Présentation

Pink Dairy

 J'ai enfin repris les cours le 14 septembre, dans mon IUT de Service et Réseaux de Communication (SRC) à vélizy. Je dois de nouveau prendre les transports en commun T_T
Mais bon, ça va les personnes avec qui je suis sont sympas et j'ai hâte de voir ce que me réserve cette formation.
Voilà, je souhaite donc bonne chance et bonne année à tout le monde !
A la prochaine ! ^^

 



Nouveautés et icônes

-Deux nouveaux chaps de ma fic, sorties de septembre et celles du Japon (28/08/09)

-Deux nouveau chapitre de ma fic (15/09/09)

-Nouvelles sorties françaises,japonaises et deux nouveaux chaps de ma fic (19/09/09)
 -Nouvelles sorties en france et au jap et deux nouveaux chap de ma fic (03/10/09)

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Si vous voulez me donner des conseil ou autre pour mon over-blog voici mon adresse msn où vous pourrez m'envoyer un e-mail:

underworld_fire@hotmail.fr

Voilà, je recevrais ces conseils à bras ouverts! (^_^)/ 

Fic L'apparence inexplicable

Prologue :


C'est la nuit, la Lune est magnifique et pleine ce soir. Elle éclaire de toute sa lumière la ville qui se trouvait en amont d'une grande colline noyée d'arbre. Aucune lueure autre que celle de la Lune n'est visible et tout semble paisible. Mais derrière cette tranquilité ce cache un être que vous n'avez encore jamais vu de votre vie. Dans un coin de la ville, une petite maison miteuse grande comme un cabanon. Il n'y avait pas de volets pour couvrir les fenêtres à moitiés détruites. La lumière de la Lune éclaire la petite pièce dans laquelle se trouve le minimum de sanitaire. Sur le lit en plume, une fine silhouette est recroquevillée, serrant son drap un peu sale contre lui. Son corps tremble et son esprit s'agite dans son sommeil.


«-Qu'est-ce que cela ?


-Nous ne pouvons le laisser ici, je l'emmènerais avec moi dans la montagne isolée...son nom sera Nakaba (
: moitié, à demi ), car il est à la fois homme et bête. Il aura sans doute un destin exepionnel.


-Non ! Mère ! Que racontez-vous là ? J'ai donné naissance à une abomination, il faut le tuer sur le champs où une malédiction s'abattra sur nous !


-Idiote ! Je ne suis pas aveugle, j'ai vu les signes, ils prédisaient la naissance d'un enfant extraordinaire. Je l'emmène avec moi et l'élèverai, alors ne vous préocupez plus de son existence !»


C'est alors que la silhouette se redresse, le souffle court et en sueur. Il se met une main sur le visage et serre les dents. Il se lève et sort de la maisonée pour aller près d'une bassine remplie d'eau. On pouvait apercevoir son reflet à la surface de celle-ci : des cheveux long brillant comme de l'argent, une peau pâle, presque inormale, des yeux globuleux se reflettant dans la nuit, comme si des morceaux de Lune se trouvaient à la place de ses yeux. Ils étaient traversés par une mince fente noire et pour couronner le tout, deux oreilles non humaines et grises dépassaient de sa tête : on aurait dit des oreilles de chat. Il s'aspergea le visage d'eau fraîche et bailla, laissant voir deux canines plus pointues que la normale. Il portait une simple chemise en toile en guise de pyjamas. Vers son postérieur sortait une longue et fine queue qui balayait doucement l'air. Son visage était fin, tout comme son corps à cause de la faim. Ses yeux paraissaient immence. Il était jeune. D'un revers de manche, il enleva l'eau qui se trouvait sur son visage, observa la Lune quelques instants, soupira et retourna se coucher. Ce rêve, il le faisait tout le temps, mais impossible d'avoir les détails des visages sauf d'un seul : celui de sa grand-mère qui l'avait recueillie.

Chapitre 1 : Sauver


Le jour se lève, la même silhouette sort de la maison mytheuse en s'étirant de tout son long. Il ressemblait à un être humain normal, ses cheveux étant cachés sous une casquette, ses yeux par des lunettes d'aviateurs et sa queue dans un pantalon ample. Il but quelques gorgées d'eau fraîche avant de partir vers la ville en passant par la forêt. Il marcha pendant dix minutes, les mains dans les poches avant d'entrer dans la ville. Il alla jusqu'à une grande place, non loin d'une riche demeure qu'il observa du coin de l'oeil quelques instants. C'était celle de leur Seigneur, celui qui gérait si bien la ville, Akira Sadadzuki. Il ne l'avait jamais vu, mais ce devait être une merveilleuse personne, car la commune était l'une des seules à ne pas subir la guerre et la barbarie civile. Près de la place, une maison en construction était visible. Il se dirigea vers celle-ci. Quelques personnes étaient déjà présentes et attendaient sa venue. Il y en avait de tous les âges : aussi jeune que lui, d'âge moyen et quelques personnes encore avec un âge avancé. Un homme d'un gabari impressionnant prit la parole, d'une voix forte et grave.


-Bon, tout le monde est présent, nous pouvons commencer le travail d'aujourd'hui ! Nakaba, tu t'attaqueras au toit compris ?


-Oui monsieur.


Alors que son chef continuait de déservir les tâches, il se déplaça vers un mur extérieur et grimpa à une haute échelle qui menait jusqu'au toit. Le matériel nécessaire était toujours là, depuis la veille. Il s'attela donc à son travaille pendant que chacun commençait peu à peu sa propre fonction. Le toit avait été partiellement commencé, mais il restait encore plus du tiers à terminer. Il ne comprenait pas pourquoi il devait faire le toit maintenant alors que le sol du second étage n'avait même pas encore été installé. Sûrement pour protéger les frêles fondations de la pluie. Midi s'annonçait bientôt sous un soleil ardent. Le jeune homme était en sueur et elle dégoulinait lentement de son visage pour venir s'écraser sur le bois ou sur les dalles de terre cuite. D'un revers de main, il chassa celle qui lui tombait sur les yeux. Il entendit une voix venant d'en bas et baissa regarda dans cette direction pour voir que c'était l'un de ses collègues qui l'appellait.


-Nakaba !! Descend un peu et viens manger ! Faudrait pas que tu t'évanouisses avec cette chaleur !

Le concerner sourit et se redressa sur ses jambes douloureuses.


-Oui ! J'arri...


Ne sachant comment, son pied glissa de la fine poutre en bois et il se sentit tomber du toit, le sol de pierre l'attendant funestement en bas. Il ne put s'empêcher de pousser un cri de frayeur. En essayant de se ralentir avec une poutre qui se trouvait sur son chemin, il se la prit de plein fouet dans les côtes. Il en eut le souffle couper et il se laissa lamentablement glisser de la poutre pour finir sa chute de quelques mètres. Il tomba avec un bruit sourd sur le sol, et ses camarades, horrifiés, se ruèrent vers lui pour le secourir. Le chef prit les choses en main.


-Naoji ! Va chercher le médecin, dépêches-toi !


Celui-ci fila comme une flèche, il était réputé pour être l'un des coureurs le plus rapide du village et l'avoir choisi était judicieux. Alors que quelques uns se penchaient sur le corps évanoui, il y eut un silence glacial. Le chef, nommé Kanare alla vers le groupe et les poussa pour constater lui-même l'empleur des dégâts.


-Allons, poussez-vous ! Rugit-il, que se passe-t-il ? Est-il mort ?


-Chef...fit un jeune homme à côté de lui en pointant un doigt maigrelet vers le corps.


-Quoi ? ...


Il se stopa net, son regard emplit d'effroit. Dans sa chute, la casquette de Nakaba s'était délogée de sa tête, dévoilant ainsi ses oreilles et sa longue chevelure d'argent. Ses lunettes étaient fissurées et son pantalon c'était déchiré derrière sa cuisse gauche, faisant en sorte que sa queue sortait à moitié du trou béant. Kanare serra les dents et ses yeux s'exorbitèrent.


-C'est pas possible...c'est un démon !


Malheureusement pour lui, le jeune homme reprenait lentement conscience se redressa sur ses coudes et cligna des yeux.


-Bon sang ! Il est en vie ! C'est pas possible ! Avec une chute pareille il n'a même pas une égratignure ! Il faut le tuer, le supprimer ! Si nous ne le faisons pas, la colère de Dieu s'abattra sur nous car cet être est contre toute nature !


Sans s'en rendre compte, les autres crièrent leur approbation. La peur de l'inconnu avait effacé tout le reste, l'amitié qu'ils avaient pour lui. Mais l'autre ne s'arrêta pas là :


-Il faut lui hôter toutes ses parties animales et le brûler !


Nouveau cri d'approbation. Les yeux emplis de folie, il s'empara d'une hâche et prit la queue de Nakaba d'une autre main. Celui-ci était effrayé, horrifié, son visage était devenu livide, ses yeux étaient exorbités et des larmes lui broullait la vue. Il allait mourir. Etait-ce ainsi le destin extraordinaire que lui avait prédit sa grand-mère ? Mourir dans d'attroce souffrance ? Certes, il n'était qu'à moitié humain, il ne connaissait rien de ses origines et vivre seul et cacher sa véritable apparence était un vrai calvère...mais il ne voulait pas mourir ! Non, pas comme ça ! La voix tremblante, brisée, il cria de toute son âme une dernière clameur.


-ARRETER !!


Alors que la hâche s'abattait, fatale, coupant l'air, une voix forte et grave se fit entendre au-dessus des acclamations.


-Arrêtez ça tout de suite !


Tous se retournèrent vers la silhouette et plus personne ne bougea d'un pousse tellement la surprise était grande. Son arme à moitié baissée, les yeux encore plus équarquillés, il bégaya lamentablement.


-Sa...Sadadzuki-sama !


Un homme assez grand, dans un long manteau noir et bordeau s'avança dans la rangée qu'avait formée les employés. Son regard lançait des éclairs et était emplis d'une colère noire. Il fronça les sourcils.


-Comment pouvez-vous penser une seule seconde faire cela à un enfant Kanare-san ? Etes-vous devenu fous ? Vous baissez hautement dans mon estime, je pensais pourtant que vous étiez un homme bon et plein de courage, mais voilà que c'est vous qui infligez une santence que vous avez décidé vous-même. Et vous tous, fit-il en s'adressant aux autre employés, comment avez-vous pu l'encourager à commettre un acte aussi ignoble ! Vous êtes les seuls à mériter d'être chatié !


-Mais...regarder Sadadzuki-sama...il...il n'est pas humain !


Se sentant blesser au plus profond de son coeur, le jeune homme baissa les yeux. C'était vraiment inédit, le grand Akira Sadadzuki, qui se démenait pour garder une paix stable sur cette ville et que l'on ne voyait jamais prenait sa défense. Mais de toute manière, il devrait quitter cette ville. Il y vivait depuis deux ans et il l'aimait beaucoup, tant pour son état d'esprit que par son architecture déplacée par rapport à celles des moeurs de l'époque. Alors qu'ils se faisaient ces fatales réflexions, l'homme l'observait.


-Manifestement non, en apparence il n'est pas complètement humain. Mais je ne vois que peu de chose en lui qui ne le sont pas. Et je crois qu'il a un bien plus grand coeur que vous, qui venez de le blaisser terriblement !


-Monsieur...


-Silence ! Je ne veux plus entendre un seul mot ! Ce jeune homme vient avec moi et vous avez intérêt à ne pas divulguer sa particularité aux autres habitants, c'est bien compris ? Je ne veux ni de panique, ni de tuerie ! Désormais, il travaillera au château.


Nakaba se redressa d'un coup et leva son visage égratigné vers son nouveau Maître. Il n'en croyait pas ses oreilles. Avait-il bien entendu ? Rêvait-il ? Mais même si c'était réel, il ne pouvait accepter une telle offre bien que tout son coeur et toute son âme lui était reconnessant.

-Sa...Sadadzuki-sama ! L'appella-t-il, des larmes coulant de nouveau sur ses joues tant sa joie était immence, je vous suis reconnaissant, de tout mon coeur, de tout mon être, de toute mon âme ! Mais je me dois de refuser...je ne peux vous causer d'ennui, car ma tristesse serait trop grande. Je partirais donc et je vivrais par moi-même, seul, comme je l'ai fais pendant deux ans.


Il baissa la tête, un air étrangement calme sur le visage. Seul ses larmes montraient son chamboulement intérieur.


-Hors de question. Tu viendras avec moi, c'est un ordre.


-Mais...


-Ne discutes pas, aller ! Tu es blaissé, je te soignerais au château, alors dépêches-toi !


Il lui tendit une main. Un peu hésitant, Nakaba leva lentement la sienne avant de la posée, tremblante et sale, dans celle d'Akira. Celui-ci la prit avec un sourir et la tira avec force. Sans savoir comment, le jeune homme attérit contre son nouveau Maître et rougit. Alors qu'il allait marcher, il sentit une vive douleur à sa cheville et serra les dents en poussant une pleinte sourde. Sans rien dire de plus, Akira le prit dans ses bras comme une mariée. Les autres étaient bleuffés et toujours béa. Nakaba, cramoisit, protesta immédiatement.


-Sadadzuki-sama ! Posez-moi par terre voyons ! Je peux marcher !


-C'est ta cheville qui te fait souffrir n'est-ce pas ? Cela pourrait s'agraver, je prends donc des précautions. Ma demeure n'est pas loin et tu es légés, tu n'as donc rien à craindre.


-Mais...ce n'est pas ça ! Pourquoi venez-vous en aide à quelqu'un comme moi ? Je ne suis rien.


-Il fallait bien que quelqu'un le fasse non ? Je ne voulais pas qu'une odeur de corps brûler plane jusqu'à ma fenêtre.


"Ah, c'est pour ça...je me disais aussi...,
pensa-t-il avec une pointe de tristesse, j'ai été vraiment bête pour avoir cru qu'il me sauvait parce qu'il me considérait comme un être humain".

Alors qu'ils allaient vers le château, le jeune homme eut tout le temps d'observer son Maître. Son visage était beau, fin, son nez était droit, ses sourcils et ses lèvres étaient bien dessinés, elles étaient fines et rosées. Sa peau était pâle, témoignant ainsi que ses journées devaient être passées dans un bureau à travailler. Ses cheveux étaient lisses et fins, d'un noir de jais et semi long, descendant en casdade sur ses épaules. Des mèches plus courtes encadraient son visage et ses yeux mauve restaient statiques. Dès sa première rencontre, le jeune homme avait été touché par son Maître, mais il se demandait ce qui allait se passer pour lui par la suite. Il baissa les yeux vers lui.


-Oh faite, quel est ton nom ?


-Nakaba.


-Tu n'as pas de nom de famille ?


-...non, fit-il en baissant les yeux, je l'ai abandonné il y a deux ans.


Akira afficha un air interrogaif sur son visage, signe de son incompréhension. Mais se disant que ce n'était pas ses affaires, il se contenta de son prénom. Ils arrivèrent enfin et les grandes portes en bois sculptées s'ouvrirent comme par magie. L'intérieur était exraordinaire et le jeune homme ne put s'empêcher de pousser un siflement admiraif. Ses yeux se mirent à briller d'émerveillement. Un sourire sur les lèvres, Akira lui annonça solennellement :


-Bienvenue chez-moi, Nakabe-kun !


Je vous donne quelques données pour les suffixe si vous ne connaissez pas leur signification : sama : pour quelqu'un de haut placer, de presigieux. San :neutre, c'est le plus couramment utilisé et qui signifie "monsieur". Kun : pour quelqu'un de moins haut placé ou de plus jeune.

Chapitre 2 : Le commencement d'une nouvelle vie


Alors que Nakabe était encore tout émerveiller d'être entré dans la maison qui l'intrigait tant, oubliant presque ce qu'il venait de se passer, son nouveau Maître ne tarda pas à prendre les choses en main. Les quelques domestiques présents, surpris et effrayés de ce que tenait leur Seigneur dans ses bras, eurent du mal à redescendre les pieds sur terre.


-Himiko, prépares un bain tiède dans la chambre à droite de la mienne; Tohru, amènes-y des serviettes propres et des vêtements; Kagii, amènes-moi le remède pour les blessures légères qui se trouve dans mon armoir, flacon jaune !


Ne voyant toujours personne en mouvement et en suivant la direction des regards, il comprit rapidement qu'ils étaient tous intrigués par Nakabe. Il fronça les sourcils, serra les dents et porta sa voix à une tonalité plus élevée pour les faire réagir.


-EXECUTION !!


Ils sursautèrent, s'inclinèrent et se mirent chacun à effectuer leur propre tâche qu'ils avaient entendu d'une oreille. Il soupira.


-Euh...Sadadzuki-sama ? Demanda Nakabe d'une toute petite voix.


-Oui ?


-Et bien...vous n'êtes pas obligez de faire tout cela pour moi...je vous suis déjà assez reconnaissant de m'avoir sauvé la vie alors que je suis si étrange et que je répugne les gens.


-Tu n'es pas du tout répugnant à mes yeux, répliqua-t-il avec un haussement d'épaule, et je crois que vivre ainsi seul a dû être très difficile pour toi. Quel âge as-tu ?


-J'ai eu dix-sept ans en Février.


-Allons-bon. Et tu dis que ça fait deux ans que tu travailles et que tu vis seul ? Tu n'avais donc que quinze ans...tss...j'aurais dû le remarquer plus tôt, je ne sors pas assez pour constater de mes yeux que tout le monde vie un minimum correctement.


-Ne vous blamez pas ! Vous n'avez pas de raisons. Vous vous occupez très bien de cette ville, je n'en avais jamais vu une aussi calme.


-Combien en as-tu faites ?


-Deux ou trois...mais il n'y avait que barbarie là-bas...


En se remémorant ses douloureux et horribles souvenirs, sa voix légère ne devint plus qu'un murmure et ses yeux se brouillèrent. Ne voulant pas continuer sur ce sujet épineux mais se demandant tout de même dans un coin de sa tête depuis combien de temps il vivait seul, il entreprit de gravire le grand et somptueux escalier de marbre blanc qui leur faisait face. Un tapis rouge se trouvait sur les marches, étouffant le bruit de ses pas. Puis il tourna à droite et ouvrit la quatrième porte malgré le collis dans ses bras. En y repensant, il le trouvait incroyablement léger. Trop même pour sa taille. Il devait sans doute faire 1 mètre 65 tout au plus, il avait presque le poids d'un enfant de onze ans. Alors qu'ils entraient dans sa nouvelle chambre, Nakabe ne put réprimer une exclamation admirative. Bon sang, c'était sûr et certain, il n'était pas n'importe où avec n'importe qui. Le lit à baldaquin à gauche était à deux places, les draps étaient de soie et les coussins paraissaient mouelleux à souhait. Il y avait un bureau prêt d'une grande fenêtre au fond avec de lourds rideaux aux motifs baroques. Le parquet était magnifiquement ciré et en bois de couleur foncé. La couleur principale de la pièce étant de couleur grise et blanche, et très spacieux pour une simple chambre. A droite, une porte grande ouverte donnait par déduction à la salle de bain. La domesique, Himiko, sortit et sursauta en les voyant. Elle avait de longs cheveux noirs qui lui descandaient jusqu'à la taille. Ils tombaient devant en une frange bien coupée à hauteur de ses yeux très sombre qui faisaient ressortir sa pâleur naturelle. Sa surprise passer, elle se tint droite et prit un ton neutre :


-Sadadzuki-sama, le bain est prêt pour Monsieur.


-Très bien, merci, reprenez votre tâche habituelle à présent.


-Bien Monsieur.


Une fois dans la salle de bain, Akira reposa enfin le jeune homme à terre.


-Tu pourras te débrouiller tout seul à présent ?


-B...bien sûr, s'exclama l'autre en rougissant, je ne suis pas handicapé tout de même !


-Très bien, fit-il en souriant. Les serviettes sont juste à côté. Je reviendrais dans dix minutes pour voir si tout se passe bien.


-...


Puis il sortit en fermant la porte derrière lui. Alors qu'il rejoignait sa chambre pour vérifier que ce qu'il avait demandé était bien là, une image quelque peu saugrenue lui vint en tête : Nakabe nu dans l'eau tiède, sa peau rougit par la chaleur et ses cheveux d'argents collés à son torse dégoulinant...argh ! Qu'est-ce qu'il lui prenait ? Ce garçon n'était pas normal, pas du tout. Pourquoi ne le craignait-il pas comme l'avait fais les autres ? Il ne pouvait pas, tout simplement car le soit-disant monstre ressemblait plutôt à un ange. Il se frappa le front avec la paume de sa main.


-De toute façon, il faut que je lui trouve quelque chose à faire ! J'ai déjà tout le personnel qu'il me faut...sauf...


Une idée lui vint en tête et un sourire calculateur et pervers apparut sur son visage. Puis il sembla reprendre de nouveau ses esprits et se frappa de nouveau.


-Raaa ! Je ne pensais pas avoir l'esprit si mal tourné ! Mais qu'est-ce qui me prend bon sang ? Il vient à peine d'arriver que je perds la tête. C'est un homme, surtout ne pas l'oublier ! Et puis...ce n'est pas un homme ordinaire, on ne naît pas avec de tels attributs par hasard ! J'ai un mauvais pressentiment à son sujet...


Il sembla réfléchir quelques instants à la question avant de laisser sa conscience voguer au fil de ses pensées. De toute manière, il n'abandonnerait pas le jeune homme. Parce que son coeur lui interdisait, mais également car une volonté exérieur à la sienne lui intimait de le garder sous sa protexion. Un peu inquiet de cette découverte, il décida de l'oublier pour le moment. Quelque chose allait arriver ici, tôt ou tard.

Une fois qu'Akira quitta la salle de bain, Nakabe soupira. Décidemment, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait eu beaucoup de chance. Il retira, non sans douleur, ses vêtements sales et déchirés avant de se cramponer à la baignoire pour ne pas tomber. Il se laissa doucement glisser dans l'eau qu'il trouva pile à bonne température. Cette Himiko était douée. Alors que son corps se détendait, il regarda autour de lui pour observer les détails de la salle de bain. Ici aussi il y avait une grande fenêtre voilée par des rideaux fins en lin. Ici, tout était fait d'or et d'argent. Le carrelage faisait comme une mosaïque géante mais il ne put deviner ce qu'elle représentait. Puis il mit à scrutter la surface de l'eau et vit son reflet. Son visage se rembrunit. Il sortit ses mains de l'eau et les regarda. Tout était silencieux. Secouant la tête et prenant un air déterminer, il décida de ne pas laisser ses mauvaises pensées l'envahir et le déprimer. Voir le bon côté des choses : il allait travailler pour Sadadzuki, il devait être un très bon Maître...et puis, s'il lui laissait cette chambre, il vivrait conforablement et à l'écart de tous, peut-être jusqu'à la fin de ses jours. Il avait mal à la tête, aux côtes et à la cheville. Prit d'une soudaine fatigue, il cligna plusieurs fois des yeux. Il pensa à sa grand-mère alors que le sommeil l'emportait.


-Oba...chan... (grand-mère en jap) murmura-t-il, une larme coulant le long de sa joue.


Plonger une nouvelle fois dans ses pensées, Akira n'avait pas vu le temps passer. Il décida d'aller voir où en était son petit protéger. Il sortit de sa chambre, alla dans celle du jeune homme et toqua à la porte de la salle de bain.


-Nakabe-kun, tout se passe bien ? Tes blessures ça va ? Nakabe-kun ? Appella-t-il en frappant une nouvelle fois.


Ne recevant aucune réponse, il se décida à entrer. En voyant le jeune homme endormi dans son bain, quelque chose, une sensation pour le moins inconnu se déferla en lui. Mais après quelques secondes passées dans le trouble de son esprit, il revint sur terre. Il retira sa veste, retroussa les manches de sa chemise, prit une des serviettes poser sur une comode et la posa en biais de la bégnoire pour cacher les parties génitales de son hôte. Ben oui, un peu de retenu tout de même ! Puis il passa un bras sous les genoux, l'autre sous la nuque, le souleva, l'amena dans l'autre pièce et le posa doucement sur le lit. Une fois fait, il alla chercher l'autre serviette et entreprit de l'essuyer correctement avant de lui passer un pyjamas blanc en soie, non sans être une nouvelle fois troublé. Malgré toutes ses manoeuvres, le jeune homme ne rouvrit pas une seule fois les yeux. Le choc avait du littéralement l'assomer. Puis il prit le flacon qu'il avait amené et appliqua une sorte de pomade un peu liquide et incolore sur la cheville de Nakabe. Il le porta ensuite de nouveau et le glissa doucement sous les draps. Il posa l'une de ses mains sur le front du jeune homme et poussa un faible soupir de soulagement. Il ne semblait pas avoir de fièvre, c'était déjà ça. Les battements de son coeur se calmèrent enfin, étant étrangement irréguliers depuis qu'il l'avait vu ainsi endormi dans son bain. Il expira un bon coup et retourna dans sa chambre pour travailler, bien que son esprit soit attirer par l'être dans la chambre juste à côté de la sienne.


La nuit était présente depuis quelques heures déjà lorsque Nakabe commença à avoir un sommeil agité, bougeant dans son lit, poussant de faibles gémissements pleintifs. Il revoyait sa vie avec sa grand-mère dans la montagne. Il aimait cette vie, car ils ne devaient rien à personne et ils vivaient très bien par eux-mêmes, par le fruit de leur propre travail. Elle lui racontait souvent des histoires, la plupart du temps des anciennes légendes oubliées que sa propre mère lui avait contées. Mais un jour, à cause d'un hiver plus rude que les autres, elle tomba grièvement malade. N'ayant plus le choix, il chargea sa grand-mère sur un âne et descendit en amont pour aller en ville et trouver un médecin. N'ayant que très peu d'argent puisqu'ils n'en avaient pas besoins et qu'ils n'en gagnaient pas, tous refusèrent de l'aider. Nakabe était jeune, désespéré et terrifié à l'idée de perdre sa seule famille. Par un dernier effort, elle lui avait demandé de retourner à leur maison pour qu'elle puisse y mourir en paix. Ne pouvant rien faire d'autre, il décida d'écouter sa dernière volonté malgré ses réticences et pleura tout le long du chemin de retour. Il avait alors treize ans. Plus faible que jamais, ils arrivèrent à leur logis. Elle mourut près d'une heure plus tard, dans son lit. La pleurant pendant plusieurs jours, ne mangeant plus, ne dormant plus, il l'enterra dans la neige lorsque la météo fut plus calme, sous l'arbre où elle aimait lire ou faire une sieste les jours d'été. Tant bien que mal, il esseya de mettre en pratique ce qu'elle lui avait enseigné, mais il était trop faible et déboussolé pour chasser quoi que se soit. Abandonnant son logis, il décida de trouver du travail en ville. Mais à chaque fois, à un moment ou à un autre, il était découvert et devait partir en hâte vers une autre ville. Se fut ainsi pendant deux ans. Dans toutes celles dans lesquelles il avait vécu, tout tournait autour de l'argent et du pouvoir. Il s'était fait battre beaucoup de fois par des nobles, la plupart du temps parce qu'il se trouvait par hasard sur leur chemin. On avait même essayé d'abuser de lui une fois, pensant que c'était une fille. Mais après avoir vu ses particularités, l'homme avait été horrifié et il put s'échapper de justesse. Mais alors qu'il avait perdu tout espoir de vivre une vie simple et tranquille comme autrefois, voilà qu'il arriva à la cité dirigée par Akira Sadadzuki.

Non loin de l'entrée, près d'une clairière, il trouva un cabanon abandonné, lui rappellant sa première maison. Il l'adopta imédiatement, non sans nostalgie. Tous avaient été incroyablement gentil avec lui, certaines mères de familles lui offrant même un peu de nourriture de temps en temps, connaissant sa difficile situation. En trouvant du travail, il s'était fait des amis et ils étaient tous indulgent avec lui. Pour la première fois depuis longtemps, il était heureux, même s'il était seul. Puis lui vint les horribles images de sa chute et de la follie de son chef. Il avait l'impression qu'un démon entouré de flammes avait pris sa place et le menaçait de son trident et de sa langue fourchue. Il avait un rire démoniaque et se rapprochait de lui, essayait de l'attraper, de l'écraser...il se mit à crier.


Tout était noir et calme. Akira était dans son lit, à moitié endormi. Il n'arrivait pas à trouver un sommeil réparateur, quelque chose dans son cerveau lui en empêchait, ce qui était assez déplaisant, il devait l'admettre. Il allait être fatigué demain et bien qu'il sente l'envie de dormir, cette chose simple et courante lui était devenu impossible cette nuit. Etait-ce à cause de son inquiétude ? Il est vrai qu'il était traquassé par le fait que Nakabe ne se soit pas réveiller depuis la fin de la matinée. Il ne trouvait pas ça normal, mais le garçon ne semblait souffrir de rien en particulier, sa respiration était toujours restée calme et régulière comme toute personne normale en train de dormir. Il était resté ainsi assis à son chevet pendant plusieurs heures, ne se lassant jamais de le regarder dormir. Ce visage d'ange...il ne pouvait le quitter des yeux. Pendant ce temps, il avait également mis la situation au claire avec ses autres employés.


-Vous devez savoir pourquoi je vous ai rassemblé. Seulement un ou deux non présent à ce moment-là doivent se le demander ou doivent l'avoir déjà entendu. J'ai amené une personne particulière ici. Il s'appelle Nakabe. Il vivait ici depuis deux ans sans que l'on apprenne sa particularité mais aujourd'hui, à cause d'une chute, ses collègues l'ont appris, ont été pris de folie et ont tentés de le tuer. Il est donc à présent sous ma protection et je vous prierais de ne pas faire de remarques déplacées. Il peut vous effrayez, je ne peux rien y faire, mais penser plutôt que ce n'est pas du tout un monstre et qu'il a dû vivre des moments très difficile malgré son jeune âge. Merci à tous, reprenez votre travail.


Le discours était simple et court, mais tout y était dis. Alors que son somnolement s'effaçait et qu'il ouvrait les yeux dans le noir, il se mit une main sur le visage et soupira. C'est alors qu'il l'entendit crier comme un damné. Réagissant tout de suite, son coeur martelant sa cage thoracique sous l'effet de sa surprise et de son inquiétude, il se leva d'un bond de son lit et sortit en trombe de sa chambre pour arriver dans celle du jeune homme. Les rideaux n'avaient pas été tirés et la lueur de la Lune illuminait la scène. Nakabe se tordait dans son lit et criait de toute la puissance que ses cordes vocales lui permettaient. Akira ferma la porte derrière lui pour etouffer le bruit et s'approcha de lui.


-Nakabe-kun ? Nakabe-Kun ! Oi ! Réveilles-toi bon sang !


Alors que celui-ci donnait des coups dans les airs, comme pour chasser quelque chose, il lui attrapa les poignets.


-Nakabe-kun !


-NON !! LACHEZ-MOI DEMONS !!


-C'est moi ! Akira ! Nakabe réveilles-toi ! Ce n'est qu'un cauchemard !


-Je ne veux pas mourir !


C'est alors qu'il prit le visage de son protéger entre ses mains.


-Tu ne mourras pas Nakabe-kun ! Je te protègerais te tout cela je te le jure ! Je ne te laisserais jamais mourir !


Halletant et en larme, le jeune homme sembla enfin se réveiller sous cette douce promesse.


-Sadadzuki-sama...


-Ne t'inquiètes pas...je ne te laisserais jamais mourir sans rien faire ! S'exclama-t-il de nouveau en le prenant dans ses bras, le regard sérieux.


Un peu dépayser, son omologue se laissa aller à cette douce étreinte qui calmait les battements précipités de son coeur et qui chassait son horrible cauchemard. Il ferma les yeux. Ne le lachant plus, Akira se glissa à sa gauche et prit une position adéquate pour dormir.


-Sa...sadadzuki-sama ! Je ne voudrais pas vous dérangez, vous pouvez retournez dans votre chambre, begaya-t-il sans grande conviction, ses joues pâles virant au rouge.


-Tu n'en penses pas un mot, répliqua-t-il avec un sourire, et puis...je suis bien mieux ici que dans mon propre lit.


Toucher profondément par ses paroles, Nakabe se lova contre son Maître et s'endormi sous la cadence régulière des battements de son coeur. Akira lui-même profita quelques instants de cette étreinte inopinée avant de fermer les yeux et de se faire emmener dans les abysses que l'on nomme «sommeil».

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