Chapitre 5
Chapitre 5 : Un nouveau souvenir après une première fois
Kyosuke se réveilla le lendemain en trombe et écarlate. Sa respiration était intense et irrégulière, il se passa une main sur le visage : un tel rêve entre Rikuson et lui...pourquoi avait-il rêvé de cela ? C'était insencé. Ses parties génitales étaient complètement exitées ce qui le faisait se sentir mal et honteux. Il ramena ses jambes près de lui et posa son menton sur ses genoux, regardant le fond de la pièce en se pinçant la lèvre inférieure. Puis son regard se reporta sur l'épée adosser au mur non loin de lui. Il la prit, la scruta de nouveau, mais aucun souvenir ne lui revint en mémoire et il l'a reposa à son emplacement initial, légèrement déçu. Il était nu sous ses draps et il se leva pour s'habiller. Alors qu'il finissait de passer par-dessus sa tête son T-shirt marron à manches longues, quelqu'un frappa à la porte et entra : c'était Alexandra qui lui souriait :
-Ah, je vois que tu es réveillé, très bien. J'ai quelque chose de prévu pour toi, mais cela ne sera qu'après un bon petit déjeuner. Tu es prêt ?
Kyosuke se souvint de la veille où il avait vu la Reine qui paraissait si fragile montrer toute sa férocité à l'épée. Il mit ses événements dans un coin de sa tête avant de lui rendre son sourire et de répondre en s'avançant vers elle :
-Oui il n'y a pas de problème, je suis prêt. Mais qu'est-ce que vous avez prévu pour moi ?
-C'est un secret ! Fit-elle en posant son index sur ses lèvres en lui souriant de plus belle, faisant légèrement découvrir ses dents blanches.
Ils allèrent jusqu'au salon en parlant de tout et de rien, laissant de côté ce qui c'était passé la veille. Kyosuke faisait peu à peu connaissance avec le personnel et la Reine, maintenant qu'il avait perdu la mémoire, il voulait se faire de nouveaux souvenirs, les meilleurs possible jusqu'à ce que peut-être, un jour, ses vrais souvenirs reviennent d'eux-même.
Le repas se passa sans encombre, mais Kyosuke se demandait ce que lui préparait la Reine. Une fois le petit déjeuner, qui était délicieux d'ailleurs, finit, ils partirent de la salle à manger et il demanda une nouvelle fois :
-Alors ? Qu'est-ce que vous préparez pour moi ?
Elle lui sourit et le prit par la main, l'entrainant à sa suite.
-Suis-moi et tu verras !
Ils passèrent de nombreux couloirs et il reconnut entre temps les portes en chènes magnifiquement sculptées de la chambre d'Alexandra qui étaient bien évidemment fermées. Ils tournèrent au prochain croisement à droite et quelques mètres plus loin, ils s'arrêtèrent devant une porte que Kyosuke observa quelques instants en fronçant les sourcils.
-Comment faites-vous pour vous retrouvez dans un endroit pareil ? Les portes se ressemblent toutes !
Elle ne put s'empêcher de pouffer en commençant à entrer
:
-Et bien, j'ai vécu ici depuis que je suis toute petite !
-Je vois...
Ils entrèrent dans la pièce et Kyosuke fut étonné de voir ce qu'il y avait de l'autre côté : une domestique, sûrement une couturière, se trouvait bien droite à côté d'un mannequin qui portait de magnifique vêtement de sois, de lins et de coton. Ils étaient de couleurs beige, marron ou bien encore pourpre. Le haut laissait complètement les bras et même les épaules à l'air libre, il était moulant et se finissait avec des triangles à chaque coin. Le bas était un pantalon bouffan qui s'arrêtait aux genoux, des bottes avec de grosses semelles remplaçant la fin du pantalon. Il était éberlué et restait bouche bée. Alexandra était à ses côtés, toute joyeuse de sa réaction et croisait les mains derrière son dos en se balançant sur ses pieds d'avant en arrière. Après quelques secondes, elle ne put s'empêcher de lui demander ce qu'il en pensait, même si le visage du jeune homme le lui montrait déjà :
-Alors ?
-C'est...c'est fantastique ! C'est pour moi ?
-Bien évidemment ! Il a été fait sur mesure pour toi. Je suis contente qu'il te plaise !
-Mais pourquoi ?
-Tu méritais tout de même mieux que des vêtements simples comme ceux que je t'ai donné, ceux-ci te mettront bien mieux en valeur. Aller, essaye-le ! J'ai hâte de te voir dedans !
-Merci ! C'est vraiment trop gentil, il ne fallait pas !
-Alors c'est quoi cette main ?
En effet, Kyosuke c'était déjà approché du mannequin pour prendre les vêtements. Il rit nerveusement en s'ébourrifant les cheveux, rougissant.
-Ah, ah, ah ! C'est que...je ne peux tout bonnement pas refuser ce si beau cadeau !
-Aller dépêche toi de l'enfiler ! Il y a une pièce au fond où tu peux te changer !
-Oui, oui ! S'écria-t-il en courrant vers la porte désignée, ses nouveaux vêtements sous le bras.
Il se regarda dans le miroir après les avoir passés : le costume était vraiment fait pour lui. Il se regarda sous toutes les coutures et admira le travail rendu par la couturière. Ainsi, ses yeux dorés ressortaient beaucoup plus. Il parraissait encore plus mince, mais il regrettait que ses bras parraisse si maigre. Il ferait de l'exercice, il s'entraînerait à l'épée avec grand plaisir. Lorsqu'il sortit de la pièce, Alexandra était de dos, puis elle se retourna en l'entendant. Elle leva son regard vers lui et se retint d'ouvrir grand la bouche, se défendant de rougir devant Kyosuke. Elle prit un ton de plaisanterie :
-Whoua ! Par la Déesse tu es vraiment superbe ! Il est fait pour toi !
-C'est vrai ? Merci, je trouve que ce costume est vraiment éblouissant moi aussi.
Quelqu'un frappa alors à la porte, entra et salua la Reine. Celle-ci se retourna vers l'intrus en lui demandant d'une voix douce :
-Oui ? Que se passe-t-il ?
-Ma Reine, je vous demande pardon de vous dérangez mais on a besoins de vous à la salle du trône, c'est pour une affaire urgente.
Elle se retourna vers Kyosuke, tout sourire :
-Ah, excuse-moi, le devoir m'appelle !
-Bien sûr ! Je ne veux pas vous retenir de vos obligation et encore merci pour tout ceci.
-Mais ne t'inquiète pas, ça me fait très plaisir ! Alors à bientôt, on se reverra sûrement au dinner !
-D'accord.
Puis elle passa la porte et partit, le valet marchant derrière elle. Bon, qu'allait-il faire à présent ? Il remercia la couturière qui sembla rougir avant de errer dans le château. Peut-être qu'il pouvait s'entraîner dès maintenant ? Faire quelques mouvements, voir si cela lui rappelait quelque chose ? Alors qu'il marchait et rêvassait, il se cogna contre quelqu'un et poussa un léger cri de surprise. Il leva les yeux vers la personne en question et blanchît tout en rougissant, d'une telle manière qu'on se demandait de quelle couleur son visage était réellement. En face de lui se trouvait Rikuson qui sortait de son bureau et qui le détaillait des pieds à la tête de son regard bleu magnifique. Sa profonde voix grâve le fit sursautter :
-Et bien, tu es encore mieux comme ça, je dois dire que tu es bien plus attirant.
Kyosuke détourna le regard et serra les points : que devait-il faire ? Partir en courrant ? Mais ce n'était pas polis...ah ! Au Diable les polittesses ! Si Rikuson s'approchait trop près de lui, c'est ce qu'il ferait, décida-t-il. Alors qu'il se fesait cette réflexion, Rikuson le prit par le poignet, le tira à l'intérieur de son bureau, referma la porte et le plaqua contre celle-ci tout en l'embrassant à pleine bouche, emprisonnant les poignets de Kyosuke dans ses mains, les coinçants vers la hauteur de la tête de Kyosuke. Instinctivement, il ferma les yeux et devant cet assaut de désir et de passion, il ne put résister, s'offrant à son aissaillant. Puis il essaya de parler, mais il avait déjà de la peine à respirer :
-Non...attendez...laissez-moi...
Mais Rikuson ne s'arrêtait pas et il embrassa le cou du jeune homme tout en le laîchant.
-Non, je ne m'arrêterais pas cette fois, tu es trop mignon, je ne peux pas m'arrêter...
Il commençait déjà à ouvrir avec des gestes avides la sorte de chemise de Kyosuke, tout en parcourant son corps avec des baiser et avec sa langue. Kyosuke n'arrivait même plus à tenir debout, ses jambes tremblaient. Son corps répondait instinctivement et était avide des caresses de Kyosuke, néanmoins son esprit était en contradiction :
-Non...je ne peux pas...ah...!
Il poussa un gémissement de jouissance qui lui échappa lorsque Rikuson caressa son sexe avec sa langue. Il était rouge de gêne et de honte, il se mit une main devant la bouche et des larmes coulèrent de ses yeux. Rikuson attrapa alors sa main et baisa sa paume tout en lui disant de sa voix profonde et enivrante :
-Non, si ton corps te dit de crier, fais-le.
Puis il reprit son exploration, caressant et laîchant de plus belle les parties intimes de Kyosuke qui étaient tendu par l'excitation. Il multiplia ses nombreuses caresses et Kyosuke ne put s'empêcher de pousser un gémissement de plaisir avant d'éjaculer et que son sperme ne vienne salir le beau visage de Rikuson. Kyosuke mit le dos de sa main devant sa bouche, essoufler :
-Pardon...je n'aurais pas dû te laisser faire...
Rikuson se nettoya le visage et prit la main libre du jeune garçon en lui souriant.
-Non, c'est de ma faute, je suis désolé de te faire subir mes fantasmes.
Kyosuke ne put rester debout plus longtemps, ses jambes tremblantes ne purent continuées à le soutenir et il s'affala sur le sol, contre la porte. Il détourna le regard et avoua également de son côté rougissant :
-Je...j'ai rêvé de toi hier...et de...moi aussi...on était tous les deux...
Le sourire de Rikuson s'agrandit et il s'approcha de son amant :
-Je vois.
Il l'embrassa et leurs langues se mêlèrent. Pourquoi n'avait-il et ne faisait rien pour l'en empêcher ? C'était la question que Kyosuke se posait en ce moment. Et bien, tout bonnement parce que c'était trop bon. Chaque caresse que lui avait prodigué Rikuson avait fait trembler son corps tout entier, il se sentait faible face à lui.
Le beau brun, tout en continuant son baiser le fit s'allonger par terre et Kyosuke demanda alors qu'ils s'embrassaient, sa voix semblant contrarié et inquiète :
-Qu'est-ce que tu fais ?
-Tu vas voir, je suis sûr que ça ne te déplaira pas...
Alors que le jeune homme se demandait de quoi il s'agissait, Rikuson enfonça un doigt dans son postérieur. Le jeune garçon l'écarta d'une main, rougissant et s'exaclamant alors que Rikuson continuait :
-Mais...? Ah ! Non...pas là...ah...arrête !
Mais ses paroles ne faisaient qu'agrandir le désir qu'éprouvait Rikuson pour son amant. Il tourna son doigt à l'intérieur du corps de Kyosuke qui était tendu, le faisait sortir et rentrer en lui demandant calmement :
-Ca va ?
Le jeune garçon releva son visage vers Rikuson, il était en nage, les yeux remplis de larmes et il tremblait, son souffle était fort et il poussait de faible gémissement de plaisir.
-O...oui...réussi-t-il à affirmer, même si c'était légèrement à contre coeur.
-Bien, alors, passons aux choses sérieuses.
-Hein ? C'était pas encore sérieux ?
Rikuson le fit se recoucher sur le sol avec un sourire coquin et écarta les jambes de Kyosuke tout en retirant son doigt. Il prit un air désolé :
-Pardon, mais ça va s'en doute te faire un peu mal.
-Hein ? Fit-il de nouveau, mais qu'est-ce que tu...?
Puis, s'en s'y attendre, Rikuson le pénétra et il poussa un cri de douleur mélanger à du plaisir. Il fit des aller et retour tout d'abord régulier, puis de plus en plus rapideau fur et à mesure que l'extase augmentait. Kyosuke avait l'impression qu'il brûlait de l'intérieur, mais son corps était tendu à l'extrême , fou de désir et répondant à la passion de son amant. Il s'accrocha à la chemise noire de Rikuson et l'attira à lui, cherchant sa bouche. Bientôt, leurs langues se rejoignirent de nouveau et ne firent qu'un, tout comme leur corps. Le jeune homme entendit le souffle rauque de son compagnon, ses gémissements de jouissance avant de sentir l'érection de Rikuson à l'intérieur de son corps, alors que la sienne venait se finir sur son ventre et celui de son amant. Il se retira et ils essayèrent de reprendre difficilement leur souffle, leurs corps étaientt en sueur et les yeux de Kyosuke étaient tellement remplis de larmes qu'il voyait trouble. Rikuson se laissa tomber sur lui et sentir son poids, son souffle et la chaleur de son corps le rassura, ne sachant pourquoi.
Kyosuke se sentait bien, détendu, mais à présent il sentait une douleur dans son estomac, et il ne pouvait plus bouger.
Rikuson se redressa et lui demanda, visiblement inquiet :
-Ca va ?
Le jeune homme fit un faible sourire :
-Oui, ne t'inquiète pas pour moi, je vais bien...
-Tiens, au fait, tu me tutoies maintenant...
Il se mit à rougir en détournant le regard.
-Oui c'est vrai...
Le beau brun en face de lui l'observa de ses beaux yeux bleus avant de l'embrasser.
-Si tu as mal, j'attendrais tout le temps qu'il faudra pour que tu te sentes mieux.
-Oui...merci...de toute façon c'est un peu à cause de toi, tu m'as vraiment pris au dépourvu.
Mais qu'avait-il fait ? Ce demandait Kyosuke. Etait-ce une erreur ? Mais il n'y avait sûrement pas de conséquence à ce qu'il avait fait, il ne voyait pas en quoi il pouvait regretter d'avoir passé de merveilleux moments de jouissance et c'était sans doute la première fois pour lui...néanmoins, il ne c'était même battut, il se décevait lui-même. Ce qu'il avait fait avec Rikuson était inconsidéré, ils l'avaient fais sur un coup de tête et ça, c'était une erreur. Ils ne se connaissent pas tellement après tout.
-Kyosuke ? L'appela Rikuson.
-Oui ?
-Je crois que je t'aime.
Il se mit à rougir et ne sut comment réagir. Que répondre ? Il ne put réfléchir plus longtemps à la question car une vif douleur le frappa à la tête, comme la première fois où un souvenir lui était apparut. Un flash survint, une jeune fille devant lui, rougissante, les yeux abaissées lui avouant qu'elle l'aimait...il connaissait cette personne, il en était certain, c'était une personne importante pour lui mais...quel était son nom ? Pourquoi ne parvenait-il pas à se le rappeler ? Allait-il s'évanouir ? Ce n'était pas le moment, mais c'était pourtant les paroles du conseiller qui l'avait fait réagir et remonter se souvenir. Son visage était crispé par la douleur et il poussait quelques gémissements, appuyant sa main contre sa tempe. Rikuson lui saisit le poignet et tourna le visage de Kyosuke vers lui :
-Eh ! Qu'est-ce que tu as ? Eh !
Le jeune homme entendit la voix de son compagnon l'appelant et la douleur cessa. Il se détendit, cligna des yeux et se força à lui sourire en lui parlant d'une voix douce pour le rassurer :
-Ne t'inquiète pas, ce n'est rien du tout...mais tu me fais mal Rikuson...
En effet, le conseiller enserrait trop son emprise et il le lâcha précipitament pour le prendre aux épaules et le regarder dans les yeux.
-Tu es sûr ?
-Oui, ne t'inquiète pas, ce n'était vraiment rien...
Rikuson le regarda encore quelques instants, suspicieux, puis il haussa les épaules d'une manière indiférente.
-Très bien, si tu ne veux pas me le dire, c'est ton problème.
Il prit Kyosuke dans ses bras qui restait perplexe face à cette soudaine froideur et il s'approcha d'un beau canapé en sois dorée. Le jeune homme riposta en s'agitant malgré la douleur qu'il ressentait.
-Mais ne me pose pas ici imbécile ! Je vais salir !
-Je m'en moque ! Je préfère que tu sois sur quelque chose de confortable plutôt que sur le sol !
«On a pourtant fait l'amour sur le sol...», pensa Kyosuke au même moment alors que Rikuson continuait à parler :
-Et puis, tout ce qui vient de toi ne peut pas être salissant !
C'était un peu vieux jeu, mais gentil et il rougit sous le compliment. Il pensait que Rikuson allait le coucher sur le canapé mais apparemment, il en avait décidé autrement : il s'assit sur le canapé en premier avec Kyosuke dans les bras, puis le fit s'installer sur ses jambes. Le beau brun avait encore sa chemine noire mais plus de pantalon, d'où le malaise que ressentait Kyosuke dans cette position. Qui ne l'aurait pas été ? Néanmoins il aimait ressentir les mains de Rikuson sur son corps nu.