Chapitre 12

Publié le par Allen-kun

Chapitre 12 : Un long voyage


Kyosuke se demandait toujours une chose : comment Rikuson faisait pour se réveiller à l'heure ? Il devait avoir une sorte de réveille interne. Il faisait encore nuit lorsqu'il fut retirer de son sommeil par des caresses quelque peu...osées. Il se réveilla en sursaut et découvrit le regard espiègle du conseiller qui déposa un doigt sur sa bouche pour lui faire garder le silence avant de le retirer pour l'embrasser. Il laissa sa main aller sur le corps brûlant de son amant qui se cambra contre lui.


-Rikuson...ce n'est pas raisonnable...ils sont justes...là...ah !


-Chute, ou tu vas les réveiller.


Le jeune homme se serra un peu plus contre Rikuson et étouffa ses gémissements contre la chemise de celui-ci. D'une main, son compagnon caressa son sexe avec douceur et rapidité, tandis que l'autre descendait le long de son dos pour aller et venir à l'intérieur de son corps. Il jouit et retint difficilement un cri. Il serra les dents. Lorsqu'il se sentit se calmer et la jouissance s'effacer peu à peu, il se décontracta et reprit son souffle. Il regarda Rikuson avec colère.


-Tu es fou ! Non mais ça va pas de faire ça si tôt le matin alors que les autres sont justes à côté de nous?


Il avait du mal à chuchoter. Le conseiller retira ses mains du pantalon de son amant et l'enlaça.


-Aller, ne sois pas en colère. Tu devrais plutôt être heureux que j'ai toujours ce genre de penser envers toi, ça te prouve combien je t'aime et te désir.


Celui-ci rougit et fit mine de se renfrogner.


-Tu n'es qu'un sale pervers, c'est tout, maugréa-t-il.


-Mais oui. Un très gros pervers, fit-il en ricannant.


Il lui prit le menton et l'embrassa. Kyosuke ne le rejetta pas, bien entendu, mais il ne laissa pas son compagnon aller plus loin.


-Je suis déjà sale à cause de toi.


-Moi j'aimerais bien te voir, je suis sûr que tu dois être sexy.


-Arrête de te moquer de moi !


-Mais je ne dis que la stricte vérité.


Ne sachant plus ou se mettre, le jeune homme se leva, troubler et lasser. Il portait une chemise et un pantalon simple de couleur blanc en guise de pyjama. Il retira son haut et s'approcha de Rikuson, ses yeux pétillants de malice. L'autre fut plus envouter que surpris, et lorsqu'il s'approcha pour poser ses lèvres sur celles de son amant, Kyosuke s'écarta et eut un sourire espiègle. Il lui tira la langue.


-Repentis-toi et regrette ce corps que tu ne possèderas pas aujourd'hui.


Il se redressa et fut satisfait de la mine surprise et de ce corps désireux qu'affichait le conseiller.


-Je vais me laver. Réveilles les autres pendant ce temps s'il te plaît.


Et il quitta la pièce. Rikuson restait béa et un peu perdu. Il s'assit dans le lit et se passa une main dans les cheveux pour les coiffer vers l'arrière. Il eut soudain envi de rire. Décidément, son amant était plein de ressource. Lui qui pensait que le jeune homme était pur et vrai, finalement, il pouvait faire un bon comédien. Son esprit gardait en mémoire cet être merveilleux lui faisant du charme, pendant que son corps s'émoustillait. Sa respiration fut plus s'accader et il dût faire un réel effort pour se calmer. Une fois fait, il réveilla les autres. Près de quarante minutes plus tard, ils étaient tous devant les portes de la ville, les bagages en mains. Ils profitèrent des derniers instants qu'ils pouvaient passer encore tous ensemble. Kyosuke interrogea Yan.


-Oh fait, Yan, je ne t'ai pas demandé si tu voulais continuer à m'accompagner ? Tu n'es pas obligé de venir avec moi, je pense que la suite du voyage pourrait être dangereux.


-Ne t'inquiète pas ! Si vous allez là-bas, il vous faudra quelqu'un de fort pour assurer vos arrières ! De toute manière, personne ne m'attends, moi.


Le jeune homme ne répondit pas et acquiesça avec un simple sourire de remerciement. Tenessi arriva enfin. Ils se quittèrent par de grands signes de la main et des cris d'encouragements. Puis ils se tournèrent le dos et chacun continua sa route. Kyosuke se décida et s'arma de courage. Oui, il réussirait sa mission car c'était sa destiné. Il réussirait également l'autre mission qu'il s'était fixé : protéger Rikuson jusqu'à son dernier souffle. S'il avait le pouvoir de protéger un homme aussi fort que Tenessi, il pouvait bien protéger son amant. Et puis...Alexandra avait besoins de lui, il fallait qu'il retourne auprès d'elle pour son devoir de conseiller. Allait-il mourir ? Peut-être. Il avait peur et appréhendait ce moment, mais il ne pouvait se voiler la face. Il fallait qu'il profite de ces dernières semaines qu'il allait passer dans ce monde, auprès de son bien aimé. S'il mourrait, il ne le laisserait pas seul, non, il ferait en sorte que son esprit reste auprès de lui, il le souhaitait tellement. Alors qu'il était dans ses pensées monotones, le conseiller lui mit une main sur l'épaule.


-Ca va ?


-Oui, oui, ne t'inquiète pas, fit-il en se forçant à sourire.


Voyant qu'il ne voulait pas parler, Rikuson n'insista pas. Ils marchèrent pendant des heures sans beaucoup échanger de paroles. Même Yan gardait le silence, lui d'habitude si enjoué. Peut-être était-ce à cause de Tenessi, qui préférait bien plus cette ambience. Kyosuke, pour sa part, la trouvait lourde et il avait l'impression que ça faisait plus d'une journée qu'ils marchaient lorsqu'ils s'arrêtèrent pour déjeuner.

Les heures défilèrent encore et encore, inexorablement, puis un jour, puis deux, puis trois. Et, enfin, ils aperçurent avec soulagement la mer qui se dessinait à l'horizon. Il faisait frais, ce n'était que le matin et le soleil ne s'était levé que depuis quelques heures. Ils étaient tous fatigués par cette marche de plusieurs jours où ils se couchaient au crépuscule pour se lever à l'aube. Kyosuke avait été plus résistant à la cadance qu'il ne l'aurait penser. Finalement, son corps commençait à se renforcer. Par contre, il n'avait pas pu faire l'amour depuis la dernière fois, Tenessi se réveillant, même en pleine nuit, dès que quelqu'un se levait. Il devait reconnaître qu'il était en manque mais rien que la présence de son amant l'appaisait. De toute manière, ils ne pouvaient faire autrement. Oui, Rikuson devait être dans le même état d'esprit que lui. Ils arrivèrent au port et s'informèrent sur le départ des bateaux. Tenessi savait que le port le plus proche ensuite de Tenebros était Saka. Il n'y avait pas beaucoup de bateaux qui faisaient un tel détour, le seul qui partait passait demain à huit heures. Ils pourraient donc se reposer un peu jusque là.


Rikuson profita de ce temps libre pour aller prévenir Alexandra de leurs projets. Il avait hésité au départ à les lui avoués et n'était toujours pas sûr s'il était bon de le faire. Mais elle l'avait chargée de la contacter pour qu'elle ne soit pas inquiète. S'il lui disait tout, peut-être allait-il la perturber, perturber son esprit alors qu'elle devrait prendre une décision importante ? Ce n'était pas très sage de sa part. Il ferait comme la dernière fois, il raconterait juste la monotonie du voyage et quelques détailles pour qu'elle n'y pense plus. Oui, s'il lui disait qu'ils allaient sur l'île de Tenebros, elle voudrait à tout prix envoyer des troupes pour les aider, alors qu'elle en avait besoins pour protéger ses terres. Ce n'était pas raisonnable. Et puis, ils mettraient plusieurs jours avant d'arriver. Non pas qu'ils soient presser, mais Rikuson voulait en finir au plus vite. Il chercha un coin tranquille en longeant le port et la plage et, finallement, trouvant un endroit désert à l'abri des rochers, il s'agenouilla près de la surface de l'eau et commença le rituel d'appel. Cette fois, la Reine se rouvait proche d'une fontaine et se promenait. Elle se retourna vers l'apparition dès qu'elle sentit sa présence et s'approcha, un sourire gai sur le visage.


-Rikuson ! Quel plaisir de te revoir ! Comment se passe votre voyage ?


-Et bien, un autre homme nous a rejoins, je crois qu'il a un lien avec notre cher Kyosuke.


-C'est vrai ? Mais c'est formidable ! Tu sais ce dont-il s'agit ?


-Non, pas vraiment, et je crois que Kyosuke ne le sait pas lui-même. Sinon nous avons marché jusqu'à la mer et nous allons prendre un bateau dès demain pour accoster à Louros.


-Pourquoi donc ?


-Ma Reine, il doit voir le plus de monde et de terres possible et je crois que rien de bien important ne lui ai revenu sur les nôtre. Je pense donc qu'il faut se diriger vers d'autres îles du continent.


-Humm...fit-elle, pensive, et si ce qu'il cherchait se trouvait sur...Tenebros ?


-Pour le moment, nous allons à Louros et nous irons sur les deux autres îles s'il le faut, répondit-il sans s'émouvoir. Nous verrons en temps voulu ce que nous ferons s'il fallait vraiment aller là-bas. Je pense que ce ne sera pas nécessaire, il a réussi à se souvenir de nombreuses choses.


-Qu'elles sont-elles ?


-Il ne m'en tint pas informer, je crois qu'il préfère garder ses souvenirs pour lui. Peut-être en est-il honteux ?


-Oui, peut-être. Alors, laissons le venir à nous et se confesser par lui-même.


-Oui, je crois que c'est le plus préférable. Et vos affaires ? Tout se passe bien ? Je ne suis peut-être plus à vos côtés pour le moment, mais je peux très bien vous donner quelques conseilles, si vous le souhaitez, d'où je suis.


-Merci, fit-elle en souriant, mais pour le moment tout se passe bien. J'ai nommé un autre conseiller provisoir, le temps que tu reviennes pour me seconder. Il est efficace et ne pose pas de problèmes pour le moment. Donc tout va bien.


-Faites attention aux nouveaux venus, je vous en pris.


-Ne t'inquiète pas. Contente-toi de rentrer le plus vite possible, même si j'ai l'impression que cela va prendre plus de temps que prévu.


-Ou peut-être pas, nous ne pouvons rien prédire à l'avance.


-Oui, tu as raison. Je pris pour vous chaque jour, les éléments dont je suis la maîtresse veillent sur vous. Faites attention à vous et garre aux dangers, ils peuvent arriver à n'importe quel moment.


-Oui, ne vous inquiétez pas, je ferais attention, dit-il en se courbant pour la saluer.


-Bonne chance.


-Merci à vous ma Reine.


-Je t'ai déjà dis de m'appeler par mon prénom, souligna-t-elle dans un soupir.


-Je ne pourrais décidément pas. Je ne veux pas avoir de traitement de faveur.


-Dans ce cas, il ne fallait pas devenir mon ami lorsque j'étais enfant.


-Ah, ça ! Je ne pouvais rien y faire à l'époque.


-Oui, j'y consens. A bientôt, recontacte-moi rapidement.


-Bien sûr.


Et la liaison fut coupée. Le conseiller laissa échapper un petit soupir de soulagement. Finalement, tout c'était bien passé. En tout cas, elle avait tout de même pensée à l'éventualité d'aller sur Tenebros. Il ne voulait plus y penser et retourna vers le groupe qui s'était trouvé un bon coin à l'abri du vent pour dormir. Il n'y avait pas d'auberge à proximité, celle qu'ils avaient dépassée pendant leur marche se trouvait assez loin et ils ne voulaient pas refaire tout le chemin le lendemain matin qui, de plus, était en monté. Il s'installa contre un arbre, se reposant sur l'amas de ses affaires qui faisait une sorte de coussin. Il soupira de nouveau, ferma les yeux et somnola pendant quelques heures, comme les autres. Lorsqu'il se réveilla, il était déjà près du milieu de l'après-midi et tous étaient en train de manger. Kyosuke fut le premier à remarquer qu'il était réveillé.


-Ah ! Désolé de ne pas t'avoir levé plus tôt...mais tu semblais si bien dormir que je n'ai pas osé. Tiens, mange un peu, il n'est pas encore trop tard, dit-il en lui tendant un bol rempli de nourriture variée.


Celui-ci se redressa, s'approcha des autres et compléta le cercle formé autour d'un petit feu. Il s'assit et prit avec gratitude le bol tendu. Ils discutèrent jusqu'à ce que le soleil se couche. Kyosuke était allé s'entraîner à l'écart pendant deux heures entre temps, profitant du fait qu'il était assez reposer pour faire quelques exercices. Ensuite, il chercha longtemps un point d'eau pour laver son corps couvert de sueur avant de rejoindre les autres. Tenessi était assit depuis un moment déjà sans bouger contre un arbre, son katana à proximité comme toujours depuis une semaine, les yeux mis clos et ne prenant pas souvent part à la conversation. Yan et Rikuson avaient un échange calme et poser. Le conseiller prenait toujours garde au comportement de l'autre face à son amant. Mais celui-ci semblait avoir calmé ses premières ardeurs et il était soulagé. De toute manière, il aurait été près à se battre pour garder Kyosuke. Et le jeune homme ne l'aurait pas quitter comme ça, sans aucune raison de toute manière. En tout cas, il avait hâte de pouvoir avoir quelques minutes de sollitude avec lui. Rikuson avait remarqué qu'il ne pouvait plus se passer de liaisons sexuelles avec son amant. Il en avait un peu honte, on aurait dit un pervers qui ne pensait qu'à ça, mais n'est-ce pas normal d'avoir cette envie quand on désir et qu'on aime une autre personne ? Ils étaient deux hommes, mais, pour sa part, il n'y faisait guère attention. Et pour Kyosuke ? Il ne le lui avait jamais demandé...ça ne devait pas lui poser de problèmes non plus, apparemment, mais comment en être sûr ? Son compagnon ne laissait que rarement échapper ses peines, il ne pouvait deviner ce qui le tracassait. Mais qu'est-ce que ça pouvait changer si, finalement, il ne se sentait pas bien dans une relation entre deux hommes ? Leur liaison serait plus courte, indéniablement. Non, il pensait trop. Kyosuke lui avait dit très clairement qu'il l'aimait et qu'il avait peur de le perdre. Il se faisait du soucis pour rien. Est-ce un effet secondaire du manque de sexe ? Ah, il n'en savait fichtrement rien. Il mit ses doigts dans sa chevelure noire pour les ramenés en arrière. Ainsi, on pouvait voir en détaille la totalité de son visage fin : ses yeux bleux magnifiques, presque suréalistes, sa peau pâle car peu souvent exposée au soleil, lisse, ses sourcils arquées, bien dessinés, des cils longs, un nez aquilain, une bouche mince et des lèvres qui paraissaient si douces...Kyosuke le contemplait, dans la lune, perdu dans ses pensées. Puis, remarquant que sa rêverie durait trop longtemps et était trop voyante, il détourna son regard vers les flammes tournoyantes du feu d'infortune. Ses yeux commencèrent à le faire souffrir et il avait beau regardé de partout, une lumière blanche lui troublait la vue. Ils se couchèrent enfin, la nuit étant présente depuis déjà longtemps.


Le jour se leva doucement et, pour une fois, ils prirent leur temps pour emballer leurs affaires. Ils achetèrent leurs places et attendirent le bateau qui arriva en retard de trente minutes. Ils s'installèrent tous dans une petite cabine où se trouvait deux lits superposés de chaque côté de la pièce, une petite table et une chaise avec un hublot en guise de fenêtre pour que la lumière soit présente même la journée. Après avoir mis leurs affaires dans la bonne cabine, ils attendirent près de dix minutes avant que le départ ne soit effectuer. Ils allèrent tous sur le pont pour profiter du vent frais qu'offrait la mer. Les vagues faisaient tanguées le bateau qui avançait à allure modérée. Ils mettraient du temps avant d'arriver à destination, sans doute près de dix jours peut-être plus. Kyosuke était accoudé à la barre, ses cheveux châtains volant au gré du vent. Ses yeux dorés fixaient l'horizon et s'y perdait. Ce n'était pas la première fois qu'il voyait la mer, quelques souvenirs de son ancienne vie lui étaient revenus quelques heures auparavant. Il était avec d'autres personnes, sans doute sa famille. Il y avait été également avec cette fille qu'il avait déjà vu plusieurs fois. C'était son amie, il en était certain. Mais pourquoi pleurait-elle avant qu'il se s'accriffi pour elle ? Il n'arrivait pas à se souvenir de ses paroles. Il ne pouvait lire sur les lèvres, il n'avait pas cette faculté, malheureusement. Il entendit des pas s'approchant de lui qui le retirèrent de ses pensées. Il se retourna, une main posée sur le bord du bateau et sourit à la personne avant de se remettre dans sa position précédente. Rikuson se mit à côté de lui mais tourna le dos à la mer et croisa les bras.


-Et bien, nous nous raprochons de plus en plus de notre objectif et de ta destiné. Es-tu sûr de ce que tu fais ?


-Je ne suis sûr de rien, répliqua-t-il avec un sourire contrit, je fais juste ce que que mon coeur et mon instinct me dictent de faire.


-Je ferais tout pour que tu ne meurs pas, c'est la dernière chose que je souhaite...me promets-tu de ne pas faire de folies ?


Rikuson déposa son regard sur le jeune homme qui semblait triste et accabler. Sa voix était remplie d'une émotion mal contenue.


-Je te le promets Rikuson...moi-même, je ferais tout pour que tu ne meures pas. Je me suis dis que...si on m'avait donné la force de protéger Tenessi, alors je pourrais également te protéger.


Le conseiller acquiesca avec un doux sourire et prit Kyosuke par la main. Il l'attira jusqu'à leur cabine et ils se jetèrent littéralement sur le lit, arrachant leurs vêtements avec frénésie. Ils s'embrassaient et nouaient leurs langues tant leur exaltation et leur désir étaient fort. Rikuson n'attendit pas une seconde de plus pour pénétrer son partenaire d'un coup puissant. Celui-ci ressentit la douleur, mais elle laissa inexorablement la place au plaisir. Ils jouirent avec une telle force qu'ils en étaient surpris eux mêmes. Pourtant, ça ne faisait qu'une semaine ? Peut-être que la proximité de leur possible séparation les touchait plus qu'ils ne le croyaient. Ils avaient tous deux besoins de ces instants d'intimités physique. Le rythme effréné avec lequel ils faisaient l'amour les rendit bientôt en sueur et en manque de souffle. Mais une fois l'orgasme atteind, ils se sentirent libérer de toutes leurs frustations et inquiétudes. La fatigue accumulée depuis plusieurs jours disparue pendant ce pure moment de plaisir. Ils le savourèrent à sa juste valeur et restèrent enlacer l'un l'autre, s'embrassant sans cesse. Une fois calmés de leurs émois, ils restèrent côte à côte. Kyosuke avait la tête posée sur l'épaule de son partenaire, une main sur son torse. Rikuson, lui, avait passé son bras autour des épaules de son amant.


-Mon Dieu, je ne pensais pas que le manque de sexe pouvait faire autant de dégâts. Je suis désolé de t'avoir pris sans ménagement.


-Non, non, répliqua-t-il en secouant la tête, je le voulais aussi, je l'attendais. J'essayais de me voiler la face, de me dire que ce vide que je ressentais était dû à autre chose...mais à présent, je suis sûr que c'était à cause de ça.


-En fait, tu es un vrai pervers toi aussi.


Le jeune homme se redressa, rouge, une mine renfrognée sur le visage.


-Mais...mais pas du tout ! Oh, et puis, j'aurais mieux fais de ne rien te dire ! Tu interprètes toujours les choses selon ta convenance !


-Allons, allons, ne t'énerve pas, je plaisantais, fit l'autre en riant, ramenant son amant près de lui.


-Tu te moques toujours de moi, il faudrait penser à changer tes habitudes.


-Allez, ne te fâche pas !


-Et à qui la faute ? C'est toi qui a commencé.


-D'accord, d'accord !


Rikuson entendit des pas dans le couloir et se redressa. Kyosuke avait un air interrogatif.


-Rikuson ? Que se passe-t-il ?


-Il vaudrait mieux nous rhabiller à présent. J'entends des pas dans le couloir, on ne sait jamais.


-D'accord...


Ils remirent tout en ordre avant de quitter la cabine dans laquelle il faisait une chaleur inhabituelle. Ils retournèrent sur le pont et profitèrent pleinement de l'air frais et du bien être qu'ils ressentaient encore. Ils rejoignirent les deux autres et s'excusèrent de leur absence, prétextant la visite du bateau. Les jours défilèrent ainsi, tranquilement. Kyosuke s'entraîna grâce à des combats effectués contre Tenessi sous l'oeil admiratif des autres passagés. L'homme aux cheveux blancs avait bien deviné que Kyosuke possédait des capacités aux combats. Mais elles n'étaient pas encore pleinement utilisées. Le moment voulu, toute sa puissance serait dévoilée, il en était certain. Pour le moment, tout ce qu'il pouvait faire, c'était d'améliorer encore et encore la technique et le corps du jeune homme. Le voyage dura près de deux semaines et ils durent braver deux tempêtes. Mais ils arrivèrent enfin à bon port et purent poser pied à terre. Ils durent se rhabituer à la stabilité du sol après avoir passé temps de temps à se cramponer sans arrêt à quelque chose pour ne pas tomber. Mais le voyage leur avait bien permis de se reposer. Tant mieux car à présent, un nouveau voyage commençait : tout d'abord, essayer de trouver une embarcation qui pourrait les mener sur Tenebros, le trouver et le vaincre. Comme ça, on dirait que c'est simple, mais tous savaient qu'il leur faudrait toute leur énergie et leur force pour pouvoir accomplir leur ultime tâche, la plus importante de ce siècle et dont, pourtant, personne ne connaissait l'existence.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article