Chapitre 10
Chapitre 10 : Une rencontre mystérieuse
Rikuson regarda le jeune homme brun en le prennant quelque peu de haut, les mains sur les hanches. Tient donc ? Il voulait les accompner ? En quel honneur ? Par ailleurs, il paraissait un peu trop intéresser par Kyosuke, et il ne pouvait l'admettre. Fermant les yeux et détournant le regard, il dit sa réponse sèchement, d'un ton sans appel :
-Il en ait hors de question !
Kyosuke soupira, il en était sûr. Lui aussi trouvait qu'il serait étrange de l'accepter alors qu'ils ne le connaissaient pas mais quelque chose en lui lui disait qu'il le fallait. Et de plus, il était vraiment intrigué par la technique que Yan abordait. Il prit donc son parti, prennant une voix douce mais ferme, malgré son appréhension de défier Rikuson :
-Attends un peu ! Ecoute, qu'est-ce qu'on y perd ? Je sais qu'on ne le connaît pas mais il est fort, et si quelque chose devait se passer pendant notre voyage je serais bien heureux qu'il soit à nos côtés.
Son amant le regarda, fronçant les sourcils. Que cherchait-il ? A le mettre en colère ? Lui qui avait été si inquiet pour lui et qui l'était toujours rien qu'à l'idée qu'un parfait étranger se joigne à eux. De plus ce Yan avait un air un peu trop innocent à son goût. Celui-ci semblait les observer et écouter attentivement leur discussion. Huuuuumm ? Ainsi ils avaient une forte intimité ces deux là ? Cela se voyait pour quelqu'un d'habituer à ce genre de chose et il l'était, deviner qu'ils couchaient ensemble n'était donc qu'un jeu d'enfant. Il est vrai que ce Kyosuke était à craquer, mais malgré cette air quelque peu fermé, l'autre brun aux yeux d'un magnifique bleu n'était pas mal non plus. Il eut un air béa qui n'échappa pas au conseiller et qui l'observait sérieusement, hitoire d'étudier son attitude. Ce n'était pas bon, il regardait beaucoup trop SA propriété. Oui, Kyosuke était à lui, et il ne lui prendrait pas. Même si son jeune amant avait une âme trop pur pour le tromper il restait inquiet : le jeune homme se laissait si facilement convaincre ! Ce n'était vraiment pas prudent. Pourtant, devant l'air de merle en frit de Kyosuke, il ne put résister et cèda enfin, non en colère contre lui-même. De toute manière, il le garderait à ses côtés, mais il allait être encore plus difficile de pouvoir coucher avec lui. Rien qu'à cette fatalité, il eut envi de se pendre d'avoir accepté si facilement. Il avait pourtant été habitué et entraîné avec cette satané princesse. Il sourit en pensant à elle, il la revoyait, son air innocent, son visage en colère dès qu'il refusait et l'empêchait de faire une bêtise. Il faudrait qu'il la contacte bientôt, elle devait être inquiète.
Il fut donc décidé que Yan serait également de la partie et l'on en informa Belinda qui ne broncha pas. Peu être que le voyage serait quelque peu plus joyeux ? Pour le moment elle ne pensait qu'au lit doullet dans lequel elle allait pouvoir dormir ce soir. Ils indiquèrent donc au jeune combattant l'heure du départ avant de ce quitter et de retourner dans les chambres qu'ils avaient payés. Le soir vint rapidement, et après un bon repas ils allèrent se coucher, voulant profiter de leur lit au maximum. De plus, tous savaient que la journée commencerait bientôt, au lever du soleil. Chacun avait une chambre, l'aubergiste leur avait fait un prix pour les trois au lieu dans avoir qu'une pour tous. Malheureusement, Kyosuke n'arrivait pas à dormir. Il avait toujours un peu la tête qui tournait, mais il y avait autre chose qui le perturbait. Il sentit la migraine l'envahir peu à peu, et il gémit de douleur sous son drat, en boule et se tenant la tête à deux mains, son corps crisper sous la douleur. Lorsqu'elle partit pour seulement quelques instants, il reprit son souffle, puis la douleur se fit plus forte, lui arrachant un cri de douleur. Puis il vit des images à travers les yeux de quelqu'un. Il marchait dans la rue, tranquillement. Etait-ce lui ? Il vit un grand bâtiment, et des tonnes d'adolescents y entrer. Puis il en vit un autre, le soleil était en train de se coucher. Il y entra : était-ce sa maison ? Puis il discuta par la fenêtre avec quelqu'un qui était dans celle à côté de la sienne. Ils semblaient proche et Kyosuke se souvint de cette fille, il pensait que c'était pour elle qu'il avait eu un accident...oui, peu à peu, il se souvenait des détails, il n'entendait pas ses paroles mais elle semblait pleurer, elle court et ne regarde pas avant de traverser la route. Il voit la voiture contrairement à elle et la protège, mettant son corps et sa vie pour toute protection à cette fille. Puis le noir complet. Tout d'un coup, Kyosuke se sentit secouer dans tous les sens, on l'appellait. Comment cela se faisait-il ? Pourquoi ne l'avait-il pas entendu avant ? Pourtant, il était bien réveillé ? Il se força à revenir à la réalité, se dirigeant de toutes ses forces vers la voix. Il chercha à bouger, à serrer sa main et il réussit, sentant le bras de quelqu'un. Il sentait également quelque chose dans son dos. Peu à peu, il ouvrit les yeux, sa vision était trouble, devenant plus nette après quelques instants. Il cligna des paupières plusieurs fois, et voulut parler, mais seules ses lèvres bougèrent, sans aucun son.
-Rikuson...
-Kyosuke ! Quoi ? Je n'entends pas !
Pourquoi n'entendait-il pas ? Il se força et se rendit compte combien, en vérité, il était difficile de parler. Un faible gazouillit sorti de sa gorge sèche et nouée.
-Rikuson...qu'est-ce qui se passe ?
-Mon Dieu, tu m'as fais une peur terrible ! Je venais pour voir si tu allais bien et quand je rentre et que je soulève le drat je te vois pâle comme un linge, tu étais même prit de convulsion !
En vérité, il avait juste voulut faire l'amour avec son bien-aimé.
-Pardon de t'avoir inquiéter, mais ça va.
-Mais écoute toi ! Tu arrives à peine à parler !
Le conseiller le serra contre lui, si fort qu'il se sentit étouffer. Il était si inquiet ? Ca le touchait beaucoup. Des rougeurs sur les joues, il rendit l'étreinte de son compagnon même si elle était sans force.
-Je vais bien Rikuson...je vais me reposer et demain ça ira mieux.
-Bien, mais je reste là pour veiller sur toi, je ne pourrais dormir sinon.
-...d'accord.
Il ne put refuser car lui aussi voulait qu'il reste auprès de lui. Rikuson se mit sur le côté et attira Kyosuke contre lui. La chaleur de leur corps respectif leurs firent du bien, et ils s'endormirent dans un doux sommeil sans rêve.
Le lendemain, alors que le soleil n'était pas encore levé, on le secoua doucement et il ouvrit les yeux. Il apperçut les yeux bleux de Rikuson qui se détachaient de la pénombre. Un doux sourire était dessiner sur ses lèvres.
-Désolé, j'ai repoussé au plus tard l'heure pour te réveiller mais il est temps à présent.
-D'accord, merci, répondit-il en se redressant et en frottant ses paupières lourdes de sommeil.
Il se leva doucement, et même en prenant ses précautions il avait bien faillit défaillir plusieurs fois. Rikuson était inquiet à son sujet. Pourrait-il tenir le coup aujourd'hui ? Il avait repris des couleurs mais ses jambes tremblaient. Arriverait-il à marcher ? Sinon il le porterait. Bientôt, ils furent tous prêt et se retrouvèrent à l'entrée de la ville, Yan était déjà arriver et il les saluat d'un signe de la main joyeux malgré l'heure peu avancée de la matinée. Ils se rejoignirent et commencèrent sans plus tarder leur route, cherchant une nouvelle ville pour que Kyosuke retrouve ses souvenirs. Ils marchèrent à allure réduite, pas besoins de se presser. Lorsqu'ils firent une pause pour le déjeuner, Kyosuke se laissa tomber sur le sol, épuiser. Rikuson lui tendit une gourde remplie d'eau qu'il prit avec gratitude. L'eau fraîche coula dans sa gorge, dénouant le noeud qu'il ressentait et la douleur de ne pas avoir bu depuis longtemps.
-Ca ira ?
-Oui, oui, merci.
La fin de la journée ressembla aux autres, il y avait seulement un nouveau compagnon qui mettait au moins de l'animation et détendait l'atmosphère lourde du voyage. Ils trouvèrent un petit lac entourer de buissons et y firent non loin leur campement. Rikuson les aida à préparer le feu avant de s'éclipser. Il était grand temps de donner de ses nouvelles malgré le manque d'action. Il se pencha vers l'eau, ferma les yeux, passa sa main lentement et plusieurs fois au-dessus de la surface douce et fluide de celle-ci. Il appella à lui le faible taux de magie dont il disposait et le fit se dispercer sur un faible rayon devant lui. Il put alors apercevoir Alexandra, qui semblait dînner. Il devait la voir à travers l'eau de son verre. Elle fut surprise de le voir mais heureuse.
-Rikuson ! Ah j'ai enfin de tes nouvelles ! Alors ?
-Et bien, il n'y a pas grand chose à raconter.
Il lui conta néanmoins l'attaque des brigands et les quelques problèmes de santé de Kyosuke ainsi que l'arriver de Yan dans le groupe.
-Et donc tu es sûr qu'il va bien ? Vous auriez dû rester en ville pendant encore au moins un jour !
-Il faut qu'il voit le plus de paysage possible ma Reine, pour lui évoquer ses souvenirs enfouis. Lors de son désagremment, je pense que quelques brides de ses souvenirs lui sont revenus.
-Je l'espère. Et bien, depuis que tu n'es plus là je suis surchargée de travail ! Alors dépêche toi de revenir avant que je ne meurs de fatigue !
-Oui, je vous le promets, fit-il, un sourire aux lèvres. Je vous recontacterais bientôt.
-Bonne chance.
-Merci.
Puis le contact fut couper entre eux. Rikuson revint au campement, mangea et parla de sa brève discussion avec la Reine. Kyosuke l'écouta avec attention, car après tout, c'était bien elle qui l'avait sauvé. Il avait mal aux pieds et, après le repas, il alla près de l'eau claire du lac, éclairer par la Lune pour se laver et enlever la sueur qui l'avait suivit depuis le début de la journée. Heureusement, les températures devenaient plus douces, elles s'approchaient peu à peu de l'automne. Il retira ses vêtements, les plia avec soin les mettant vers un coin de la berge avant de se glisser dans l'eau fraîche. Son corps frémit sous le changement soudain de température mais il se sentit comme revivre. Il s'avança dans l'eau jusqu'à la taille et regarda le ciel étoilé. C'était magnifique. Un doux sourire et un air béa s'installa sur son visage. Puis une image s'imposa à lui : il avait déjà vu un ciel comme celui-ci...il n'y avait plus de lumière nulle part, et il regardait par la fenêtre de sa chambre. Ce magnifique paysage lui était offert et il s'était alors intimer de ne jamais oublier un tel spetacle.(auteur :expérience personnel, je l'ai vécu) Son mal de crâne lui revint et il se mit une main sur la tête, son corps commençant à se crisper sous la douleur.
-Est-ce que des souvenirs te reviennent ?
Kyosuke fut tellement surprit que les images s'arrêtèrent de défilées, la douleur le laissant en paix. Il rougit en apercevant Rikuson, son corps mince et longiligne, ferme, son sexe à peine cacher par l'eau du lac.
-Oui, un peu, mais ça va merci.
-Tu ne veux pas me raconter ?
Il s'approchait, lentement, et Kyosuke sentit son coeur battre plus fort qu'à l'accoutumer dans sa poitrine. Ses yeux s'embuèrent de larmes et il serra les poings, ne faisant plus attention à sa nudité.
-J'aimerais, mais je ne veux pas que tu me rejettes dit-il, le regard fuyant, j'ai découvert que je n'étais pas vraiment normal.
-Tu sais très bien que je ne pourrais jamais faire cela, fit-il remarquer d'une voix douce, les yeux clos.
Ils étaient tout proche à présent et le conseiller lui sourillait gentilment. Malgré ces paroles rassurantes, le jeune homme ne put contenir son émontion et tout son corps se mit à trembler, des larmes se mirent à couler sur ses joues alors qu'il essayait toujours de se retenir. Pourquoi pleurait-il ? Rikuson et lui-même ce le demandait. Il le prit dans ses bras, et la douce chaleur de sa peau lui fit du bien. Il répondit à son étreinte. De petits hoquets sortaient de sa gorge. Rikuson s'éccarta de Kyosuke, lui prit le menton et l'embrassa. Leurs langues se mêlèrent et Kyosuke se sentit transporter. En effet, le conseiller l'avait prit dans ses bras et le ramenait vers la berge. A l'abris d'un bosquet, il entreprit de réaliser les désirs qui le consummait depuis longtemps. Il caressa son torse, le laicha et caressa doucement son sexe pour l'emmener ensuite à sa bouche. Le jeune homme oublia alors tous ses soucis et se laissa porter par le plaisir. Haletant, il arracha des mottes de terres et jouit de tout son être. Puis Rikuson prépara le corps de son jeune compagnon à la prochaine pénétration. Il enfonça deux doigts à l'intérieur de son corps et fit de rapide va et vient tout en reprenant ses caresses sur tout le corps de son partenaire.
-Ah...Rikuson...je t'en pris...mets-le...
-Ton corps le demande, mais il n'est pas encore prêt, dit-il en l'embrassant, caressant ses lèvres de sa langue, je ne veux pas que tu souffres.
-Qu'importe ! Je t'en pris, prends-moi...maintenant !
-Bien, tes désirs sont des ordres dit-il avec un sourire espiègle sur les lèvres.
Il retira ses doigts et le pénétra d'un coup puissant. Kyosuke poussa un cri de jouissance mal retenu, et leurs corps s'étreignirent, tous deux voués à une passion forte. Cette chaleur...elle lui faisait tant de bien ! La première fois, il avait senti une vive douleur, bientôt remplacer par du plaisir mais à présent, tout n'était que jouissance. Il laissa tomber sa tête en arrière et son amant en profita pour couvrir son cou de baisers.
-Ah, c'est si chaud...
-Je jouis...
-Ah...moi aussi...
La substance du jeune homme se répartie sur son corps alors qu'il sentait en même temps celle de Rikuson en lui. Ils ne bougèrent plus et reprirent leur souffle. Ils s'embrassèrent langoureusement et le conseiller se retira de son corps. Le jeune homme ressentit un sentiment de libération, mais également de vide. Le sperme, ne pouvant rester en lui, sortie également et s'éparpilla sur le sol.
-Rikuson...
Celui-ci lui sourit, le souleva et se dirigea de nouveau vers l'eau claire. Le gardant dans ses bras, il alla non loin de la rive et s'assit ensuite, les immergeants tous les deux. Kyosuke poussa un faible cri de surprise : l'eau paraîssait encore plus froide que tout à l'heure ! A moins que se ne soit son corps, après avoir fait l'amour, qui était devenu brûlant ? C'était sûrement ça. Rikuson le garda contre lui et Kyosuke s'endormit ainsi, sous le doux son des battements du coeur de son bien aimé. Car oui, il l'aimait. Cette pensée le fit sourire intérieurement.
Le lendemain, il se réveilla doucement et se sentit étrangement bien. Il était installer sur une couverture, un manteau sur ses épaules. C'était celui de Rikuson ! Il le reconnaissait. Il était d'ailleurs tellement grand qu'il recouvrait presque tout son corps. Le soleil devait être encore jeune et il se leva lentement, sentant une douleur sourde dans son dos. Il se dirigea vers son compagnon le plus proche qui se trouvait être le conseiller. Il était si beau ainsi endormit ! Son visage d'habitude inexpressif avait une tranquilité et une douceur apparante infinie. Il passa timidement une main dans ses fins et longs cheveux noirs. Une main prit la sienne et, surprit, il remarqua que les yeux clos de l'endormi c'étaient ouverts. Il rougit et le conseiller s'approcha pour l'embrasser. Le jeune homme sentit son corps devenir chaud. Ce n'était pas bon ! Pourquoi avait-il une telle réaction alors que ce n'était qu'un baiser ? Il ne fallait pas qu'il s'excite alors que les autres allaient se réveiller...doucement, il s'écarta et chuchotta :
-Je me suis endormi hier, pardon...mais qu'as-tu raconté aux autres pour expliquer notre absence ?
-Je leur ai tout dis, je n'avais pas envi de trouver un mensonge.
Il s'écarta et devint étrangement pâle.
-Quoi ?
Son amant se mit à rire en étouffant les sons pour ne pas réveiller les autres mais à grandes peines. Il rammena Kyosuke près de lui.
-Mais non idiot, tu sais très bien que je ne le ferais jamais, en tout cas, pas sans ton consentement. J'ai seulement dit que j'étais allé voir si tout allait bien pour toi et que nous avons discuté alors que tu te lavais. Ensuite, j'ai tout simplement expliquer que, sûrement à cause de ta santé et de cette rude journée, tu t'étais endormis dans l'eau. Aussi simple que cela, dit-il en lui caressant la joue puis en mettant une main dans ses cheveux châtains.
-Méchant ! Tu m'as fais peur ! Rétorqua-t-il en se débattant.
Ils se chamallèrent et Rikuson prenait plaisir à le piquer (on le dit en français, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est comme «vaner». Vous aurez au moins peut-être apprit quelque chose aujourd'hui eh eh). Il arrêta enfin et ils réveillèrent les deux autres. Yan était réveillé depuis quelques minutes et écoutaient leur conversation. Il avait donc raison, ils avaient une liaison intime. En tout cas, il comprennait ce Rikuson, Kyosuke était vraiment mignon après tout. Il calma ses pensées malsaines et fit mine d'ouvrir pour la première fois les yeux lorsque les douces mains du jeune homme le secouèrent légèrement. Ils reprirent la route et ainsi deux jours passèrent sans qu'ils ne rencontrent aucune ville. Au troisièmre jour, vers le milieu de l'après-midi, des remparts apparurent enfin à l'horizon. Une fois arriver en fin d'après-midi, ils allèrent dans une auberge pour prendre des chambres et ainsi se reposer, profitant de cette occasion également pour refaire le plein de vivre. Kyosuke et Rikuson allèrent au marché pendant que les deux autres gardaient leurs affaires. Le jeune homme avait insisté pour venir, voulant passer un peu plus de temps seul à seul avec son amant tant qu'il en avait l'occasion. Alors qu'ils revenaient, les bras remplis de toute sorte de nourriture, ils aperçurent un attrouppement et s'approchèrent pour voir de quoi il s'agissait. Une bande dont les individus ne paraissaient pas commode entouraient quelqu'un. Etait-ce un jeune homme ou un vieillard ? Lorsque l'on voyait sa chevelure argentée, on pouvait se poser la question. Mais après observtion, son corps fin, bien droit et muscler ne laissait aucun doute sur la réponse. Il avait un long étui dans son dos, maintenu par une lanière de cuir. Son visage était calme et froid malgré la tension environnante. Le chef de la bande le menaçait, sa voix forte, rock et profonde pouvait faire trembler tous ceux qui l'entendaient. Mais l'homme au centre restait indifférent.
-Oh ! Ecoute ce que j'te dis ! Tu as voulu faire le fière et attaquer un gars de ma bande mais tu vas me le payer !
-C'est lui qui m'a cherché, il n'a qu'à s'en prendre à lui-même.
-Quoi ? On va voir si tu seras aussi arrogant une fois que je t'aurais réduis en charpi !
Les spectateurs furent effrayés mais ils ne voulaient pour rien au monde rater ce combat. Le chef de bande sonna la charge d'un coup d'épée et tous se ruèrent sur le jeune homme. Les yeux gris de celui-ci s'emflamèrent et, d'une agilité et d'une rapidité telle qu'on pouvait à peine suivre les mouvements de son épée, il contra toutes les attaques malgré la dizaine de brigands qui l'attaquaient en même temps. Il y eut un deuxième assaut et le jeune homme ne se laissa pas faire plus longtemps, il prit les devant et attaqua lorsqu'il vit une ouverture. Tout se passa très vite : en une fraction de seconde, tous reçurent un coupd'épée à l'épaule droite et ils durent lacher leur arme, tous à moitié affaler sur le sol sous le cou de la douleur. Même le chef de bande était dans le même état que ses compagnons et il regardait son ennemi avec une haine intense. Le jeune homme nettoyait tranquilement le sang qui se trouvait sur son épée avec un mouchoir avant de ranger son arme dans son foureau.
-Comment...?
-Tu croyais peut-être que j'allais me laisser faire sans réagir ? Toi et ta bande vous êtes des minables, vous me faites pitier. Entrainez-vous correctement pendant des années et revenez me voir, peut-être qu'alors je vous concidèrerais autrement que de la vermine.
Le chef fulminait de rage. La voix du vainqueur était faible, sans sentiments et pourtant profonde et grave. Sa peau pâle qui allait avec ses longs cheveux argentés et ses yeux gris pouvaient faire penser à un ange. Mais vu le spectacle, il était sûr que ce n'était pas un saint. Sa tunique était noire avec des bordures blanches. Le haut était à manche courte et en dessous on pouvait remarquer qu'il avait une combinaison noir qui lui collait le corps. Ses cheveux arrivaient au-dessus des épaules et ils étaient raides et brillants. Il se tenait fièrement au-dessus des autres brigands qui étaient en train de gémir de souffrance. Kyosuke ressentit un choc. Ses jambes ne le soutinrent plus et il tomba sur le sol. Les yeux grands ouvert, il eut mal à son oeil droit et mit une main sur celui-ci, ne détournant pas les yeux du combattant. Tout son corps le faisait souffrir alors qu'il avait l'impression d'être dénué de force. Qui était-ce ? Il avait l'impression de le connaître et pourtant aucun souvenir ne venait à lui. Sa respiration devint sacader et il sentait à peine les mains de Rikuson se poser sur lui, hurlant son nom. Il n'y avait plus que lui, cet homme à la rapidité époustoufflante. En entendant les cris, celui-ci se retourna vers leur direction et croisa le regard de Kyosuke. Lui aussi eut une réaction étrange, il ne bougeait plus et ne détournait pas son regard.
-Tenessi...Kaloï...
Ces mots avaient franchis ses lèvres sans qu'il ne s'en rende compte. Pourquoi ? Mais que se passait-il ? La douleur à son oeil se fit plus intense et il gémit. Une image lui revint de la femme lumineuse ainsi que ses paroles : «Sauve-le !»...non...serait-ce lui ? Son corps ne pouvait plus supporter la souffrance et son esprit se perdit dans l'inconscience.