Fic DGM 3
La tragédie d'une nouvelle bataille :
Une baitaille. Encore une. Le jeune homme aux cheveux blancs n'avait vraiment pas de chance en ce moment. Il n'arrêtait pas de tomber sur des troupes d'akumas alors qu'il tentait d'ésespérément de rentrer à la Congrégation après une longue et fatigante mission. Il était épuisé et son sommeil n'était pas réparateur, car il redoutait sans cesse une attaque surprise de l'ennemi. Pourquoi y en avait-il autant ? Ca n'allait pas du tout...apparemment, le Compte Millénaire mettait les bouchées doubles en ce moment. En pensant que chacun des akumas qu'il avait libéré avaient été des humains, Allen se sentait déprimer. Il se trouvait dans le train qui était enfin passé par la ville perdue où il se trouvait. Evidemment, il avait été attaqué par des akumas et avait failli le louper. Mais maintenant, il était enfin presque arrivé à la Congrégation et il somnolait tranquillement. Mais son oeil réagit et il se redressa soudainement, localisant directement la position des akumas. Ils se trouvaient au-dessus du train. Sous les cris des passagers, il ouvrit la fenêtre et faillit se faire emporter par le vent violent. Heureusement pour lui, il se rattrapa à temps.
-J'ai eu chaud, se dit-il avec un soupir.
Il se hissa avec peine jusqu'au toit du train et pu avoir les akumas dans son champ de vision. Ils étaient tous de niveau 1.
-Bon, ça devrait aller, mais il faut que je me dépêche de les détruire avant qu'ils ne fassent d'autres victimes.
* Innocence, activaton ! *
Son bras se transforma en canon et il tira des rayons de lumières sur les akumas qui explosèrent à leurs contacts. Allen continua et le nombre d'akuma fut rapidement divisé par deux. Mais il ne sentit pas la présence de celui qui s'était glissé derrière lui. Il ne s'en rendit compte qu'au dernier moment : mais il était trop tard. Un obus lui transperça le ventre, lui faisant cracher un filet de sang. Puis l'akuma le projeta de plusieurs mètres sur le côté, lui faisant quitter le toit du train. Il se prit de plein fouet le tronc d'un arbre qui bordait la voie ferrée, abimant même son écorce par le seul fait de la force avec laquelle il avait été frappé. C'était insensé...comment n'avait-il pas pu voir l'akuma derrière lui ? Il était si fatigué. Il remarqua une forme flou et jaune qui voletait devant son visage : c'était Tymcampy, le golem doré que son Maître lui avait confié.
-Tym...va prévenir la Congrégation...et prend l'innocence avec toi...réussit-il à articuler avec difficulté.
Il eut juste le temps de le voir partir comme une flèche avant de ne plus avoir assez de force pour garder ses yeux ouverts. Il se sentait peu à peu sombrer.
* Merde, pensa-t-il dans son dernier moment de lucidité, je vais encore me faire engueuler et Kanda m'appellera Moyashi jusqu'à la fin de ma vie...kan...da... *
Il ressentit une dernière douleur avant de devenir complètement inconscient.
Lorsqu'il rouvrit les yeux, il se trouvait dans une salle blanche, une intraveineuse dans le bras reliée à une pochette remplie d'un liquide blanchâtre. En tournant la tête sur le côté, il vit un rideau, mais aussi une personne assise dans un fauteuil, endormie. Il avait les jambes et les bras croisés, la tête tombant sur le côté. Ses cheveux étaient attachés en une haute queue de chevale qui tombait par-dessus son épaule en une cascade ébène. Il ne se sentait pas la force de se redresser et resta à le regarder pendant quelques instants, intriguer. Mais une question lui venait à l'esprit qui le paniqua : qui était cette personne et où se trouvait-il ? Qui était-il lui-même ? Que s'était-il passé ? Pourquoi n'arrivait-il pas à se souvenir ? Un mal de tête lui fit vibrer les tempes. Il posa ses mains et appuya sur celles-ci en gémissant. Cela sembla réveiller le charmant dormeur qui tressota avant d'ouvrir les yeux. Des yeux magnifiques d'ailleurs, d'un bleu profond. Il le regarda et un demi-sourire sarcastique se dessina sur ses lèvres.
-Enfin réveiller Moyashi ? T'en as mis du temps dit donc.
Moyashi ? C'est comme cela qu'il s'appellait ? Quel drôle de nom. De quel origine était-ce ?
-Que...qu'est-ce qu'il s'est passé exactement ?
Il hossa les épaules.
-Bah, il semblerait que tu te sois reçu un obus d'akuma dans le ventre et que tu ais perdu connaissance ensuite. Tymcampy est venu jusqu'à Komui et lui a montré les images de ton attaque. Il m'a demandé d'y aller comme tu n'étais pas trop loin de la Congrégation et que j'étais le plus rapide à me déplacer. Et voilà. J'ai pu intercepté les akumas alors qu'ils venaient de te retrouver affaler contre un arbre et qu'ils allaient sérieusement te mettre en pièce.
Le jeune homme ne comprenait rien et prit peur par ce qu'il venait d'entendre. Un obus ? Des akumas ? Mais dans quel genre de monde se trouvait-il ? Son visage se décomposa et devint pâle.
-Quoi ? Un obus ? Des akumas ? Je ne suis pas mort ? J'y comprends rien...
Le ténébreux le regarda quelques instants, interdit, puis il se rapprocha du lit pour bien avoir le maudit en face de lui.
-Attend...ne me dis pas que...tu sais au moins qui tu es hein ?
-Euh...Moyashi ?
Cela aurait pu le faire rire, sauf que ce n'était pas vraiment le bon moment et qu'en plus, il ne riait jamais. Sa surprise pouvait se lire sur son beau visage asiatique. Il ne plésentait pas là...Allen Walker ne se souvenait plus de rien. Il se relaissa tomber sur le fauteuil en soupirant, se pinçant l'arrête du nez.
-Bordel...j'y comprends rien...t'en as vu des vertes et des pas mûres, de nombreuses fois même, et là, alors que tu avais seulement perdu conscience à cause du choc...c'est sans doute à cause de ta collision avec l'arbre mais tout de même, je dois dire que je n'avais jamais imaginé que tu puisses un jour perdre la mémoire comme ça...il faut que je prévienne Komui.
Sur ces mots, il se leva et se détourna du jeune homme. Mais celui-ci attrapa comme il le put un pant de la veste d'exorciste de son ainé pour l'empêcher de partir. Celui-ci se retourna pour voir le visage du blandinet désespéré.
-Attendez...s'il vous plaît...dites-moi...comment je m'appelle ? Aidez-moi à me souvenir...s'il vous plaît.
La voix implorante du jeune homme faisait un certain effet au brun. Il est vrai que ses relations avec Walker étaient assez électriques, mais ils avaient tout de même réussi à trouver un terrain d'entente une fois dans le lit. Bref, il ne l'avait jamais quémander ainsi et il devait avouer que l'expression du maudit le rendait attirant. Mais il n'avait pas le temps de penser à ce genre de chose, il devait prévenir Komui et essayer de lui faire retrouver la mémoire. Et plus tôt sera le mieux. Le pourra-t-il seulement ? Il réfléchit et se dit que peut-être, s'il lui parlait un peu du monde qu'il cotoyait tous les jours, il se souviendrait peut-être de quelque chose, se serait un bon début. Il se rassit donc, posa ses coudes sur ses genoux, croisa ses mains et posa son menton sur l'ensemble, observant son cadet qui paraissait soulager.
-Commençons alors par le commencement. Je vais te faire un résumer de ce que je sais sur toi. Tu t'appelles Allen Walker et je te surnomme Moyashi qui signifie «pousse de soja» dans ma langue maternelle. Tu viens d'Angleterre et tu as 15 ans. Tout ce que je sais sur ton enfance, c'est que tu as eu un père adoptif qui est mort quand tu étais très jeune et qu'ensuite, le Maréchal Cross t'a recueilli. Tu as une innocence dans ton bras gauche et un oeil qui détecte les akumas, des êtres se cachant parmis les humains et que nous devons détruire, nous, exorcistes, grâce à cette innocence. On nous dit des envoyer de Dieu mais personnellement, je n'y crois pas. Tu es devenu officiellement un exorciste depuis un bout de temps déjà et tu es apprécié de tous. Tu caches souvent ta peine aux autres et tu veux être un destructeur qui peut sauver des gens. Tu aimes les akumas et les humains, ce que je trouve stupide et impossible au passage. Tu as pu alors rencontrer d'autres gens comme Lenalee la petite soeur du Grand Intendant Komui qui nous donne les ordes de missions, ou encore ce stupide bookman junior avec son grand-père qui s'appelle Lavi, j'en passe et des meilleurs...donc, notre objectif principal est de réussir à détruire le Compte Millénaire qui est à l'origine des akumas. Voilà en gros. Alors ? Quelque chose te reviens ?
-Euh...non...je ne crois pas...comment vous appellez-vous ? Osa-t-il demander après un petit temps de silence pour réfléchir à ce que venait de dire son ainé.
-Moi ? Kanda...Y...Yu kanda.
-Ca sonne bien, fit-il remarquer avec un sourire.
-...
Le kendoka préféra ne pas répondre. Il paraissait aussi innocent que d'ordinaire et il tenait les mêmes propos que d'habitude. Enfin...il semblait avoir le même caractère. Le visage du jeune homme s'assombrit. Et son regard voilé se baissa vers le sol, ses mains étaient serrées sur le drap blanc qui le recouvrait.
-Je suis désolé...ce «Allen», vous deviez sans doute l'apprécier...mais voilà que quelqu'un d'autre prend sa place.
-Tch, ne put s'empêcher de grogner, comme à son habitude, notre cher japonais, arrête de raconter des conneries...tu es toujours Allen, tu as juste perdu la mémoire. Komui trouvera bien une solution. Bizarrement, il en trouve toujours. Et puis, on ne s'apprécie pas vraiment tous les deux alors pas de quoi s'en faire pour moi.
-Mais alors...pourquoi tu attendais ici à mon chevet ? Demanda-t-il avec un air surpris sur son visage angélique.
Ne tenant plus, l'ainé se leva et lui tourna le dos, tirant de sa main le rideau séparant son lit des autres. Il se retourna à moitié et son regard sombre se posa sur le maudit.
-Ca, c'est un secret.
Et il partit ainsi, laissant planer le mystère. Mais sans savoir pourquoi, Allen bis se sentit rougir. Cette voix grave et belle...ses lèvres sensuelles et tentatrices...ce beau visage, ces longs cheveux noirs, ces yeux à vous faire tomber dans ses profondeurs pour tout oublier, tout pardonner, cette apparence froide et pourtant si chaude à la fois...pourquoi ressentait-il tout cela ? Alors qu'il ne se souvenait même pas de son propre nom. Pour se changer les idées et chasser se sentiment de tristesse qui revenait l'assaillir, il se leva prudemment et se dirigea vers la fenêtre à côté de son lit. Le ciel était légèrement couvert mais quelques rayons de soleil réussissaient à percer les nuages, progetant des rayons de lumières sur l'horizon. C'était beau. Son regard gris-bleu se perdit dans la contemplation du paysage ainsi que ses pensées. Qu'allait-il faire s'il n'arrivait pas à se souvenir ? Comment allaient réagir «ses amis», ou plutôt, les amis d'Allen ? Ils seraient sans doute triste...et puis, cette vie dont Kanda lui avait brièvement résumé le quotidient, elle paraissait terrible...peut-être qu'inconsciemment, il avait souhaiter oublier ses soucis, tout ses souvenirs qui devaient l'oppresser. Alors finalement, devait-il réellement essayer de se souvenir ? Mais ce Yu...il voulait absolument, de sa propre volonté, éclaircir le mystère des sensations qui l'avaient parcourues. Fatiguer, il laissa tomber son front contre la vitre, son souffle laissant de la vapeur d'eau au niveau de sa bouche. Il ferma les yeux. Après quelques instants ainsi, sans crier gare, ses jambes ne le soutinrent plus et il eut le réflex de se tenir à la rembarde de la fenêtre, la manche de son pyjamas laissant apparaître son bras rouge qui contenait l'innocence. Ses yeux s'arrondir d'horreur. Qu'est-ce que c'était ? Il avait pourtant vu cette main rouge tout à l'heure mais il n'y avait même pas fait attention. Pourquoi avait-il un crucifix dans la main ? Une sueur froide l'envahit et il éloigna sa main le plus loin possible de lui. La phrase du kendoka lors de son résumé lui revint en mémoire : «Tu as une innocence dans ton bras gauche et un oeil qui détecte les akumas...». Il se releva difficilement, ses jambes tremblantes sous son poids, et il fit plus attention à son visage qui se refletait dans la vitre. Son oeil gauche était orné d'un étrange pentacle de couleur rouge sang et ses cheveux étaient blancs. Des cheveux blancs ? Il se les était teint ? Une douleur aiguë fit battre ses tempes. Il se prit la tête à deux mains en gémissent de douleur. Puis des paroles lui revinrent, suivit d'une image...
Il était aux côtés d'un roux avec un bandana et un uniforme fait de noir et d'argent. Celui-ci se retourna vers lui avant de lui demander.
-Dis Allen...
-Oui, quoi ?
Allen...il revivait donc une scène de son passé ? Comment cela se faisait-il ?
-Pourquoi tu metstoujours ta capuche quand on est en ville ?
Il savait qu'à ce moment-là, il avait souris avec tristesse.
-Je n'aime pas que l'on me regarde bizarrement à cause de ma couleur de cheveux ou de mon pentacle. J'ai beau me dire que c'est sans doute ridicule, j'ai toujours le reflex de me protéger des autres avec cette capuche et je me sens mieux avec.
-Voyons Allen, je ne vois pas pourquoi tu aurais à te cacher. Les gens qui jugent que sur l'apparance ne méritent pas qu'on leur prête de l'attention.
-Oui...tu as sans doute raison. Merci Lavi.
Il lui sourit et il sembla qu'il ait retiré sa capuche avant de continuer son chemin.
C'est seulement alors qu'il remarqua qu'on l'appellait et qu'on le secouait. C'était le japonais de tout à leur. Sa voix faisait vibrer ses tympans et les battements de son coeur.
-Oy Allen ! Réveilles-toi bordel !
Il cligna des yeux et il remarqua qu'il se sentait essouffler. Pourquoi ? En tout cas, son ainé semblait l'être aussi à force de ségosiller à l'appeller pour le réveiller.
-Que...eut-il du mal à prononcer. Qu'est-ce qui s'est passé ?
-Taku, fit le brun en le lachant et en se laissant tomber en arrière pour s'assoir, se mettant une main sur le visage, t'es vraiment pas possible. Quand je suis revenu, tu étais sortis de ton lit et tu étais agenouillé par terre, la tête entre les mains, les yeux écarquillés. Mais ils étaient comme mort et tu ne respirais plus.
-Qu...quoi ? Je...je me suis seulement souvenut de quelque chose...j'ai vu le Lavi dont tu avais fais mention. Une scène tout à fait banale pourtant...se...s'est arrivé lorsque j'ai remarqué ma couleur de cheveux et cet étrange pentacle au dessus de mon oeil...
Il ne lui parla pas du bras qu'il avait également découvert de peur de paraître ridicule. Mais une pensée lui vint à l'esprit : en fait, il ne se serait pas un peu inquiéter pour lui ? Alors qu'il avait dis qu'ils ne s'appréciaient pas ? Entre ce qu'il avait ressentit, ce qu'il faisait et ce qu'il disait, tout cela ne collait pas avec cette affirmation. Alors quoi ? Qu'y avait-il véritablement entre eux ?
-Je suis désolé de t'avoir inquiété pour ça Yu...
Celui-ci eut un rictus sur son visage en entendant son prénom, mais il se contenta de se lever et de croiser les bras, l'ignorant.
-Qui s'inquiète pour qui ? C'est juste que j'ai pas envi qu'on me fasse chier parce que je t'aurais laisser crever sans rien faire.
Allen bis sourit. Puis ses joues rosirent et il toussota pour cacher sa gène.
-Euh...en fait, je n'ai plus de force dans mes jambes et...je crois que je ne peux plus me lever.
Kanda l'observa alors. Il paraissait si innocent, tellement sans défense...c'était vraiment trop...tentant. Il se secoua intérieurement et soupira avant de s'approcher sur lecôté et de s'accroupir.
-Taku.
Et il le souleva dans ses bras comme si de rien n'était. Le jeune homme fut surpris et s'accrocha instinctivement à son cou. Quelque chose atira alors son odorat. Il posa alors sa tête sur l'épaule du kendoka et rapprocha son nez de son cou avant d'inspirer profondément. C'était son odeur qui le faisait réagir. Une odeur à la fois épicée et fleurie...comme du lotus. C'était exquis. S'est en sentant les mouvements de son ainé qui le portait qu'il sortit de sa trense. Il se mit alors à rougir violemment. Kanda le reposa délicatement et avec précaution sur son lit avant de reprendre sa place sur le fauteuil qui n'avait toujours pas bougé.
-M...merci, begaya Allen bis, troubler.
-Bon, maintenant tu restes dans ce fichu lit et tu te reposes jusqu'à ce que l'infirmière t'autorise à te lever c'est compris ? Gronda-t-il.
-Oui.
-Bien. Donc, je suis allé voir Komui pour lui relater le petit problème qu'il y a avec toi et ta mémoire. Il ne comprend pas non plus comment cela a put arriver étant donner que tu as déjà eu des combats et des blessures plus importants et que pourtant, tu n'avais jamais eu de problème. Il réfléchit donc et travail sur les différente manière de faire revenir tes souvenirs.
-Hum...
-Bon, j'y vais, j'ai autre chose à faire et j'ai déjà assez perdu de temps. Pour l'instant, les autres ne savent pas que tu es réveillé, ils ne viendront donc pas t'embêter.
Il se détourna pour partir. Le blandinet ouvrit la bouche pour l'appeller, un peu déboussoler de son soudaint départ mais il se retint, mordant sa lèvre inférieur. Il aurait voulu qu'il reste avec lui. Pour tout simplement ne pas se sentir seul, pour ne pas penser. Mais il l'avait déjà assez ennuyer comme ça. Il se contenta donc de lui demander :
-Yu...tu reviendras me voir ?
Celui-ci tourna son visage vers son visage implorant et soupira avant de partir.
-On verra.
Le jeune homme sourit pendant que Kanda fulminait dans son coin. Décidément, il était vraiment trop...il n'arrivait même pas à former sa pensée. Mais il ne pouvait pas se laisser aller. Car après tout, il n'aimait pas son Moyashi que pour son corps exceptionnel, mais aussi parce qu'il aimait les moments intimes qu'il avait avec lui, ou tout simplement les moments où ils se prenaient tous les deux la tête. Mais il ne pouvait pas trop lui demander car après tout, le Allen du présent souffrait également. Bien sûr qu'il reviendrait le voir, la question ne se posait même pas. Il devait le rassurer et le mener sur la bonne voix. Oui, il en avait l'intuition, ou plutôt la conviction que lui et lui seul serait capable de ramener le véritable Allen. Son véritable Moyashi. Il alla donc s'entraîner pour penser à autre chose.
Allen bis, après le départ de son ainé, se rendormit pour rejoindre cette fois le pays des cauchemards. Des combats sanglant et violant paraissaient devant ses yeux et s'enchainaient sans s'arrêter. Pourquoi ? Que se passait-il ? Pourquoi tant de souffrance ? Le Comte Millénaire lui apparut alors mais il ne le reconnut pas. Son apparence l'effraya. Soudain, une douleur terrible transperça son oeil gauche. Il cria de douleur. Puis il tomba dans les ténèbres, le néant de sa mémoire perdue. Il était perdu et l'air commena à manquer, il s'étouffait. C'est alors qu'il se réveilla, de la sueur froide sur tout le corps, une main crispée sur sa poitrine. Il se leva en hâte, manquant de tombant en se prenant les jambes dans le rideau et se mit à courir, courir. Il voulait retrouver Kanda. C'est tout ce à quoi il pouvait penser. Il courut longtemps mais sans savoir où aller. Epuiser, il reprenait son souffle. Il alla dans un petit couloir sombre et se laissa tomber le long du mur avant de ramener ses genoux vers sa poitrine et de pleurer toutes les larmes de son corps. Il avait peur, il se sentait complètement perdu. Que devait-il faire ?
Il ne savait plus depuis combien de temps il était là. Il avait arrêté de pleurer mais son visage était toujours dans ses genoux. Il ne savait pas quoi faire, ni comment retourner dans sa chambre. Il ne savait pas où il était. Les images de sont cauchemards n'arrêtaient pas de défilées dans sa tête. Il n'arrivait pas à les arrêter. Il entendit des pas rapides non loin.Il leva son visage et se cacha un peu plus dans l'ombre. Il avait peur et tremblait de tout son corps. C'est alors qu'il reconnut les longs cheveux bruns liés en une haute queue de chevalle passés rapidement devant l'endroit où il se cachait. Il se leva et courrut pour le rattraper avant de l'enlacer dans le dos en pleurant de nouveau.
-Yu ! Appella le maudit avec désespoir.
-Moyashi ! Reconnut le kendoka en se retournant, le souffle court. Bordel, mais où t'étais passé ? Alors que l'infirmière venait vérifier que tout allait bien parce qu'elle avait entendu du bruit, tu n'étais plus ! Ca fait des heures qu'on te cherche ! Qu'est-ce qui t'a pris encore ?
Mais le jeune homme n'arrivait pas à répondre. Il était heureux de l'avoir trouvé, il voulait être rassuré. Il en avait marre d'être seul. Ne sachant pas vraiment quoi faire. Il jura et le dégagea de son torse avant de lui prendre la main pour le faire avancer. Son golem noir le suivait ainsi que Tymcampy qui était resté avec lui depuis l'accident. Il parla au golem noir qui était lié à ceux des deux autres trouveurs qui c'étaient lancés à sa recherche. Décidément, il lui causait bien des soucis. Bah, ça ne changeait pas de d'habitude.
-Eh, c'est bon, je l'ai retrouvé, il est avec moi. Arrêtez la recherche.
-Très bien, Kanda-san, se fit enendre deux voix différentes par le golum.
Le cadet regarda le golum avec surprise, ses grands yeux devenus rouges et gonflés s'écarquiller. Ils arrivèrent jusqu'à une suite de porte en bois et après en avoir passé quelques unes, Kanda en ouvrit une et rentra à l'intérieur, atirant délicatement le blandinet à l'intérieur sans lui lâcher la main, fermant la porte derrière lui.
-Bon. Qu'est-ce qui t'a pris de partir comme ça exactement ?
-Je...je voulais te voir. J'ai...j'ai vu des choses horribles et tu étais la seule personne que je connaissais et...je ne savais pas où aller pour te retrouver alors...j'ai couru, et je sais pas...je me suis arrêté dans ce couloir. J'avais peur et je ne savais plus quoi faire.
C'était sûr à présent, il faisait exprès de paraître sans défense, pour qu'il craque. Et bien d'accord, il avait gagné. Le kendoka l'attira vers le lit et il lefit s'assoir sur le bord en face de lui. Le jeune homme se laissait aller, ne sachant pas vraiment ce qu'il faisait mais les gestes doux de son ainé lui faisait du bien. Il posa ses mains de part et d'autre de son visage et sécha ses larmes avec ses pouces. Le visage d'Allen bis se calma, ses yeux le regardaient, lui et seulement lui. Tout comme ses yeux sombres.
-Yu...
-Moyashi...tu veux que je te dises notre secret à tous les deux ?
-Hein ?
Le regard du kendoka prit une lueur étrange et fit manquer un battement au maudit. Il sentit alors ses lèvres se posées sur son front avant de se posées délicatement sur ses ses propres lèvres. Etrangement, il ne fut même pas choqué et ferma tout simplement les yeux. Ce contact...il ne lui était pas méconnut. Alors, lorsque la langue de Kanda vint demander le passage de sa bouche, il fit entrer directement sa langue en contact avec la sienne. Il passa ses doigts jusqu'à sa queue de chevale pour retirer le ruban qui retenait ses magnifiques cheveux d'ébènes. Ceux-ci tombèrent sans bruit dans son dos et la main blanche du cadet vint se glisser naturellement dans sa chevelure. Tout cela lui rappellait quelque chose. Mais il n'arrivait pourtant pas à avoir des souvenirs précis. Juste une sensation connue, rien de plus. Lui et Kanda avaient donc ce genre de relation ? C'était ça leur secret ? Ca paraissait tout à fait plosible. A moitié en train de l'embrasser langoureusement, le ténébreux se mit à parler, le coupant dans sa rêverie.
-Ne Moyashi...
-Mhhh ?
-Comme tu ne te souviens de rien, tu ne trouves pas ça étrange que je t'embrasse alors qu'on est du même sexe ?
-Non...je ne sais pas...intérieurement...mmmhhh...je trouve ça normal...aaah...!
Les pants de la chemise avaient été écartés et la langue et les mains expertes du japonais vinrent caresser son torse chaud. Pousser par celui-ci, Allen bis se laissa tomber en arrière pour se retrouver sur le dos. La main libre de Kanda alla doucement caresser ses hanches avant de retirer définitivement le pantalon de toile qui le gênait. La peau pâle du maudit avait virée au rouge sur son visage et l'une de ses mains étaient toujours dans la chevelure de son amant pendant que l'autre étouffait difficilement ses gémissements de plaisir. Il n'en pouvait plus, il voulait plus que des caresses. Mais quoi exactment ? Hein ? Quoi ?
Son ainé toucha alors la partie sensible de son entre jambe qui se trouvait déjà surélevée à cause de ses douces caresses. Cette soudaine poigne le fit crier et il pressa précipitemment un peu plus sa main sur sa bouche. Mais l'autre la lui retira avec un regard qui pourrait faire fondre n'importe qui.
-Tu peux crier, les murs sont fais de pierres épaisses. Personnes ne t'entendra.
-M...mais...tu ne peux pas toucher là...!
-Quoi...là ? Taquina-t-il avec un sourire pervers, caressant son sexe complètement lever à présent.
Le cri du jeune homme résonna dans la chambre. Des larmes perlèrent sur ses joues que le kendoka vint lècher doucement, n'arrêtant pas son mouvement avec sa main. De l'autre, il caressa son postérieur avant de le pénétrer avec son index et son majeur. L'autre avait relever ses jambes pour inconsciemment mieux en profiter. C'était vraiment incroyable. Ca lui faisait tellement de bien. Pendant ce temps, Kanda l'embrassait sans cesse, le caressait, lui murmurait des mots dont il ne comprenait pas le sens à l'oreille mais on il apréciait la mélodie. Pourquoi, même si sa vie avait été difficile auparavant, pourquoi ne voulait-il pas se souvenir de ses moments là ? S'il avait des amis et quelqu'un à aimer et qui l'aimait à ses côtés, pourquoi aurait-il voulu l'oublier ? Après tout, il devait bien avoir une raison de se battre, et se bras, et ce physique étranges n'étaient pas si terrible que ça puisqu'il avait été accepté par la Congrégation. Cette douce chaleur à l'intérieur de son corps le faisait chavirer. Il jouit enfin avant de pouvoir reprendre son souffle. Mais ce n'était que le premier round. En effet, Kanda était déjà positionner au-dessus de lui, une lueur d'impatience dans ses yeux sombres. Son pantalon était ouvert et son sexe était déjà préssé contre le postérieur de son cadet.
-Prêt Moyashi ? Lui demanda-t-il avec un sourir en coin.
N'ayant pas la force de répondre, celui-ci hocha simplement la tête et s'accrocha au bras de son amant. Il le pénétra alors avec force mélanger de douceur. C'est alors qu'il eut un choc : son enfance avec Mana, sa malédiction parce qu'il avait été assez fous de chagrin pour croire pouvoir le faire revenir sans conséquence, sa rencontre avec le Maréchal Cross, ses trois d'apprentissages qui avaient été un vraicalvère...et puis enfin, son arrivée à la Congrégation de l'ombre alors qu'il n'avait que 15 ans, sa première mauvaise rencontre avec Kanda, puis avec Lenalee, Lavi, Komui, Bookman...tous ses combats, ses prises de tête avec cet insociable japonais, et puis finalement leur atirance mutuelle...tout. Il se souvenait de tout. Yu...il avait du s'inquiéter pour lui, même s'il ne l'avouerait jamais. Ses yeux se fermèrent à moitié et ses larmes se remirent à couler. Il leva sa main pour caresser la joue de son amant qui le regardait bizarrement. Il lui sourit.
-Pardon Kanda...
-Allen ? Ah, je te reconnais bien là, avec tes faux sourirs.
-Tu m'appelles enfin par mon prénom ? S'amusa-t-il avant de reprendre un air sérieux. Je suis désolé d'être parti. Mais me revoilà.
-Tch, toujours à t'excuser pour rien aussi...
-Que veux-tu, je suis comme ça ! Plaisanta-t-il.
Il entourra le cou du kendoka de ses bras et l'attira à lui pour l'embrasser avec passion. Un peu surpris par par cet enlacement si soudain, il laissa jouer sa langue avec la sienne comme ils avaient pris l'habitude de le faire. Etant toujours en lui, il se remit à bouger avec une vivacité nouvelle, faisait presser le corps du blandinet un peu plus contre le sien. Il ne le lui dirait jamais, mais c'est vrai qu'il était heureux qu'il se souvienne de tout. Pas forcément de son passé, mais au moins du fait qu'il lui appartenait et qu'il ne devait pas se laisser pelotter par cet impudent de Lavi. Allen était à lui, et il le prouverait se soir encore. En l'emmenant au septième ciel ! Une étoile illumina ses yeux qui inquiéta le pauvre maudit.
-Kanda ? Que se passe-t-il ? S'inquiéta-t-il.
-Prétoir toi Moyashi, cette fois, tu ne vas pas enressortir en un seul morceau !
-Quoi ?
Mais de puissants coups de reins changèrent ses gérémiades en véritables cris de plaisir. Il le pénétrait avec une telle force et une telle vitesse qu'il jouit deux fois sans s'en apercevoir et en un temps limiter. Lorsque la semence du brun jaillit en lui, il jouit une troisième fois. Epuiser, le kendoka se laissa tomber à côté du maudit pour leur laisser le temps de reprendre tous deux leur souffle. Le jeune homme avait les yeux rivés sur le plafond.
-Kanda...
-Nani ?
-C'était quoi ça ?
-Quoi ? Ca ne t'a pas plus ? Demanda-t-il en tournant son visage vers lui et en lui lançant un regard menaçant.
-Pas du tout ! S'exclama-t-il en se relevant pour se retrouver au-dessus de lui, les joues rosies. Ce que je voulais dire c'est...pourquoi tu ne le fais pas plus souvent ????
-Hein ?
-Ben...bégaya-t-il en se rongeant les ongles, cherchant ses mots, tu n'es pas...aussi fougueux d'habitude...tu l'es mais...pas autant...
Il soupira et mit ses mains sur ses joues rouges, se remémorant déjà le moment d'extase intense qu'il venait de vivre avant de se jeter littéralement sur le brun pour l'enlacer.
-Kanda je t'aime !!!!!! <3
-Oy Moyashi ! Ca va pas la tête ?
-Maieux...fais-moi encore l'amour s'il te plaît !!!! Demanda-t-il avec un regard suppliant.
-Taku, fit-il en soupirant.
Comment, oh oui comment, lui, le grand Kanda, pouvait-il refuser une demande si...excitante ? En tout cas, saon nouveau rythme avait eu du succès. Sans crier gare, il se plaça derrière l'exorciste et se pencha sur lui, faisant glisser voluptieusement son corps contre son dos et ses parties génitales contre les siennes. Sous ce contact, le jeune homme poussa des soupirs de complésances.
-Ahhh...Kandaaaa...!
-Humm ?
-Vas-y...j'en peux plus là...
-Déjà ? Ca n'a même pas commencer.
-Mais tu le fais exprès....aaaah...pour me mettre à bout, dit-il pantelant.
-Alors, tu veux que je fasse quoi ?
-Prends-moi, Kanda, s'il te plait ! Supplia-t-il en tournant ses yeux gris vers lui, à bout de souffle, des frissons de désir lui parcourant tout le corps.
En sourire déforma alors ses lèvres et il se redressa, satisfait. Il tint ses hanches entre ses mains avant de le pénétrer tout aussi vivement et brutalement, tout en gardant cette touche de douceur que la première fois. Le succès fut de nouveau au rendez-vous et Allen était au paradis de l'orgasme. On peut dire sans gène que même le froid kendoka prenait aussi son pied, le petit vicieux.
-Ah...Kanda ! C'est bon...aaah...!
-Ku...Moyashi...!
Ils ne pouvaient pas prononcer autre chose. En fait, il n'arrivait tout bonnement pas à assez réfléchir pour prononcer quelques choses d'autres tant le plaisir et la jouissance étaient grands. L'orgasme arriva plus vite que prévu et ils retombèrent comme précédemment, l'un à côté de l'autre, épuiser. Par contre là, ils ne pourraient pas tenir un quatrième round. Le cadet se rapprocha de son amant et posa sa tête sur son épaule pendant que l' autre l'entourait de son bras. Il faisait le couple parfait ainsi. Comme une image en noir et blanc.
-C'est bon, t'es satisfait ? Demanda le ténébreux après quelques secondes, les battements de son coeur s'étant calmés.
-Oh oui ! Jusqu'à demain en tout cas ! Plaisanta-t-il avant de lui embrasser le cou avec gourmandise.
-Tch t'es pas chiant toi franchement...
-Tu en profites aussi, alors de quoi tu te pleins exactement ? Fit-il avec un sourire.
-T'es trop exigent niveau sexe.
-Pas du tout ! Contredit-il en fronçant les sourcils, se redressant sur un bras, c'est toi qui est exigeant ! Tu te rappelles la dernière fois, tu m'avais ataché en disant que se serait plus excitant...
-Tch, la ferme Moyashi !
-Et aussi cette fois où...
Comme demander si gentilment à Allen de fermer sa si belle petite bouche ne marchait pas, le japonais décida de prendre le tauros par les cornes : il mit sa sur la tête de son amant pour la lui baisser jusqu'à ce que leurs lèvres, ou plutôt jusqu'à ce que leurs langues se touchent. Puisque la bouche de l'autre était ouverte, protestant, était déjà ouverte, il avait pu en avoir un accès direct, lui coupant le souffle. Il usa de l'une de ses meilleurs techniques en matière de baiser à la «française» et s'écarta après dix bonnes de bouche à bouche intensif. Et voilà un nouveau succès total : le blandinet était tout penot, complètement dans les nuages. Il se lécha goulument les lèvres. Le kendoka était satisfait du résultat : là, c'était sûr, il fermerait sa gueu...euh...sa mignone petite bouche sur les divergences sexuelles qu'il c'était laissé essayer quelques fois au détriment du pauvre Moyashi.
-C'est bon ? T'es calmé ?
-Je me demande bien ce que tu as aujourd'hui...tu ne m'as jamais embrassé comme ça avant, même pour me faire taire ou parce que je t'emmerdais.
-Bah...considère ça comme une exception.
-Une exception pour quoi ?
-Pour rien.
Le maudit se laissa retomber sur l'épaule de kanda et ferma les yeux, sentant la fatigue le submerger.
-Ne Yu...
-Yu ???
-Si je ne m'étais pas souvenu, qu'est-ce que tu aurais fais ?
Imperceptiblement, la prise sur l'apaule d'Allen se ressera. Il regarda le plafond. Il ne voulait pas penser à cette possibilité. Car il était vrai qu'il avait été touché par cette perte de mémoire de son chèr et tendre Moyashi. Ca n'aurait plus été pareil. Mais en même temps, il ne se pardonnait pas d'être si sensible à ce qui pouvait lui arriver. Mais c'était comme ça, il n'arrivait plus à refouler ses sentiments et être aussi froid que lors des premiers jours de sa rencontre avec lui. Après avoir réfléchi quelques secondes de plus, il ferma les yeux et répondit simplement.
-Tu t'es souvenu, c'est tout ce qui compte.
-Hum...au fait, est-ce que les autres étaient au courant ?
-Non. Que Komui.
-Humm...tant mieux.
-Toujours à ne pas vouloir inquiéter les autres hein ?
-Pourquoi faire ? Je peux déjà montrer mes véritables sentiments à toi, pourquoi le ferais-je pour les autres ? Je les aime et je ne veux pas les inquiéter, est-ce si étrange que ça ?
-Non, mais toi tu es vraiment à l'extrème.
-Peut-être. Mais je suis comme ça, je n'y peux rien.
-En tout, tu as intérêt à ne rien me cacher.
-Sinon quoi, tu serais vexer ?
-...
-Yu ? Appella-t-il en levant son visage vers lui.
-Tch.
Pour changer de sujet, il se redressa et alla se coucher sur ses draps, la tête sur l'oreiller, les cheveux éparpiller et lui tournant le dos. Allen sourit et soupira avant d'aller le rejoindre et de se blottir contre son dos. Kanda se retourna alors pour avoir son visage en face du sien et il passa son bras autour de la taille de son amant. Mais ses yeux restèrent fermer. Le maudit sourit de nouveau avant de fermer les yeux à son tour et de se laisser aller dans les bras de Morphée. Ou ne serait-ce pas plutôt les bras et la chaleur de Kanda ?
Fin