant de l'embrasser. Il resta là encore quelques secondes pour ensuite aller lui-même se coucher.

Plus tard, Kyosuke commença à s'agiter dans son sommeil. Il voyait quelque chose, quelque chose de terrible arrivait droit sur lui et qu'il ne pouvait arrêter. Il entendit un grand bruit et se sentit voler dans les airs avant d'attérir sur une surface dur et solide. Puis il entendit une femme et vit un visage qui n'était pas le même que celui qu'il avait déjà vu auparavant dans l'un de ses flashs. Alors qu'il se tournait et que de la sueur perlait son front, il murmura quelques paroles dans son sommeil, sans s'en apercevoir :


-Maman...non...je suis là...accident...


Puis quelque chose apparut qu'il avait déjà ressentit et même déjà vu. C'était la femme lumineuse qu'il c'était rappelé tout de suite en se réveillant ! Elle chassa toutes les images et tous les bruits affreux qu'il ne cessait d'entendre et qui le terrorisait. Surpris, il se dirigea vers elle.


-Je vous ai déjà vu ! Je ne comprends pas ce qui s'est passé mais ça a quelque chose en rapport avec vous non ? Qui êtes-vous ? C'est bien vous qui m'avez dit «Sauve-le» ? Mais sauver quoi ?


Elle resta silencieuse. Kyosuke serra les dents et les poings jusqu'à ce que ses jointures prennent une couleur blanche.


-Bon sang, mais qu'est-ce qui se passe à la fin ? Qu'est-ce que c'est que ses souvenirs ? Est-ce vraiment des souvenirs ou même mes souvenirs ? Répondez-moi !


C'était plus une demande qu'une obligation. Elle sembla sourire et hocha la tête. Ils étaient dans un univers blanc et d'un coup, un paysage apparut sous leur pieds. Elle désigna les différents territoires et enfin, parla avec une voix douce et claire qui faisait écho.


-Très bien, je vais te dire ce que tu dois savoir. Mais dès que je prends la parole, tu ne dois pas m'intérompre, car sinon je disparais et je ne peux reprendre contacte avec toi que dans plusieurs jours. Comme tu peux le voir, il y a différents pays plus ou moins gros. Je crois que tu as eu la connaissance de tous les noms mais laisse-moi te les rappeler : Louros, Sylvidia, Tanna, Cotoma, Mélo et les Terres inconnues de Nébros. Je suis le fruit d'un puissant et ancien sort, effectuer par la maîtresse des esprits. Mon but est de trouver une personne dont le destin est de sauver le peuple d'Arinna. Tu as été désigné comme tel. Je sais que tu te demandes de pourquoi, qu'est-ce que tu dois sauver et comment, coupa-t-elle alors qu'il ouvrait la bouche pour parler, mais tu devras le découvrir par toi-même. Et lorsque le moment sera venu, je t'aiderais. Pour le moment, je peux seulement te dire que tu n'es pas né sur ces terres. Le sort qui m'a crée était très puissant, j'ai pu déplacer ta conscience et l'amenée matériellement ici.


Elle sembla écouter quelque chose et hocha la tête, comme si elle était d'accord avec les paroles de quelqu'un. Kyosuke tendit l'oreille mais n'entendit rien. Mince, pourquoi ne pouvait-il parler ? Il avait tellement de questions ! Surtout que ses paroles étaient réellement insensées ! Mais d'où venait-il réellement ? Et cette épée, que signifiait-elle ? C'était sûr : il n'avait jamais manié une épée de sa vie. Mais alors, comment pouvait-il connaître autant de choses ? Elle reporta son attention sur le jeune homme et sembla sourire. La lumière qu'elle dégageait semblait sestomper.


-Je ne peux rester plus longtemps, cela risquerait d'être dangereux pour toi. Je reprendrais contacte avec toi prochainement, et je répondrais à tes questions. Néanmoins, il y en a certaines auquelles je ne pourrais répondre, et dans ce cas là tu devras trouver la réponse par toi-même. Tu le sauras, Kyosuke, en temps voulu.


Ne pouvant plus retenir sa langue, celui-ci s'exclama :


-Mais attendez ! Et cette épée, et tout ceci...je ne comprends rien !


-Tu sauras, dit-elle doucement, sa voix devenant de plus en plus lointaine, tu le sauras en temps voulu, et tu comprendras. A bientôt, et fait bien attention aux alentours pendant les prochains jours de ton voyage...


-Attendez !


Il essaya de la prendre par le bras mais elle disparut et il se réveilla en se redressant, la main diriger vers le vide. Sa respiration était forte et il avait chaud. Il regarda autour de lui, avalant difficilement sa salive. Il avait la gorge sèche et le feu était presque éteint. Il alla chercher quelques branches pour le raviver puis il marcha jusqu'à un point d'eau qui n'était pas très loin de leur campement. Il retira son haut et il trouvait que sa beau blanche brillait presque sous le clair de Lune. Il but l'eau fraîche et s'arrosa le visage.

Il regarda la Lune d'un air inquiet : ce qu'il venait de vivre n'était pas seulement un rêve...il ne venait vraiment pas d'ici, il s'en doutait. Que faire dans ce cas là ?

Il entendit des pas étouffer par l'herbe derrière lui et se retourna d'un seul mouvement, le coeur battant. En voyant la personne derrière lui la pression qu'il ressentait se relâcha et il mit une main sur son coeur en poussant un soupir de soulagement : ce n'était que Rikuson. Quoi que...ils étaient seuls, Belinda dormait et ça faisait longtemps qu'ils n'avaient pas été tous les deux. De plus, le sourire penaud qu'affichait Rikuson faisait penser à Kyosuke que ses soupçons s'avéraient exactes. Il mit ses mains devant lui, comme pour l'empêcher de s'approcher de lui.


-Euh...écoute, je n'ai pas trop la tête à ça là...


Toujours son sourire sur les lèvres, il s'avança tout de même, lentement.


-Et pour quelle raison ? Je ne te manque pas ? Tu ne veux vraiment pas de moi ?


Le jeune homme rougit, détourna le regard et semblait baisser sa garde.


-Ce n'est pas ça mais...je viens juste de faire un cauchemard très étrange.


Sa voix était faible et timide. En deux secondes, Rikuson c'était agenouillé en face de Kyosuke et l'attirait à lui par le bras pour l'embrasser. Il prit une voix sensuelle après lui avoir offert un tendre baiser :


-Alors, laisse-moi t'aider à l'oublier.


Kyosuke regarda Rikuson dans les yeux : ceux-ci ressortaient de la nuit grâce à la lumière de la Lune. Il était encore plus beau qu'à l'accoutumer. Il le tenait près de lui en lui empoignant doucement mais fermement les bras. Ses mains étaient chaudes et bientôt Kyosuke ne put continuer à soutenir le regard bleu de son amant.


-D'accord, dit-il d'une voix à peine perceptible.


-Gentil garçon, fit-il avec un sourire redoublée sur ses lèvres.


Leurs langues se mélangèrent et Rikuson étendit son compagnon sous lui, sur l'herbe fraîche. Il lui retira son pantalon et ils firent l'amour avec passion. Alors qu'ils venaient de jouir, leurs corps en sueurs l'un sur l'autre et leur respiration alletante, Kyosuke ne pensait plus à son rêve/cauchemard. Il regardait le ciel étoilé, Rikuson dans ses bras, ses jambes l'entourant. Il était bien ainsi, et aurait voulut que ça dur toujours. Mais bientôt il repensa à tous ce qu'il avait appris et une vague de tristesse s'empara de lui.

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